Analyse. Le triomphe de la désinformation

Publié le 30/10/2019 – Courrier International

Ce phénomène, observé en premier en Russie s’est depuis étendu au reste du monde. Il ne nous a pas épargnés.

Aujourd’hui, peu importe les faits ! Les réseaux sociaux et le cynisme ambiant ont anéanti la nécessité d’une vérité objective, constate cette journaliste, à la lecture du dernier ouvrage de Peter Pomerantsev.

En 2014, Peter Pomerantsev, un journaliste britannique né en Union soviétique, a publié le livre Rien n’est vrai, tout est possible [sorti en France aux éditions Saint-Simon, en 2015]. dans lequel il parle de ses années passées à la télévision russe [entre 2006 et 2010] et décrit une société fuyant hystériquement l’empirisme éclairé. La stratégie de la télévision d’État russe “était devenue encore plus retorse, la nécessité d’instiller sentiment de panique et frayeur plus urgente. Toute rationalité avait disparu, tandis que campagnes haineuses et culte des personnalités faisaient leur apparition aux heures de grande écoute.”

Cet ouvrage connaît depuis 2016 une nouvelle vie auprès des personnes qui ont du mal à donner du sens au double choc du Brexit et de l’élection de Donald Trump. Ces deux catastrophes ont témoigné du triomphe des politiques xénophobes reposant sur des post-vérités et ont toutes deux été favorisées par la guerre de l’information russe. Le livre de Pomerantsev sur la Russie semblait soudain annonciateur de ce qui allait arriver dans le reste du monde.

https://www.courrierinternational.com/article/analyse-le-triomphe-de-la-desinformation

Lire l’article original sur The New York Times

1 réflexion au sujet de « Analyse. Le triomphe de la désinformation »

Les commentaires sont fermés.

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :