«Bruits de chiottes», «greffage de couilles»…

Zoé Lauwereys (@zlauwereys) | 08 Mars 2016

Le Parisien

Quand les politiques se lâchent, ça donne ça… Mais venant de la ministre de l’Éducation nationale, ça surprend et ça fait désordre. Belle image pour nos chères têtes blondes qui s’inspire tout droit du langage « caillera » des chères têtes brunes. Ou alors, ces hommes et femmes politiques lisent trop souvent le blog Le Colonel 2.0 dont le langage est aussi très imagé. Non, en fait, tout fout le camp. Y compris la fonction politique, qui fiche le camp comme la fonction présidentielle a fichu le camp avec Nicolas Sarkozy. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les joutes verbales de l’Assemblée nationale qui se transformeront un de ces jours en joutes tout court. Grandeur et décadence de la France. Moi, pour être franc et rester égal avec moi-même, je dis « ça me troue le cul »… //RO

 

 

Peu coutumière des écarts de langage, Najat Vallaud-Belkacem a pourtant déclaré à l’antenne de France Info qu’elle ne prêtait pas attention aux «bruits de chiottes». Mais la ministre n’est pas la seule à parfois user d’un vocabulaire familier pour se faire comprendre. 

S’il y a bien des personnalités qui choisissent leurs mots avec soin, ce sont les politiques. Et pourtant, certains font parfois quelques écarts. Comme Najat Vallaud-Belkacem ce mardi matin. Invitée de France Info, la ministre de l’Education nationale, qui depuis quelques semaines, choisit de répondre aux critiques par l’ironie, n’a pas mâché ses mots.

Interrogée sur une réunion secrète du gouvernement, révélée par «Le Figaro» lundi, la ministre s’est une nouvelle fois emparée du ton sarcastique qu’elle utilise beaucoup dernièrement : «Qu’il y ait des rendez-vous entre ministres pour discuter de la politique gouvernementale, ça devrait rassurer tout le monde, n’est-ce-pas ?» Et d’ajouter : «Cela fait bientôt 20 ans que je fais de la politique. Moi je ne me suis jamais prêtée aux bruits de chiottes qui consistent à raconter des choses.» De quoi surprendre ses interlocuteurs de France Info. «Aux bruits de chiottes ?», lui rétorque-t-on, soulignant son langage peu châtié. «Oui, c’est ça… aux bruits de chiottes !», confirme la ministre habituée à un langage beaucoup plus policé.

Mais Najat Vallaud-Belkacem n’est pas la seule à faire grincer des dents les puristes du français soutenu. Dans une interview donnée au «Monde» en vue d’un portrait paru lundi, Nathalie Kosciusko-Morizet n’hésite pas à frôler la vulgarité pour prouver sa détermination. «Je m’en fous d’être minoritaire», assure celle qui devrait annoncer officiellement sa candidature à la primaire à droite ce mardi soir. Et de balancer qu’elle est «en mode greffage de couilles avec ses collègues qu’elle juge trop timorés», relaient Les Inrocks.

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Illustration Le Colonel 2.0 : photo rueduteeshirt.com

 

 

 

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