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Coups de couteaux traditionnels… par Pierre Duriot

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Pierre Duriot

Le 27 août 2018

Le Colonel 3.0

 

Les traditions se perdent semble-t-il, mais pas pour tout le monde.

Pierre Duriot vous explique tout. //RO

 

 

© Pierre Duriot

 

 

L’été s’étire le long de l’A75 et dans la paisible aire de Lozère, France-Bleu Drôme-Ardèche évoque un coup de poignard « traditionnel », à prendre dans son sens culturel, comme l’a expliqué un jeune Afghan vivant en Allemagne, qui justifie par la coutume, le meurtre au poignard d’une femme désobéissante. On n’est pas dans une banlieue sombre, mais dans une petite ville de ce coin à cigales, où Mende, avec ses quelques milliers d’habitants est la plus petite préfecture de France, où Saint-Paul-Trois-Châteaux fait figure de chef-lieu des abricots. Là aussi, le fait divers le plus caractéristique de l’été a pignon sur rue et il ne sera repris par aucune télévision nationale. Je comprends à cet instant un peu plus ce que Laurent Obertone appelle : La France Orange Mécanique. Quelques cas isolés sont commentés par les têtes gouvernementales, de manière à exonérer l’étranger frappeur, la paix sociale vous comprenez. Le meurtrier a un patronyme d’outre Méditerranée, il a crié Allah Akbar, peu importe, c’est un déséquilibré, souffrant de problèmes psychiatriques, il ne faut pas stigmatiser. La thèse d’Obertone est à l’oeuvre, pour avoir une vue d’ensemble de ces coups de couteaux, il faudrait passer au peigne fin toutes les éditions régionales de France et personne ne le fait. La télévision nationale, qui informe l’immense majorité de nos concitoyens, se fait l’écho de quelques affaires sordides, sans doute les moins emblématiques de la guerre de religion en cours. La réalité, cloisonnée par les hermétismes régionaux, ne résonne pas comme elle le devrait, elle est bien pire et les Français coulent des jours de vacances, ceux qui le peuvent encore du moins, dans une douce torpeur, tout juste obscurcie par l’éventualité de se retrouver un matin, eux aussi, au mauvais endroit, au mauvais moment. L’insupportable devient doucement la normalité et un lundi matin, l’un de nos collègues ne sera pas au travail, puis un autre. Ils auront succombé sous le nombre à la sortie d’une boîte de nuit ou en rentrant tardivement de chez des amis, un samedi soir. Comment se fait-il que la nation s’accommode d’une telle ignominie, comme elle s’est accommodée, en d’autres temps, d’un autre envahisseur qui faisait payer au décuple toute atteinte à ses biens et ses hommes. Lors de l’appel du général, il furent peu à réagir, mais ils reçurent de l’aide, se battirent avec l’énergie du désespoir, moururent en masse et finalement l’emportèrent. Et beaucoup de monde s’inventa résistant de la première heure. L’individualisme moderne est passé par là, nous n’avons plus de général et on se demande bien qui viendra nous aider. Peut-être bien ces peuples de l’est dont la tête relevée est perçue ici comme un danger. La bonne attitude serait de courber l’échine, comme le préconisaient quelques collaborateurs zélés du nazisme qui nous feraient croire, comme ceux d’aujourd’hui, que notre destruction civilisationnelle serait une vraie chance pour nos nations européennes. Mais si l’histoire devait se renouveler, au prix de quelques dizaines de millions de morts, elle serait aussi et sans doute, suivie d’un Nuremberg…

 

 

About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

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