Ce que nous ne lirons pas dans nos journaux sur l’invasion des migrants

Partagé sur Linkedin par Nicole Touati

Experte en sureté et sécurité anti crime et anti terrorisme

le 23 octobre 2016 


 

 

Par Daniel Pipes
 Washington Times, 
18 octobre 2016.Version originale anglaise: Islamist Violence Will Steer Europe’s DestinyAdaptation française: Johan Bourlard


Pourquoi les pays européens ouvrent leurs portes à n’importe quel migrant créant des déstabilisations dangereuses?


Comment se fait-il que l’Union Européenne traite la nouvelle politique migratoire qui doit selon elle offrir une réponse rapide, déterminée et globale comprenant l’adoption de propositions relatives à un mécanisme de relocalisation d’urgence, et de relocalisation permanente? Tout ceci malgré l’opposition de plusieurs pays européens.


Malgré les dérives et les problèmes sécuritaires évidents, ces politiques d’accueil ne démontrent aucune tendance à ralentir bien qu’il soit clair que la majeure partie des migrants ne sont pas des réfugiés qui arrivent de pays en guerre.


L’analyse de Daniel Pipes, que je salue, publiée sur le Washington Post ne laisse aucun doute sur les causes et sur ce que sera l’avenir de l’Europe.


“ C’est la violence islamiste qui déterminera le destin de l’Europe

Quand on visite les quartiers musulmans qui surgissent aux abords de presque toutes les grandes villes d’Europe du Nord, une question revient sans cesse : pourquoi des pays parmi les plus riches, les plus instruits, les plus laïques, les plus tranquilles et les plus homogènes au monde ont volontairement ouvert leurs portes à pratiquement n’importe quel migrant en provenance des pays les plus pauvres, les moins modernes, les plus religieux et les moins stables de la planète ?

D’autres questions se posent dans la foulée : Pourquoi des pays en grande partie chrétiens ont-ils décidé d’accepter des migrants pour la plupart musulmans ? Pourquoi tant de politiciens de l’Establishment, au premier rang desquels l’Allemande Angela Merkel, snobent et vilipendent ceux qui craignent de plus en plus de voir cette immigration changer de façon permanente le visage de l’Europe ? Pourquoi revient-il au groupe de Visegrád composé des États plus faibles d’Europe centrale d’exprimer clairement un rejet patriotique de ce phénomène ? À quoi l’immigration va-t-elle conduire ?

Il n’y a pas de réponse unique valable pour tous les pays mais parmi les nombreux facteurs (comme la sécularisation) qui motivent cette acceptation sans précédent dans l’histoire de peuples étrangers, il y en a un qui se signale comme particulièrement critique à savoir, le sentiment de culpabilité de l’Europe occidentale. Bon nombre d’Européens occidentaux instruits voient dans leur civilisation non pas les progrès scientifiques, les niveaux de prospérité sans précédent ni les acquis remarquables en matière de libertés humaines mais plutôt le colonialisme, le racisme et le fascisme. Selon l’analyse de l’intellectuel français Pascal Bruckner, la conquête brutale de l’Algérie par la France, le génocide d’une ampleur inouïe perpétré par l’Allemagne contre les juifs et l’héritage du nationalisme extrême poussent de nombreux Européens à se voir eux-mêmes comme « l’homme malade de la planète », responsable de tous les problèmes du monde, que ce soit la pauvreté ou la destruction de l’environnement. « L’homme blanc a semé le deuil et la ruine partout où il a posé le pied. » La richesse suppose le vol, la peau blanche est la marque de la culpabilité.

Ce comportement que Bruckner qualifie de « tyrannie de la pénitence », j’y ai été confronté lors de mes récents voyages. Ainsi, j’ai pu voir, comme autant d’attitudes révélatrices de cette haine de soi, un prêtre catholique français exprimer du remords par rapport au passé de l’Église, un intellectuel conservateur allemand préférer les Syriens et les Irakiens à ses compatriotes allemands ou encore un guide touristique suédois rabaisser ses compatriotes tout en espérant ne pas être considéré comme l’un d’eux.

