Banlieues : que sont devenus les fils de nos potes ?

Par Emmanuelle Frankl, le 11 août 2015

Boulevard Voltaire

Un excellent billet, qui nous ramène à la triste réalité de 2015, je cite Emmanuelle Frankl : « … nous sommes bien obligé de constater que certains fils et filles de nos « potes » ont la haine de la France, voire une haine à mort… ». //RO

 

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La France se réveille groggy, trahie, trompée.

 

Pas un jour sans des faits divers dans nos banlieues : « caillassages », violences et agressions dans des piscines municipales, attaques de commissariats ou gendarmeries, bouches d’incendie reconverties en jets d’eau (alors que les agriculteurs sont priés d’économiser l’eau), etc.

Il y a presque 30 ans naissait SOS Racisme, en réponse aux brimades, ratonnades et autres discriminations sévères subies par la population nord-africaine et subsaharienne. Une vague de solidarité nationale s’était alors soulevée pour soutenir et protéger ceux que la nation voulait désormais traiter comme ses propres enfants.

La population française a été « remaniée » en profondeur, et c’était salutaire. C’était l’époque de « Touche pas à mon pote », un slogan accrocheur, un pin’s (objet devenu anachronique et non regretté), un logo.

Depuis, il y a les « caïds » et leur cortège de méfaits contre la France, auxquels il faut ajouter désormais l’islamisme radical et l’antisémitisme grandissant.

La France se réveille groggy, trahie, trompée. L’extrême droite s’en délecte : face à elle, ceux ne gardant dans leur viseur qu’un seul et unique ennemi qui ne variera jamais – le FN ! Le curseur bloqué aux années 80.

L’anti-FN-isme primaire est très répandu, aveugle ceux qui en sont adeptes, prêts à toutes les concessions et complicités avec ces nouveaux dangers que sont les attaques répétées contre la laïcité, et bien sûr l’islamisme. Le magazine Marianne, qui a courageusement osé dénoncer ces complicités a fait l’objet d’une campagne odieuse et malhonnête sur les réseaux sociaux, hashtag #PenseCommeMarianne.

Ainsi, ceux qui osent aborder ces dangers et phénomènes, dont une désécularisation de mauvaise qualité fait partie, sont jetés aux lions. Je parle des Finkielkraut, Onfray, Fourest, Lydia Guirous, Jeannette Bougrab… et bien sûr Charb… Zemmour, étant volontairement mis à part, car hystérisant, et parce que mettre côte à côte Zemmour et Charb, il y a de quoi faire retourner ce dernier dans sa tombe !

 

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

4 thoughts to “Banlieues : que sont devenus les fils de nos potes ?”

  1. Avec la novlangue, j’en perds parfois mon latin. La fatigue et l’âge sans doute. Cordialement.

  2. Disons que je me suis laissé aller à la facilité. Ce n’est pas mon meilleur post. Je tenterai de faire mieux la prochaine fois sans sombrer dans la stigmatisation ambiante.

  3. j’ai hésité avant de poster , me demandant en quoi cela pouvait faire avancer la réconcilaition nationale. Que ce genre de billet résolument « anti pas français de souche » ai plut à notre colonel me désole , nous ayant habitué à des analyses plus pointues.
    En l’occurence si on refait l’histoire de SOS racisme qui fut à son époque un cri de la jeunesse « français de naissance » oubliés en pleine crise et chomage , fut vite récupéré par les politiques qui l’ont vite orienter goche= gentil , droite=méchant pour remplir les urnes , passé les élections J Dray J Lang et consorts ont récupéré le concept pour le transformer en SOS antisémite , les petits beurs de banlieux retournant à leur misère ,leur deal et système démerde .
    Ce billet d’E Frankl est bien dans la ligne , faisant une surenchère avec NS et M LP dans l’anti émigrés , pour conclure …. c’est de la merde !

  4. Pauvre Emmanuelle, exemple type du bisounours agissant, ou, à tout le moins, glosant sur le meilleur des mondes sans la raison nécessaire, maniant le sophisme jusqu’à l’absurde. Non, ses potes ne sont pas des potes (abréviation de poteau, contre lequel on peut s’appuyer!). La novlangue est passée par là. Ainsi de tout ce vocabulaire dont elle se croit savante, et qui, vidé de toute substance, ne dit plus que la vacuité de son utilisateur, se suffisant des images que le vulgaire y voit. Que penser de ces ratonades qu’elle évoque en 1985, sans la juger si sotte qu’elle y perd derechef tout crédit. Allons, tous les colonels peuvent s’y tromper. Ce n’est qu’une « gauchiste » comme une autre, juste plus dangereuse, à séduire le commun de sa prose.

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