Contre-terrorisme : la mue des forces spéciales françaises

Par Nathalie Guibert

Le 25 janvier 2018

Le Monde

 

 

© Régis Ollivier

 

L’amiral Laurent Isnard explique les enseignements que le commandement des opérations spéciales a tirés des interventions en Irak, en Syrie et au Sahel et réclame plus de moyens, notamment des hélicoptères et des drones.

Happées par deux fronts majeurs, le combat contre l’organisation Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie d’un côté, la lutte contre les groupes djihadistes au Sahel de l’autre, les forces spéciales françaises sont contraintes d’accélérer leur mue. Le contre-terrorisme a déjà changé leur visage, assure l’amiral Laurent Isnard, à la tête du commandement des opérations spéciales (COS) depuis fin 2016, et qui s’exprime dans le cadre de la préparation de la future loi de programmation militaire pour la période 2019-2025. Le projet passera en conseil des ministres le 8 février.

Intenses, les opérations menées depuis trois ans « ont accru les compétences des opérateurs », souligne l’amiral Isnard. Au Sahel, « l’ennemi est excellent, discret, motivé, capable de partir de façon très disséminée avant de se regrouper, puis de mener un combat d’infanterie de haut niveau », explique-t-il au Monde. Le COS, avec son opération « Sabre », engage le feu toutes les semaines dans des raids. « Avec cette expérience du combat d’infanterie à un contre un, le niveau de nos opérateurs a dépassé celui des anciens, estime ce responsable, ils ont acquis une grande maîtrise de la force, une capacité de tir sélectif et dans toute la gamme. »

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.