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Allemagne : le SPD approuve l’accord de coalition avec les conservateurs d’Angela Merkel

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Par Thomas Wieder (Berlin, correspondant)

Le 04 mars 2018

Le Monde

 

Faut-il pour autant, nous autres Français, se réjouir de cette issue, à l’instar du président Macron ? Personnellement je n’en suis pas certain. Au terme de trois mandats successifs, cette femme a fait de l’Allemagne réunifiée un quasi champ de ruines. Par ailleurs, je cite Le Monde : « l’autorité de Mme Merkel a beaucoup décliné. La fracture qui s’est créée entre elle et une partie de sa famille politique au moment de la crise des réfugiés de 2015 ne s’est pas réduite ». Et d’ajouter : « Si elle est arithmétiquement incontestable, cette nouvelle « grande coalition » est donc politiquement moins souveraine que celles qui l’ont précédée ». Madame Merkel ne serait donc pas si légitime que ça si l’on en croit les chiffres. Il s’agit bien d’un accord par défaut. Les eurocrates se réjouiront de cette victoire eux-aussi. Il s’agit là d’une bien mauvaise nouvelle pour la France. Tout au plus a t-elle le mérite de faire stagner l’extrême droite de l’AfD qui donne des sueurs froides aux Allemands.  //RO

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© Tosque Jean-Louis

 

 

L’enjeu de ce vote était crucial pour la première économie européenne à l’heure où l’Europe, secouée par la crise du Brexit, a besoin d’une Allemagne solide.

Angela Merkel peut remercier les sociaux-démocrates (SPD). Grâce à eux, la chancelière allemande sauve son poste. Le SPD a approuvé à 66,02 % le « contrat de coalition » signé avec les conservateurs (CDU-CSU), a annoncé le trésorier du parti, dimanche 4 mars, à Berlin, lors d’une conférence de presse. Si le non l’avait emporté, un gouvernement minoritaire aurait été constitué ou de nouvelles élections auraient dû être organisées. Du jamais-vu en Allemagne depuis la fin de la guerre.

Le SPD a donc dit oui à un nouveau gouvernement de « grande coalition ». Les Allemands en ont désormais l’habitude. Ce type d’alliance, qui n’avait été expérimenté qu’une fois en plus d’un demi-siècle (de 1966 à 1969), est devenu la norme avec Mme Merkel. Depuis son élection à la chancellerie, en 2005, la présidente de la CDU a déjà gouverné deux fois avec les sociaux-démocrates (2005-2009 et 2013-2017). De 2009 à 2013, elle était alliée aux libéraux-démocrates (FDP).

Cette nouvelle coalition ne ressemble pas aux précédentes

Malgré son air de déjà-vu, cette nouvelle « grande coalition » ne ressemble pas aux précédentes, et ce pour trois raisons. La première est liée aux conditions de son avènement. Près de six mois se seront écoulés entre les élections législatives du 24 septembre 2017 et la constitution d’un nouveau gouvernement. Au départ, Mme Merkel avait proposé une alliance au FPD et aux Verts, dite « jamaïcaine »). Mais le FPD a rompu les discussions. Mme Merkel avait alors engagé des pourparlers avec le SPD, dont le président, Martin Schulz, avait pourtant dit, au soir des élections, qu’il ne participerait plus à une nouvelle « grande coalition ». En cela, le gouvernement qui va être constitué à la mi-mars sera donc un gouvernement par défaut, issu d’un échec (la coalition « jamaïcaine » qui n’a pas vu le jour) et d’un renoncement (la promesse du SPD de retourner dans l’opposition).

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About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

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