Diplomatie franco-allemande : soumission

Georges Michel – Le 06 février 2019 – Boulevard Voltaire

« C’est la France qui le finance mais, toujours par ce traité, c’est l’Allemagne qui pourrait aussi en bénéficier, puisqu’il est bien spécifié, dans l’article 4, que la France et l’Allemagne « se prêtent aide et assistance par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée, en cas d’agression armée contre leurs territoires » Ce n’est pas une option, c’est une obligation. » Y compris donc notre arsenal nucléaire. Intolérable selon moi. //RO

© Pierre Duriot

Mais à quoi joue donc Emmanuel Macron avec le siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU ? Ce siège de membre permanent obtenu parce que la France était à la table des vainqueurs en 1945 : ça plaît, ça plaît pas, mais c’est comme ça et c’est l’Histoire. En mars, la France présidera le Conseil de sécurité et, en avril, ce sera au tour de l’Allemagne (en temps que membre élu pour deux ans) de le présider, toujours pour un mois, puisque telle est la durée de cette présidence tournante.

À l’occasion de cette conjonction des planètes, la Représentation permanente de la France auprès des Nations unies à New York vient de publier un petit clip de propagande intitulé « Dans un mois, une présidence du Conseil de sécurité historique ». Ce petit film nous explique que « pour la première fois aux Nations unies, DEUX pays assurent une présidence conjointe du Conseil de sécurité » : France et Allemagne. Tout ceci sur fond de la photo du général de Gaulle embrassant le chancelier Adenauer, suivie immédiatement de celle de Macron et Merkel. Ça fait toujours bien d’invoquer les grands ancêtres en faisant croire que l’on s’inscrit dans leur lignée. C’est le principe des grandes usurpations.

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.