Alfie Evans, la dérive totalitaire d’un Etat euthanasique

Par Bastien Lejeune

Le 27 avril 2018

Valeurs Actuelles

 

 

« Quand la justice s’arroge droit de vie ou de mort sur un enfant malade, et joint l’horreur idéologique au mépris de classe en estimant que le père aurait perdu son discernement car il s’était « entiché » (besotted) de son petit garçon, et qu’il se laissait aller à de « ridicules sottises émotives »… »

(Commentaire de Laurent Dandrieu, rédacteur en chef Culture à Valeurs actuelles)

 

© Tosque Jean-Louis

 

Totalitarisme. Contre l’avis des parents, des médecins et la justice britannique ont décidé que le petit Alfie Evans, atteint d’une maladie neurologique dégénérative, devait mourir. Une obstination euthanasique qui relève du totalitarisme le plus inquiétant.

Alfie Evans a 23 mois. Ce petit enfant britannique, atteint d’une maladie neurologique dégénérative, est en soins depuis décembre 2016 à l’hôpital Alder Hey de Liverpool, où les médecins n’ont pas réussi à établir un diagnostic définitif sur sa maladie. Incapable de le guérir, l’équipe médicale, bénéficiant de l’appui indéfectible des justices anglaise et européenne ainsi que de celui des forces de l’ordre, a décidé de mettre fin à sa vie, contre l’avis de ses parents qui se battent ensemble pour que leur enfant puisse être soigné dans un hôpital dédié.

Leur calvaire a débuté en début de semaine. Depuis la naissance d’Alfie, Tom Evans et Kate James sont engagés dans un marathon judiciaire pour la vie de leur fils, qui tourne systématiquement en leur défaveur. Le lundi 23 avril, considérant le bébé condamné par une maladie incurable (alors même que cette maladie n’a précisément pas été diagnostiquée), et estimant son existence « inhumaine », l’équipe médicale d’Alder Hey décide de débrancher son assistance respiratoire, pronostiquant une mort très rapide. Mais contre toute attente, Alfie ne meurt pas. 20 heures plus tard, son assistance respiratoire est réinstallée. Son père y voit la preuve que son état de santé est « significativement meilleur » que ce qu’affirmaient sans aucune réserve les médecins… « Je n’abandonne pas car Alfie respire, il ne souffre pas, dit-il alors que son fils est encore débranché. […] Etant donné qu’il est resté en vie pendant neuf heures de manière complètement inattendue, je pense qu’il aura besoin d’assistance dans les prochaines heures. Je pense qu’on devrait lui accorder cela ». 

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.