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Ce n’est qu’un au revoir Marion…

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Par Geoffroy Lejeune, le 17 mai 2017

Valeurs Actuelles


En se plaçant volontairement en retrait de la vie politique, Marion Maréchal-Le Pen ne signe pas son testament politique et c’est la raison pour laquelle j’ai volontairement changé le titre de Valeurs Actuelles pour le remplacer par « ce n’est qu’un au revoir Marion… ». Car il ne fait aucun doute pour ce qui me concerne que cette jeune femme particulièrement brillante ne revienne dans quelques années. Plus forte encore. Et lorsque sa tante Marine Le Pen aura terminé de s’auto-détruire. Je parlais récemment de suicide de Marine Le Pen suite à la prestation calamiteuse qu’elle a fourni face à Emmanuel Macron quelques jours seulement avant le second tour de la présidentielle 2017. Entrainant avec elle la mort politique des adhérents et sympathisants du Front National. Un suicide collectif en quelque sorte. Nous étions tous très nombreux à nous questionner sur notre choix politique pour ce second tour. En moins de deux heures, tout a basculé. Aujourd’hui, mais je l’avais déjà dit et écrit, Marine Le Pen ne sera jamais présidente de la République. En revanche, je fonde de grands espoirs sur Marion, beaucoup plus brillante que sa tante, d’une autre génération, et surtout déconnectée de Dieu le Père. //RO


 

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Titre original : [EXCLUSIF] Le testament politique de Marion Maréchal-Le Pen

Testament. À 27 ans, elle quitte la politique pour des « raisons personnelles ». Pourtant, en seulement cinq ans de mandat, elle est parvenue à incarner une ligne singulière à droite et au sein du Front national. Pour Valeurs actuelles, la plus jeune députée de la VeRépublique livre en exclusivité son manifeste politique. Et prend date pour l’avenir.

Vous quittez la vie politique à seulement 27 ans, après cinq années de mandat. Depuis votre arrivée à l’Assemblée, en 2012, la notoriété a-t-elle été un poids ?
La notoriété a toujours fait partie de ma vie. J’ai grandi à l’ombre de celle de mon grand-père, de celle de mon père, plus tard de celle de ma tante : elle fait partie de mon quotidien. J’ai toujours été la “petite-fille de”, où que j’aille, quoi que je fasse, je n’ai jamais pu y échapper. Je n’ai jamais connu l’anonymat. Mais même si c’était assez pesant, cela s’est avéré positif et m’a permis de ne pas être grisée par la notoriété le jour où j’y ai été confrontée. J’ai donc un rapport assez détaché à cela, dépassionné. Pour moi, la notoriété est un outil dans le cadre de mon travail, pas une fin en soi. Cette exposition naturelle m’a permis aussi de ne pas chercher la médiatisation, d’avoir une communication raisonnée, maîtrisée, de ne pas chercher le bruit médiatique, de choisir pendant cinq ans certaines émissions, certains formats, de ne parler que lorsque j’avais quelque chose à dire, de ne pas être uniquement dans le slogan médiatique, mais dans une vraie construction politique.

Lorsqu’on est arrêté dans la rue, à 22 ans, qu’on ne peut plus être anonyme, cela joue-t-il psychologiquement ?
Oui, bien sûr. Ce qui est dur, c’est d’essayer de continuer à avoir une vie normale. Pour des raisons de sécurité, je n’y suis pas réellement parvenue : je suis passée d’une vie où je prenais les transports en commun, où je vivais comme tout le monde, à une vie plus cachée. Mais certains domaines m’ont permis de me préserver, de m’en extraire. Mes amis les plus proches ne viennent pas du milieu politique, ils sont des Français de tous profils, ils sont cadres dans l’événementiel, commerciaux, avocats, et en continuant à vivre avec ces gens-là je ne me suis pas déconnectée de la réalité. J’ai gardé ces amis, et leur vie simple. Je ne suis jamais sortie dans des endroits huppés, je ne vais pas dans les grands restaurants, j’ai des loisirs et des vacances simples, je n’ai jamais vécu grand train. Mon environnement social immédiat, c’est la classe moyenne.

Qu’avez-vous perdu en faisant de la politique ?
Je n’ai pas trop perdu, parce que j’y ai pris garde, mais je pense qu’en politique, on a tendance à perdre les amis capables de nous critiquer. Il y a un phénomène de cour qui s’installe assez naturellement, le côté “vu à la télé” biaise complètement les rapports humains, d’autant plus quand il y a des jeux de pouvoir dans les partis. On perd aussi beaucoup de sa liberté privée. On voit souvent la politique comme un milieu de profiteurs, mais c’est aussi un milieu sacrificiel à bien des égards, car il y a une grande porosité entre la vie publique et la vie privée, il est très difficile de garder un équilibre. Et puis il y a la contrainte des partis politiques, qui est frustrante. On peut critiquer le système des partis, légitimement à certains égards, mais ils sont incontournables dans le cadre institutionnel actuel. Malheureusement les initiatives isolées de la société civile, que l’on peut admirer par ailleurs, fonctionnent peu sur le plan électoral. Pour être efficace, il faut donc se plier à une discipline de parti, ce n’est pas toujours évident.


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About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

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