De l’impérieuse nécessité de créer des salles de désintoxication aux réseaux sociaux

Régis Ollivier – Le 25 octobre 2019 – Le Colonel 3.0

Ce texte sans prétention porte principalement sur Facebook (FB) et plus accessoirement sur Twitter (TW) que j’appellerai pour les besoins de cette étude « des produits » car, au regard des chiffres que je vais citer infra, ce sont en effet des produits de consommation et même de très grande consommation. Concernant les utilisateurs de ces réseaux sociaux (RS) ils prendront donc l’appellation, logique, de « consommateurs ».

Tout d’abord quelques chiffres qui donnent le tournis en illustrant à l’envi la démesure du phénomène devenu un véritable phénomène de société aux dérives incalculables

  • Facebook : 2,4 milliards d’utilisateurs actifs dans le monde (Facebook 24/07/19), dont 35 millions d’utilisateurs actifs en France(Facebook 02/02/19)
  • YouTube : 2 milliards d’utilisateurs actifs dans le monde (YouTube 03/05/19), dont 21 millions d’utilisateurs actifs en France (Harris Interactive* 01/04/19)
  • WhatsApp : 1,5 milliard d’utilisateurs actifs dans le monde (WhatsApp 31/01/18), dont 20 millions d’utilisateurs actifs en France (Harris Interactive* 01/04/19)
  • Instagram : 1 milliard d’utilisateurs actifs dans le monde (Instagram 20/06/18), dont 17 millions d’utilisateurs actifs en France (Facebook 02/02/19)
  • Snapchat : 210 millions d’utilisateurs actifs dans le monde (Snapchat 22/10/19), dont 13 millions d’utilisateurs actifs en France (Snapchat 19/11/18)
  • Twitter : 321 millions d’utilisateurs actifs dans le monde (Twitter 11/02/19), dont 12 millions d’utilisateurs actifs en France (Harris Interactive* 01/04/19)
  • Pinterest : 300 millions d’utilisateurs actifs dans le monde (Pinterest 01/8/2019), dont 9 millions d’utilisateurs actifs en France (Harris Interactive* 01/04/19)
  • LinkedIn : 260 millions d’utilisateurs actifs** dans le monde (LinkedIn 24/05/19), dont 6,8 millions d’utilisateurs actifs** en France (LinkedIn 11/02/19)

Insidieusement, ces milliards de consommateurs dans le monde et en France ont développé une addiction de plus en plus forte aux réseaux sociaux et notamment à Facebook. Cependant, ces consommateurs ne sont pas des victimes collatérales mais bien des victimes directes qui ont développé au fil des ans des pathologies très graves et dangereuses, comparables au grandes addictions tels le tabac, l’alcool, la drogue ou encore le sexe. Les comportements humains ont été profondément modifiés, l’immédiateté de l’information et des réactions prenant le dessus sur la réflexion et l’analyse. Ces nouveaux comportements font peser un très grand risque, à terme, celui de mettre gravement en danger la paix sociale dans le monde et dans notre pays.

Facebook est ainsi devenu une véritable cour des miracles et, pire encore, le déversoir et le réceptacle de toutes les haines et insultes accumulées et ressassées à longueur de journées. Et ce, dans tous les domaines en « phobe ».

A ce jour, force est de constater que Facebook et Twitter véhiculent des messages de haine gravissimes, au nom de la liberté d’expression, à un niveau inégalé. Ces réactions mettent donc, et j’insiste sur ce point, en danger la paix sociale et, si guerre civile il devait y avoir, c’est par les réseaux sociaux que celle-ci se propagerait sur le terrain.

À ce stade, je suis tenté de dire que le pouvoir s’en accommode, comme les autres avant lui, histoire de diviser pour mieux régner. Certes, des mesures sont prises notamment sous forme de répression judiciaire. Cependant, aucune mesure préventive n’est prise. Pourtant, concernant les grands fléaux de société cités supra, il existe de nombreuses campagnes de prévention et de sensibilisation, même s’il est notoire que leur portée est limitée. Il en est ainsi des campagnes de la prévention routière.

Alors, avant qu’il ne soit trop tard, je préconise la mise en place de « salles de désintoxication aux réseaux sociaux », à l’instar de ces cellules dites des « alcooliques anonymes » ou autres « fumeurs anonymes ». Après tout, il existe bien également des « salles de shoot » dont l’objet est tout le contraire de la prévention. Des cellules de soutien psychologique avec le personnel Ad Hoc, bénévoles ou rémunérés.

Je garde le secret espoir qu’un député voudra bien porter un projet de loi en ce sens auprès de l’Assemblée nationale. L’espoir fait vivre.

Voici quelques liens utiles pour la bonne compréhension du problème :

http://www.alexitauzin.com/2013/04/combien-dutilisateurs-de-facebook.html

https://blog.digimind.com/fr/insight-driven-marketing/facebook-les-chiffres-a-connaitre-en-2018

https://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1125265-nombre-d-utilisateurs-de-facebook-dans-le-monde/

2 réflexions au sujet de “De l’impérieuse nécessité de créer des salles de désintoxication aux réseaux sociaux”

  1. Finalement, le tabac et l’alcool ne nuisent qu’à ceux qui s’y adonnent et qui ne sont pas forcément sur Facebook, Twitter etc.
    Et pourtant ceux sont eux que l’Etat rackette.

  2. Rappelez-vous le bon temps où Internet n’existait pas et qu’il fallait payer pour recevoir un appel téléphonique sur son Radiocom2000…

    Le fameux Nouveau Monde est destructeur. Je préfère rester addict à la clope plutôt qu’à Facebouk.

    Il n’y aura pas besoin de Guerre Civile, car nous allons nous auto-détruire avec ce numérique intrusif.

    Mort aux Cons ! … que nous sommes tous.

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