Education, Enseignement, Famille, Islam, Religion

Conversions forcées et inconscientes de mineurs

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Par Stratediplo

Le 05 février 2018

Le Colonel 3.0

 

 

© Pierre Duriot

 

En France comme dans toute l’Europe on entend de plus en plus parler de visites de mosquées par les élèves.
 
Ces visites sont très souvent organisées à l’avance, mais secrètement, et non annoncées, pour que les parents ne puissent pas les prévenir. Elles sont effectuées pendant les horaires d’étude de la scolarité légalement obligatoire, ce qui est évidemment un détournement de moyens puisque les parents confient leurs enfants à l’Etat quelques heures par jour, et lui allouent un budget d’éducation auquel ils contribuent sur leurs revenus, dans l’unique but d’apporter à leurs enfants une instruction expressément détaillée par un programme scolaire dont les grandes lignes sont définies par les représentants des citoyens réunis en parlement. Mais c’est surtout un détournement d’autorité temporairement déléguée à des fins spécifiques par les parents, seuls titulaires de l’autorité parentale comme de la responsabilité parentale, qui inclut la responsabilité de décider ce qui est bon pour leurs enfants (et d’en répondre en cas de mauvaise décision), jusqu’à la majorité de ceux-ci. Et c’est un franc abus d’autorité si on impose ces visites par la menace, ou l’application, de punitions disciplinaires à l’encontre des enfants récalcitrants ou des enfants de parents protestataires.
 
On objectera que le gouvernement a reçu du parlement le mandat d’imposer des obligations aux mineurs même à l’encontre de la volonté des titulaires de l’autorité parentale et de la responsabilité nourricière et éducative, par exemple des vaccinations individuelles à finalité collective pour l’éradication définitive des anciennes épidémies européennes ou la tentative de circonscription des nouvelles épidémies exotiques importées par ledit gouvernement. Ou encore, on objectera que, se voyant confier les enfants plusieurs heures par jour, le gouvernement doit aussi leur fournir des moyens d’éducation et de développement personnel au-delà de la stricte instruction, par exemple en matière physique et sportive, que les populations contribuables ne contestent d’ailleurs pas (il n’en est certes pas de même des populations redistribuables mais la corrélation n’est peut-être que coïncidente).


Cependant, dans la plupart des pays uniopéens l’Etat n’a aucun mandat d’instruction religieuse. Non seulement les peuples administrés ne lui ont pas confié la mission d’enseigner le christianisme, ou le judaïsme, ou même l’athéisme, mais dans la majorité des cas ils ne lui ont pas demandé non plus d’éveiller les enfants au sentiment religieux ou de leur présenter l’éventail des diverses religions.


About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

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