Ces facteurs politiquement peu corrects qui déterminent réussite ou échec scolaire des enfants issus de l’immigration

Par Pierre Duriot, le 25 avril 2016

Atlantico


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Plusieurs données émanant d’études internationales révèlent que les enfants nés en France de parents immigrés en provenance des pays musulmans réussissent moins bien, en ce qui concerne les garçons. Les travaux du psychologue danois Nicolai Sennels expliquent pourquoi.

La réussite scolaire des enfants de l’immigration et les questions d’intégration sont aujourd’hui sur le devant de la scène, mais sont soumises d’une manière extrêmement violente à une forme de censure par la correction politique, enjoignant de considérer uniquement des questions de pauvreté, d’exclusion géographique ou sociale, ou d’origine des parents. Alors même que les batailles font rage, le croisement de plusieurs types de données permet de séparer la réussite des filles et celle des garçons et de pondérer les items politiquement corrects puisque garçons et filles sont soumis aux même contraintes scolaires, culturelles et géographiques.

 

Les considérations vont bien au-delà des évocations classiques, comme le précise le psychologue danois Nicolai Sennels.

Si on considère les enfants des immigrations âgés de 18 à 35 ans ayant suivi toute leur scolarité en France, on s’aperçoit que les filles sont tout autant bachelières que les jeunes femmes de la population générale blanche. Mais il faut établir des distinctions allant au-delà de cette moyenne flatteuse. Si 65 % des filles de la population majoritaire obtiennent un bac, près de 80 % des filles de Chinois et 70 % des jeunes filles ayant des parents cambodgiens, laotiens ou du vietnamiens décrochent un bacLes filles issues de l’Afrique subsaharienne, notamment d’Afrique francophone, sont dans des scores sensiblement identiques à la population majoritaire. Mais la part des bachelières est bien plus faible parmi celles dont les parents sont venus de Turquie, avec 38 % ou d’Algérie (51 %). Les garçons font en revanche nettement moins bien. 59 % des garçons de la population majoritaire sont bacheliers, mais seuls 48 % des enfants d’immigrés réussissent ce diplôme. Là encore, l’origine importe de manière significative avec 26 % seulement pour ceux dont les parents sont originaires de Turquie, 40 % pour l’Afrique sahélienne ou 41 % pour l’Algérie. Globalement, 55 % des descendants d’immigrés, ou immigrés arrivés avant six ans, sont aujourd’hui bacheliers. Ce qui place les enfants de la deuxième génération, filles et garçons confondus, à sept points des adolescents du groupe majoritaire, pour l’obtention de ce diplôme symbolique, mais avec de très fortes disparités en fonction de l’origine (Source : Le Monde, 8 janvier 2016). 

Sennels pointe le facteur psycho-éducatif

 On pourra s’étonner que cette école, que l’on dit, et qui est réellement, très perfectible – si elle est qualifiée de « moyenne » par les différentes enquêtes européennes et mondiales sur l’enseignement dans les pays développés – est tout de même identique pour les enfants issus de toutes les origines migratoires. A peu de choses près, les enfants issus de l’immigration européenne font jeu égal, à la seconde génération avec les natifs de la population majoritaire, à l’exception des Portugais et Espagnols, si on veut être juste, qui font légèrement moins bien. On peut expliquer la réussite des populations asiatiques par l’origine des parents, eux-mêmes scolarisés dans les pays d’origine et donc sensibles à la question scolaire. Mais ces populations bénéficient de vertus éducatives familiales, avec une forte injonction et une grande attente des parents par rapport à la chose scolaire. L’obligation d’adaptation faite par les parents, quoiqu’on en dise, est le moteur de cette réussite des Asiatiques, toujours prompts à s’intégrer dans les sociétés où ils arrivent. Alors même qu’ils ne sont pas mieux logés et mieux lotis socialement que les enfants des autres immigrations. Cette tendance est corroborée par les mêmes enquêtes internationales qui situent aujourd’hui en Asie les écoles les plus efficaces et obtenant les meilleurs résultats.

A contrario, pour les immigrés issus des pays musulmans, les enfants nés en France sont ceux qui réussissent le moins bien, pour ce qui est des garçons du moins. On peut évoquer le défaut de scolarisation des parents turcs ou maghrébins, lesquels sont régulièrement issus de régions agricoles, pauvres, ou n’ayant jamais été scolarisés. Mais dans ce cas, ce paramètre de l’origine devrait s’appliquer aux filles comme aux garçons, ce qui n’est pas complètement le cas. Egalement, sur le territoire français, toutes ces populations se situent peu ou prou dans les mêmes types d’habitats et de classes sociales.


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3 réflexions au sujet de “Ces facteurs politiquement peu corrects qui déterminent réussite ou échec scolaire des enfants issus de l’immigration”

  1. Et vous oubliez de mentionner un facteur prenant de plus en plus d’importance en France – et mis en avant il y a quelques temps en Allemagne -, le nivellement par le bas lié notamment à la la « discriminitude » positive.
    Cette forme d’auto-mutilation, dont les mérites ont été si bien vantés par sarkozy et déguisée en réformes par hollande, va toujours croissante dans tous les domaines public, enseignement, police, armée (réfractaire semble-t-il) et les associations et nombreuses autres pompes à fric.
    Le monde du travail productif reste en marge de ce phénomène pour diverses raisons ; il résiste et c’est une vache à lait qui nourrit les 50% de la France qui ne f… rien ou pas grand chose.

  2. Je peux le confirmer. que les asiatiques s’intègrent mieux que d’autres ethnies. Mais ce qui n’empèche pas le racisme anti jaune contre eux, vite « oublié » quand on comprend les règles du jeu français. Travailler plus que les « autres », et encore « travailler » et pour en faire « plus et mieux », ne pas hésiter à « copier » puisque c’est en copiant qu’on dépasse son maître. Et à la fin, quand on a vu ce que son travail personnel vous a apporté, il n’y a plus de racisme. Alors avis aux nouveaux arrivants. Leur problème à eux va être de lutter contre le racisme des fils et filles des derniers arrivants avant eux. Et cela n’est pas du tout, du tout, gagné. Car la gauche ne leur a pas appris la valeur « TRAVAIL » ce n’est pas dans la boite à outils sociale libérale. Et on ne peut même pas appliquer la règle simple des « américains » : « Tu fais ton boulot, on te garde, tu fais pas ton boulot, on te vire ».

  3. Le pire dans tout çà c’est de constater que les enfants non issus de l’immigration, sont freinés dans l’apprentissage du savoir, grâce aux programmes scolaires pondus par l’Education Nationale.

    Les enseignants savent faire grève pour leur salaire, leurs congés, leurs vacances, mais s’abtiennent de faire grève contre les programmes scolaires visant à rabaisser le niveau de culture générale des écoles primaires et secondaires, et ce d’une manière spectaculaire.

    Pour s’en convaincre, il suffirait de faire passer le bon vieux Certificat d’Etudes à tous les bacheliers !!!

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