En fait, nombre d’Européens ont le sentiment que leur culpabilité les rend supérieurs au point que plus ils se détestent, plus ils se rengorgent. Ce curieux mélange de dégoût de soi et de supériorité morale rend les Européens, entre autres conséquences, peu disposés à consacrer le temps et l’argent nécessaires à faire des enfants. « L’Europe est en train de perdre foi en elle-même, les taux de natalité se sont effondrés », observe le scientifique irlandais William Reville.

La pénurie catastrophique de naissances à laquelle on assiste a provoqué une crise démographique existentielle. Avec un taux de fécondité de 1,58 enfants par femme dans l’Union européenne depuis 2014, le continent manque de rejetons aptes à renouveler sa population. Avec le temps, ce taux qui est loin d’assurer la relève se traduit par un déclin vertigineux des populations de souche : Portugais, Grecs et autres. Pour maintenir l’État providence et le système des pensions, il faut dès lors importer des étrangers.

La combinaison de ces deux dynamiques – expiation de la faute et remplacement des enfants non nés – encourage un afflux massif de populations non-occidentales, que l’écrivain français Renaud Camus appelle « le grand remplacement ». Des Sud-Asiatiques au Royaume-Uni, des Nord-Africains en France et des Turcs en Allemagne auxquels s’ajoutent un peu partout des Somaliens, des Palestiniens, des Kurdes et des Afghans peuvent clamer leur innocence face aux péchés historiques de l’Europe au moment même où ils offrent la perspective de constituer une main-d’œuvre en soutien à l’économie. Pour reprendre les termes de Mark Steyn, « l’Islam est désormais le principal fournisseur de nouveaux Européens. »

L’Establishment – ou ce que j’appelle les 6 P (politiciens, police, procureurs, presse, professeurs et prêtres) – insiste généralement sur le fait que tout finira par s’arranger : les Kurdes deviendront des travailleurs productifs, les Somaliens de bons citoyens et les problèmes islamistes disparaitront.

Ces principes théoriques se vérifient parfois dans la pratique. Bien trop souvent toutefois, les immigrés musulmans manifestent par rapport à la culture de leur nouveau foyer européen une distance voire, un rejet on ne peut mieux illustré par les relations entre hommes et femmes et certains cas d’agressions violentes sur des non-musulmanes. Bien trop souvent aussi, ils manquent des compétences ou des incitants nécessaires pour travailler dur et mettre un terme à la dépendance économique.

L’afflux de populations musulmanes qui ne s’intègrent pas suscite la question fondamentale de savoir si la civilisation européenne du millénaire passé peut survivre. L’Angleterre va-t-elle devenir le Londonistan et la France une république islamique ? L’Establishment fustige, rejette, met sur la touche, ostracise, supprime, voire condamnent ceux qui évoquent de telles questions et les réduisent à des extrémistes de droite, des racistes et des néo-fascistes.

Malgré cela, la perspective de l’islamisation incite un nombre croissant d’Européens à se battre pour leur manière de vivre traditionnelle. Les leaders de cette lutte incluent des intellectuels comme la défunte Oriana Fallaci et le romancier Michel Houellebecq, des politiciens comme le Premier ministre hongrois Viktor Orbán ainsi que le chef du parti le plus populaire des Pays-Bas, Geert Wilders.

Les partis politiques anti-immigration remportent systématiquement environ 20 % des votes. Et alors qu’on s’accorde à dire qu’ils n’iront pas au-delà ou qu’ils atteindront peut-être les 30 %, ils pourraient en réalité continuer à grandir. Des sondages d’opinion indiquent que des majorités très substantielles craignent l’islam et veulent arrêter voire inverser les effets de l’immigration, particulièrement en ce qui concerne les musulmans. Dans ce contexte, Norbert Hofer qui a récemment remporté 50 % des voix en Autriche, pourrait représenter un tournant majeur.

