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COMMENT DEVIENT-ON ESPION ?

Samuel Chalom, le 23 juin 2017

Capital

 

Ce n’est pas moins de 25 années que votre serviteur a passé au sein de cette magnifique maison. En ce qui me concerne, j’ai été recruté par un chasseur de têtes, sur diplômes (Inalco notamment). J’y suis entré Lieutenant. J’en suis ressorti Lieutenant-colonel. Des années inoubliables. //RO

 

 

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Le Bureau des Légendes fait un carton sur Canal + pendant que nos services de renseignement se renforcent, menace terroriste oblige. Mais savez-vous vraiment comment devenir espion ? Décryptage avec Charles Moreau, DRH de la DGSE.

Charlie Hebdo, le Bataclan, Nice, Saint-Étienne-du-Rouvray… Depuis janvier 2015, la France est confrontée à une multiplication des actes terroristes sur son propre territoire. Sur le moment, ces événements meurtriers mobilisent policiers et pompiers pour porter secours aux potentielles victimes et retrouver les auteurs. Mais on oublie souvent ceux qui, tapis dans l’ombre, évitent que bien d’autres attentats ne se produisent. Ces professionnels du renseignement, que la mythologie populaire réduit souvent au terme d’”espions”, peuvent travailler pour la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) ou la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE). C’est cette dernière qui, actuellement, communique le plus sur ses besoins en personnel : jusqu’en 2019, la DGSE prévoit de recruter près de 600 personnes. Mais savez-vous vraiment comment rejoindre un tel service de renseignement ?

“La DGSE est une organisation qui recrute sur beaucoup de formations et compétences différentes. Mais une chose relie la plupart de nos nouvelles recrues : les trois quart ont un niveau cadre”, précise Charles Moreau, DRH de la DGSE. Une grosse majorité des recrutements est issue de formations dans les télécommunications, l’informatique, mais aussi les mathématiques. “Nous sommes tout autant intéressés par des diplômés d’écoles d’ingénieurs prestigieuses que les écoles d’informatique, comme l’école 42 par exemple. Nous ne sommes pas contre l’université aussi, mais à condition que ce soit dans des matières proches”, continue Charles Moreau.

Rassurez-vous, si vous n’avez pas l’âme d’un scientifique, vous n’êtes pas totalement hors-jeu. “Pour les profils littéraires, nous les recrutons surtout pour les postes de renseignement pur. Nous apprécions les candidats venus de Sciences Po, de l’Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales), puisque nous recherchons beaucoup de linguistes, mais aussi des diplômés en géopolitique”, développe Charles Moreau.

Voilà pour les profils recherchés. Mais ensuite, comment se passe la phase de recrutement ? “Il faut bien distinguer les ingénieurs et informaticiens que nous recrutons en tant que contractuels, comme ils pourraient l’être dans le privé, et les agents de renseignement que nous recrutons via le concours de fonctionnaire”. Les recrutements en tant que contractuels sont le fruit d’une “chasse” dans les écoles d’ingénieur ou d’informatique, mais aussi de beaucoup de candidatures spontanées.

 

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

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