« C’est au peuple syrien de décider du sort de Bachar El-Assad, non pas à Barack Obama ou François Hollande ».

Par Régis Ollivier, le 29 septembre 2015

Le Colonel 2.0

 

Le président russe a déclaré hier que la Russie ne participerait jamais à une opération militaire terrestre en Syrie contre les djihadistes du groupe Etat islamique. Selon lui, « c’est au peuple syrien de décider du sort de Bachar El-Assad, non pas à Barack Obama ou François Hollande ».

Voici donc mon constat de départ. Cette phrase, sous forme de sentence, ne pouvait venir que de Vladimir Poutine. Et celle-ci, si elle égratigne le président Barack Obama, écorche littéralement le président François Hollande dans son combat d’arrière-garde. Arrière-garde car toujours à la traine du so-called axe du mal USA-GB-ISRAEL, toujours à renifler le derrière de quelqu’un, toujours une guerre de retard. Et lorsqu’il prend l’initiative hasardeuse de « suggérer » une guerre contre le président Bachar El-Assad, il se retrouve bien seul car entre temps, les autres « LordWars », les seigneurs de la guerre, ont changé leur fusil d’épaule. De manière subtile, pas à l’arrache. Presqu’en catimini. Si bien de le président français, qui n’a rien vu venir, se ridiculise, tout en ridiculisant la France, une fois de plus, sur la scène internationale.

Et comme le clame haut et fort le président russe, c’est au peuple syrien de décider du sort de Bachar El-Assad et de son propre sort. C’est à lui et à lui seul de s’auto-déterminer. De quel droit, et au nom de quels principes la France, les États-Unis, la GB… pourraient-ils décider de l’avenir de la nation syrienne et imposer, via une pseudo-transition, l’homme en charge de porter haut et loin les couleurs de l’État syrien. Mais c’est quoi ce bordel!

L’exemple du chaos en Libye,en Irak, voire en Somalie, un non-État en proie à l’anarchie depuis des décennies ne les interpelle pas outre mesure. 

Car en vérité je vous le dis : déboulonner Bachar El-Assad serait comme ouvrir une brêche géante dans une barrière de corail au travers de laquelle s’engouffreront tous les requins jusqu’alors contenus de l’autre côté de cette barrière naturelle. Bachar El-Assad est cette barrière en Syrie comme Khaddafi l’était en Libye. Ces requins qui imposeront leur loi, leurs « us et coutumes », avec des hordes de terroristes, de migrants, pseudo ou réels… On connait désormais les ravages de ces tsunamis migratoires.

Alors, laissons les dictateurs, (pseudos ou attestés, avisés ou pas), sur leur piédestal et mettons aux ordures notre soi-disant devoir d’ingérence. A ce stade, le problème n’est pas ou n’est plus Bachar mais l’État Islamique qu’il faut contenir, que dis-je, qu’il faut réduire à néant, pour cause effectivement de légitime défense.

Enfin, je vous laisse méditer sur ce qui suit : Imaginons un instant que demain en France, la Bretagne décide de faire sécession et développe une rébellion armée contre le pouvoir central. Le président François Hollande, on peut l’espérer, mettra tout en oeuvre pour défendre l’intégrité nationale, en répondant aux armes par les armes. Et je ne suis pas certain que lui-même et son gouvernement apprécieraient que des voix discordantes, tant à l’intérieur du pays qu’à l’international viennent le qualifier de dictateur et tentent de le déboulonner. Pour mettre à sa place disons, mais ce n’est qu’un exemple, Marine Le Pen… Mais je dis ça, je dis rien. 

 

Le Colonel vous salue bien

Illustration : Source

 

 

2 réflexions au sujet de “« C’est au peuple syrien de décider du sort de Bachar El-Assad, non pas à Barack Obama ou François Hollande ».”

  1. Bravo,bravo,c’est exactement ce qu’il faut dire à Mr Hollande mais aussi à son ministre des affaires étrangères parce que lui n’est plus du tout dans le coup et je pense même qu’il devrait laisser sa place à quelqu’un de plus compétent.
    Dubourget Edith

  2. HOLLANDE :
    lorsque l’on sait que les primaires de hollande ont été réglées par un certain lobby américain.
    notre CHER président ne peut qu’être le toutou de son maitre .
    La Syrie ( le grand Satan ) est pour son grand malheur située sur une route de l’eau potable qui pourrait provenir de Turquie
    Cette route de l’eau potable ne peut pas passer par l’Irak ou le Liban .
    et la faire venir comme actuellement par bateaux coute très cher à ceux qui la réclame, et ceux-ci ne sont pas copain avec ASSAD

Les commentaires sont fermés.

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :