Affaire Benalla: le scandale sous le scandale.

Par Romain Cro

Le 22 juillet 2018

Le Colonel 3.0

 

 

© Pierre Duriot

 

 

Un billet sans prétention qui pose cependant les bonnes questions. //RO

Depuis son élection, Emmanuel Macron a mis en oeuvre tout ce qu’il y a de plus exécrable contre le bien commun et l’intérêt général. Il s’est particulièrement illustré dans ses actions en faveur des plus riches, et contre le « petit peuple » qui lui subit sans cesse et sans pouvoir se faire réellement entendre.


L’affaire Benalla arrive comme pour enfoncer un clou qui fait déjà bien mal au bilan d’Emmanuel Macron. Ses amis « intimes » se permettent d’aller cogner sur les « petits », fussent-ils de Droite ou de Gauche, en guise d’occupation, et alors qu’ils occupent des postes particulièrement critiques.


Mais hormis l’aspect choquant des actes d’un proche de la présidence durant une manifestation, là où je m’interroge, c’est sur la position d’un amateur à la tête de la sécurité de la présidence …


Le GSPR « Groupe de Sécurité de la Présidence de la République », qui est composé de professionnels formés dans le but d’être les meilleurs pour la défense de l’Homme ayant enfilé le costume de chef d’état (plus haute fonction de la République), n’est pas censé se faire remplacer par ce qui n’est qu’un citoyen lambda, sans formation de haut niveau, et sa clique de copains personnels …


Je ne vois pas comment on a pu en arriver là, et surtout, je m’interroge sur les répercussions que peut avoir la nomination d’un individu placé à un tel poste, pour des raisons inexplicables, hormis peut être, du simple copinage.


L’autre interrogation qui suit logiquement la première est la suivante: de quel droit, à part celui du droit divin, l’actuel président se permet-il de passer outre certaines institutions pour ce qui est de la sécurité de sa fonction. Si le GSPR existe, c’est qu’il y a une raison, c’est le seul à être autorisé pour ce rôle de protection, et ses agents sont les seuls à pouvoir être armés et en mesure d’intervenir en présence du chef de l’Etat. Le président n’a en aucun cas le droit de placer qui bon lui semble sur ce poste, surtout de simples « amis du moment ».


Donc, non pour me lancer dans une diatribe faite de théorie fumeuse, on peut tout de même se demander si nous ne sommes pas en présence d’une police personnelle composée d’individus comme ce Monsieur Benalla, précisons le, n’ayant pas un passé suffisamment professionnel pour se retrouver à un si haut niveau, il n’a donc strictement rien à faire là.


 
Même sous l’ancien régime nous n’avons pas connaissance d’un tel scandale.

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

2 thoughts to “Affaire Benalla: le scandale sous le scandale.”

  1. On a vu un président antimilitariste et méfiant des forces armées éconduire l’unité de gendarmerie chargée de la sécurité présidentielle pour la remplacer par une unité de police civile. Et maintenant on voit un président antimilitariste et anarchiste méfiant des forces armées et des forces de maintien de l’ordre éconduire l’unité de police chargée de la sécurité présidentielle pour la remplacer par une bande de copains gros bras semi-vigiles semi-caïds de banlieue. Mais dans la mesure où le chargé de mission de présider encore toléré par la Commission Européenne n’est pas amené à conserver longtemps un véritable pouvoir (l’enregistrement des directives uniopéennes relevant du parlement) au-delà d’un domaine présidentiel centro-parisien, peu importe finalement à quels barbouzes l’intérimaire confie la garde de la piscine et de la vaisselle de l’Elysée. Mais dès qu’ils sortent dans la rue, que la loi soit appliquée s’ils agressent des citoyens.

  2. En effet, Monsieur Ben Allah n’a rien à faire là ! Pas plus aujourd’hui que le sieur Macron à l’Elysée.

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