Au nom de l’Europe, sortons de l’UE !

Le Bréviaire des Patriotes par  | 10 septembre 2013

Crise de l’euro, directives européennes sur l’alimentation totalement décalées, traité transatlantique, fausses prises de bec entre Montebourg et Barroso, l’UE n’est pas seulement au cœur de l’actualité, elle est au cœur du nid à problèmes qui nous enserre depuis 30 ans.

Capture d’écran 2013-09-12 à 06.15.44

L’Union Européenne, organisation d’ordre politico-économique, démontre un peu plus chaque jour qu’il s’agit davantage d’une structure de parachèvement du bloc américain plutôt qu’une structure d’indépendance par rapport aux États-Unis. L’histoire des espionnages des ambassades européennes par les États-Unis et le début des négociations pour la concrétisation d’un grand marché euratlantique ont fait tomber des nues les quelques européistes qui croient encore au mythe de « l’UE contrepoids de l’empire américain », comme l’atteste la récente montée au créneau de Jean Quatremer de Libération (à partir de la 15ème minute). On voit bien qu’aujourd’hui, loin de l’idée d’origine « à plusieurs nous pèserons plus dans la mondialisation », l’UE est bien davantage le cheval de Troie de cette mondialisation sauvage, recueillant entre ses 28 paires de mains tous les inconvénients de celle-ci en n’ayant comme avantages pour ses consommateurs précarisés que des produits asiatiques moins chers.

La France puise une grande part de ses maux dans l’asphyxie entraînée par la participation à cette UE à la dérive. En témoigne les 7 milliards d’€ de contributions annuelles au budget de l’UE, ajoutés aux dizaines de milliards données aux banques grecques dans le cadre de ce feuilleton digne des « Feux de l’Amour » en terme de longévité. D’ailleurs, parmi les rares politiques européennes dont on vante le soi-disant succès se trouve en bonne place la Politique Agricole Commune (PAC). Ainsi, le budget européen dépense 8,3 milliards d’€ chaque année en France. En dernière instance, les agriculteurs figurent parmi les premières professions touchées par le suicide, au point de devenir un mal national, on réalise les soi-disant bienfaits de cette manne mal employée. (….)

Une Europe de la paix en paravent du chaos social

Philippe Séguin en 2005 (Wikimedia CC).

Philippe Séguin en 2005 (Wikimedia CC).

Ce projet devient mortifère par ses échecs économiques et sociaux. P. Séguin avait vu juste dans l’effacement des clivages gauche-droite que ce virage dans la construction européenne a marqué au profit d’un autre qui se dessine de plus en plus: fédéralistes/patriotes. « Le PS et l’UMP sont les détaillants d’un même grossiste : l’UE ». Ce gaulliste a bien analysé les dérives dont il a été témoin dès les années 80 avec l’adoption de l’Acte Unique en 1985, ce virage complet dans la construction européenne, initié par les socialistes français comme F. Mitterrand et Jacques Delors, et validé ensuite par la droite libérale, en la personne de Jacques Chirac. Voyant l’impasse de leurs promesses économiques et sociales dans un monde lancé dans la « contre-révolution libérale », le PS s’est jeté à corps perdu dans deux slogans fédérateurs : « l’Europe et la paix ». (….)

La politique dessaisie de la maîtrise de son destin

On décide, à partir de là, cet acte « unique au monde: sortir la politique de l’économie, judiciariser la société », selon H. Guaino, en mettant la politique en pilotage automatique aux mains des experts, des technocrates, seuls habilités à tracer un destin sûr aux peuples et aux politiques changeants et inconsidérés. C’est le mythe le plus abouti pour les économistes: la dictature éclairée. À côté de cette théorie, on pense sans le dire, sans l’avouer, à la Chine qui répond tout à fait à ces critères: une dictature au service d’une économie au dynamisme galopant. Cependant, avec l’engrenage des traités européens depuis l’Acte Unique, on ne peut plus faire de politique commerciale, de politique industrielle, bref de politique économique. (….)

Une Europe de la coopération économique

Crédits : Wikimedia CC

Crédits : Wikimedia CC

L’UE est une organisation qui s’est accaparée l’Europe, s’est confondue dans les termes avec elle au point d’en être arrivé à dire « si on sort de l’UE, on sort de l’Europe ». On n’imagine pas bien par quel miracle le territoire français pourrait se détacher à partir de Strasbourg, telle une fracture s’éloignant du Rhin vers les rivages atlantiques… La France est et restera européenne, son avenir n’a pas à être lié avec une organisation qui, par ses dogmes et son emprise, détermine une bonne partie de ses échecs passés et présents. Il est temps de différencier les deux dans un premier temps, pour s’en détacher une bonne fois pour toutes, dans un second temps. (….)

LeColonel dit : je valide cette étude en totalité. Je suis et je resterai un euro-sceptique car je suis intimement convaincu que cette union est la cause principale de la majeure partie des maux qui accablent notre société. J’y avais vu, moi aussi, un rempart contre l’hégémonie des Etats-Unis. Je me suis trompé. « En avant la France….. ». //Régis Ollivier

Il s’agit ici d’extraits. Lire l’intégralité de l’article sur le site

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.