Daech et terrorisme : sur la voie de l’échec, enfer et paradis.

Par Roland Pietrini, le 20 décembre 2015

ATHENA – DEFENSE

 

 

Les récentes attaques sanglantes et lâches du 13 novembre à Paris ont montré les limites de la stratégie de la terreur. La coordination des attaques et leur efficacité en dépit du carnage ont montré en réalité un manque de coordination manifeste et une évidente improvisation, en dépit du bilan terrible que l’on déplore, celui-ci est bien en deçà de l’objectif qui était le leur, celui de tuer le plus de monde possible, sans discrimination. L’aspiration à monter les communautés les unes contre les autres et leur intention de remettre en question le mode de vie d’une jeunesse trentenaire heureuse de vivre, n’a eu pour résultat que de souder la communauté nationale autour de valeurs simples et fondamentales, la liberté de vivre comme on l’entend, d’écouter de la musique, de sortir le soir et de boire un verre en terrasse. Bref, de briller dans la lumière, en contraste de leur proposition de crever dans l’obscurantisme noir de leur incommensurable connerie. C’est pourquoi, il est essentiel de ne pas entrer dans leur jeu en transformant notre Etat de droit en état d’exception, et aussi réprimer les bavures éventuelles qui ne sauraient se justifier. La représentation nationale doit être vigilante en la matière. Une des solutions est de faire payer la casse par ceux qui l’ont causée, en l’occurrence, le ministère de l’intérieur, quand celui-ci se trompe d’objectif. La levée de doute ne doit pas mener à du n’importe quoi, n’importe comment. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut baisser la garde, bien au contraire, mais ce qui signifie, que sur le plan intérieur, l’état d’urgence doit rester un état provisoire et non permanent. La loi sur le renseignement et le renforcement des moyens de la DCRI et de la DGSE sont une nécessité, encore faut-il, qu’entre les oreilles qui écoutent, il y ait des cerveaux en nombre suffisant pour comprendre. C’est tout l’enjeu de notre action face à une évolution inéluctable des tactiques terroristes qui seront les leurs et face à une stratégie qui a atteint ses limites. Les prochaines cibles risquent de se révéler plus difficiles encore à protéger, églises, mosquées, synagogue, écoles, moyens de transport. L’implantation inéluctable de Daesh en Libye, compte tenu de la pression exercée sur eux en Irak et en Syrie, rapproche nos plages des plages de Tripoli, de Benghazi ou de Sirte. Nous vivons sur la même mer, l’Italie est à 600 km à peine de Tripoli. Quant à la Tunisie, sa frontière est commune avec la Libye (tout comme l’Algérie et l’Egypte), ce maillon faible, ne pourra résister longtemps sans aide massive, y compris militaire et si la Tunisie tombe, la guerre sera à notre porte. 

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