Ce que l’on peut retenir des adieux de François Hollande à l’Afrique

V, le 15 janvier 2017

Le Point


 

 

Entre la Françafrique moribonde et les opérations militaires sur le terrain, François Hollande aura tenté de nouvelles approches. Pour quel résultat ?

En 2017, alors que le président François Hollande s’apprête à quitter le pouvoir, la France s’affirmera-t-elle toujours aux côtés de l’Afrique ? La question reste entière alors qu’il y a cinq ans, le chef de l’État français faisait son entrée sur la scène africaine en promettant d’en finir avec la Françafrique.

À l’heure du bilan, François Hollande, que beaucoup accusent de s’être mué en gendarme de l’Afrique, a aussi marqué son temps en nouant une relation privilégiée avec les dirigeants africains, qu’il a visités plus de 30 fois. Quel héritage va-t-il laisser à son successeur ? Comment les chefs d’État africains préparent-ils les lendemains d’une relation où le rôle de la France s’est accru dans le domaine de la coopération militaire. À l’issue du sommet Afrique-France de Bamako, la feuille de route de l’après-Hollande n’est pas tout à fait lisible, mais le ton est donné pour que les échanges franco-africains prennent un nouveau départ.

« François Hollande, un rapport à l’Afrique sincère et loyal »

Accueilli en héros à Bamako en février 2013, un mois après le lancement de l’opération Serval visant à libérer des djihadistes le nord du Mali, le président Hollande avait déclaré : « Je viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie politique. » Trois ans plus tard, ces mots résonnent encore alors qu’il retrouvait la capitale malienne ce samedi 14 janvier pour un sommet Afrique-France. D’une manière générale, jusqu’ici, la France a toujours affiché l’ambition d’être au service de l’Afrique, dans la mesure où cela lui était aussi favorable. C’est cet intérêt que François Hollande a défendu ce samedi : « La France restera toujours au côté du Mali jusqu’à l’aboutissement du processus de paix, jusqu’à ce que l’État malien puisse avoir son autorité respectée sur l’ensemble du territoire malien », a-t-il encore assuré samedi à la tribune du sommet.

Et pourtant, jamais, depuis les Indépendances, la coopération militaire de la France avec ses partenaires africains n’avait autant posé questions. L’opération Serval au Mali décidée en 24 heures avait fait de François Hollande, que certains qualifiaient de « mou », un chef de guerre, au risque de redonner une image françafricaine à la gouvernance de la France. Il a maintenu sa ligne. Après le Mali, il y a eu la Centrafrique avec Sangaris, en décembre 2013. Puis est venue la pérennisation de Serval, désormais baptisée Barkhane, sur les cinq États du Sahel. Toutes ces opérations ont été déclenchées à la demande des États africains, mais elles permettent à la France de maintenir son rang.

« De tous les chefs d’État français », François Hollande « aura été celui dont le rapport à l’Afrique aura été le plus sincère et le plus loyal », a déclaré le président malien Ibrahim Boubacar Keïta dans son discours d’ouverture du sommet. Citant la décision prise par le président français en janvier 2013 d’intervenir militairement dans le nord du Mali contre les groupes djihadistes. Cette intervention « a stoppé l’avancée des troupes terroristes et neutralisé la menace qui pesait sur l’existence même de l’État malien ».


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Illustré par Le Colonel. Source photo : mondafrique.com


 

PAR NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE À BAMAKO,

 

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

3 thoughts to “Ce que l’on peut retenir des adieux de François Hollande à l’Afrique”

  1.  » c’est le plus beau jour de ma vie  » avait il claironner en arrivant au Mali comme un conquérant sauveur !!!
    depuis cela a été le Mali c’est la France , la Centre Afrique c’est la France , l’Algérie c’est la France et partout où il est aller se promener c’était la France est grande , la France est riche , la France vous accueillera ! Nous voyons le résultat , des nuages de « sauterelles » africaines , noires de préférence et beaucoup d’Afrique du nord débarquent dans notre pays en quêtes des aides sociales , en volant , violant ,tuant , dégradant et polluant la ou ils se trouvent , la France est devenu un « dépotoir » à l’image des villes africaines ! Et bien non l’Afrique n’est pas la France , et il est temps qu’elle se prenne en charge , toutes les aides en argent , toutes les aides humanitaires n’ont engendré que la fainéantise de ces populations et l’enrichissement de quelques haut fonctionnaires !

  2. C’est surtout la solidarité de « l’International socialisme » auquel adhère une majorité des Présidents africains, mais bon, les anciens Présidents français de droite faisaient la même chose. Quand on n’a pas de pétrole, on a des idées.

  3. Tout cela pour permettre aux maliens et aux autres centrafricains, de venir en France et voter socialistes à chaque élection locale, départementale ou régionale. Tout cela sous couvert de l’égalité affichée au fronton de l’Assemblée Nationale.

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