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Candidats En Marche: la vague qui venait de nulle part. Et dont on ne savait presque rien

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Roland Hureaux, le 16 juin 2017

Causeur

 

 

La grande devise de l’ultralibéralisme : « marche ou crève » !

 

 

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Bien que 60 % des Français, selon les sondages, ne veuillent pas que le nouveau président ait la majorité, il y a peu de chances que la vague En Marche soit amortie au second tour des élections législatives, sur fond de résignation et d’abstentions encore plus nombreuses qu’au premier tour. Certains envisagent même que LREM rafle tous les sièges de la nouvelle Assemblée. Il est en tous les cas surprenant de voir que les candidats En Marche, inconnus pour la plupart, soient en tète aussi bien à Aubervilliers que dans le 7e arrondissement.

Ici, les électeurs de droite votent En marche pour se débarrasser des caciques de droite qu’ils ont trop vus. Là les électeurs de gauche votent En Marche pour ne plus voir des caciques de gauche trop usés. Les uns croient qu’En marche est une droite moderne, les autres qu’elle est une gauche moderne. Mais il y a fort à craindre que cette apparente convergence du vote de quartiers ou de régions de France que tout sépare ne recouvre un immense malentendu.

Malentendu sur les hommes (et les femmes)

Malentendu sur la qualité des hommes : les électeurs veulent donner un « grand coup de balai » à une classe politique qu’ils imaginent corrompue : place aux jeunes ! Rien ne laisse pourtant supposer que les nouveaux soient plus vertueux que les anciens. Les affaires que l’on signale ici ou là au sujet de certains, en sus de l’affaire Ferrand laissent craindre le contraire. Mais le crédit fait aux macronistes est tel que personne ne veut entendre ces signaux. Qui pourrait croire que, parmi 577 candidats recrutés çà et là, à la va vite, hors des cercles politiques et donc sans visibilité antérieure, ne se glissent quelques aigrefins ? En tous les cas beaucoup de médiocres. D’autant que l’adhésion à ce mouvement n’exige aucune conviction précise. Rien de commun avec la vague de 1959 qui avait subi l’épreuve de la Résistance ou à celle de 2002, longuement mûrie dans le giron des mandats locaux : celle-là vient de nulle part.

Au vu des exemples que l’on entraperçoit ici ou là, tout laisse penser que le niveau des élus de la nouvelle vague (ou tel grand mathématicien emblématique) sera très inférieur à celui des sortants, pourtant pas mirobolant lui non plus.  Beaucoup de candidats En marche, en tête au premier tour, refusent les débats de second tour de peur d’y perdre la face. Leurs prestations publiques sont souvent lamentables. A part quelques vieux chevaux de retour du centrisme comme Jean-Louis Bourlanges ou Marielle de Sarnez qui, après des années aux marges ont trouvé là une occasion inespérée d’émerger, la plupart des nouveaux élus n’ont pas d’expérience de la vie parlementaire. Cela promet de beaux pataquès. Ils s’y feront, dit-on, ce qui veut dire qu’ils sauront bien vite revenir aux ornières.

 

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About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

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