La plus grande question qui se pose en Europe est de savoir qui de l’Establishment ou du peuple, déterminera l’avenir du continent. C’est probablement l’ampleur de la violence politique islamiste qui en décidera : l’onde de choc produite par les tueries de masse fait pencher la balance en faveur du peuple. Or, l’absence du peuple permet à l’Establishment de rester en place. Paradoxalement, c’est donc l’action des migrants qui façonnera en grande partie le destin de l’Europe.”


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

10 thoughts to “Ce que nous ne lirons pas dans nos journaux sur l’invasion des migrants”

  1. OK pour la repentance mais pensez-vous réellement que les décideurs politiques, ceux qui ont de puissants leviers en terme de marges de manœuvre, soient repentants ?
    Je penche pour un plan européen mûrement réfléchi par les technocrates pour casser les velléités nationalistes, briser les dissensions et niveler les différences. Du moins le pensent-ils.

  2. Une autre cause de la dénatalité en Europe c’est aussi tous les hommes en âge de procréer qui sont morts dans les 2 grandes guerres. Nous n’aurions pas eu besoin de la main d’oeuvre d’immigration .

  3. Rien ne se passera comme prévu. Prévu par ceux qui veulent le marasme complet en Europe et en France surtout. Le grand remplacement se fera sur le monde politique. Celui du socialisme surtout. Cette pensée qui prône le « partage » de toute les avancées sociales, techniques, sociétales, et plus si affinités, est en train de ruiner le peuple après avoir « enrichie » les supporters de ce dogme économique. Quelqu’un disait : « Tous égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres ». Il en est mort sur une route coincé sous un camion qui n’aurait jamais du se trouver là. Et si les « migrants », peuvent s’appuyer sur des financiers occultes et des organisations bien pensantes pour l’homme (mais pas la femme), alors que personne n’oublie, que c’est par la socialisme que nos malheurs sont arrivés en France, et que la suppression de tout ce qui a été fait par eux, remettra les choses à leurs places. La poubelle de l’Histoire pour le socialisme (à la française) et le retour aux bleds pour tous ceux qui n’ont rien à faire en France sans le consentement des français de souche et de coeur. Et tout ce qu’une loi a fait, une loi le déferra.
    Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées, prendra alors toute sa saveur d’antan. Qu’ils avaient raison nos aïeuls !.

  4. Je me suis tellement fait avoir avec des commentaires spontanés que désormais, je fais un copier avant de poster. Au cas où, il n’y a plus qu’à coller. Je vous embrasse.

  5. Je partage complètement l’avis de Mina : l’Europe s’auto-sanctionne dans la repentance depuis maintenant cinquante ans, alors même que TOUS les coupables (ou peu s’en faut) de l’Innommable ont disparu et que nos colonies ne sont plus qu’un vague souvenir. L’islamisation est en route, par la volonté de politiques qui ne servent sans doute que des intérêts mercantiles, sans le moindre souci de la volonté des peuples. Saluons de ce point de vue ceux qui, comme Orban, pensent d’abord à leur peuple, et chez qui de plus d’en plus d’Allemands déconcertés par leur chancelière, trouvent à présent refuge. L’Islande, une partie de la Norvège et la lithuanie résisteront. Mais combien de temps ????

  6. Je pense que le génocide perpétré par l’Allemagne nazie et la colonisation ne sont qu’un prétexte à culpabiliser les Européens pour leur faire accepter l’islamisation de l’Europe. Il faut considérer d’une part que la colonisation a été une mise en valeur des territoires colonisés (l’Algérie en est la meilleure preuve) et que historiquement elle a été initiée par la gauche en France. D’autre part le nombre de morts dont le communisme est responsable, URSS et Chine confondus, est infiniment plus important que les victimes des nazis.
    Or c’est la gauche, coupable historiquement qui prêche l’immigration massive.
    Je vois surtout dans la situation actuelle une méga manipulation dont les seuls bénéficiaires seraient les financiers et les spéculateurs.

  7. En clair le déclin de l’Europe et de sa culture est en marche. Il est peu probable que l’on revienne en arrière car les banlieues des grandes villes européennes plus favorables à l’accroissement des naissances vont prendre le dessus et imposeront leurs religion et culture. A moins que ………..

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