« Distinction »


JM DZESAMEDI 6 JUIN 2020

De quelques superbes distinctions que se flattent les hommes, elles ont toutes une même origine, et cette origine est petite. Si les hommes sont égaux, il n’y a de grande distinction, que des différences qui peuvent exister entre eux. Comme moi par le passé, comme beaucoup d’autres, vous avez été « élevé à la distinction de Légionnaire de 1ère classe ». Je ne jugerai pas ceux qui vous ont octroyés ce privilège, ni les raisons qui les ont poussés à le faire. Si la politique à ses lois que la raison ignore, parfois, la nécessité à ses raisons que la raison, également, ne connaît point…

Permettez-moi donc, monsieur le préfet de police, de vous énoncer ce qui nous distingue, entre coreligionnaires cela se fait. Vous êtes célèbre pour vos déclarations à l’encontre des petites gens que vous méprisez. Avouez-le, vous agissez, la plupart du temps, par humeur ou par caprice devant les caméras, rarement par devoir ; dans le peu de bien que vous faites, l’orgueil et la vanité entrent pour beaucoup. Vous travaillez tant pour votre renommée et si peu au bénéfice des plus nécessiteux; que nous ne connaissons pas le fruit de vos bonnes œuvres. Quand on fait mal le bien, cela se voit, quand on fait uniquement le mal, les marques qu’il laisse sur le visage sont indélébiles. Ceux sont celles qui, aujourd’hui et pour toujours, vous distinguent du plus grand nombre.

Une réputation tient souvent au caprice des événements. Vous avez eu votre moment de gloire, en faisant une corrélation entre les personnes gravement atteintes du COVID et celles qui n’avaient pas respectées le confinement. Là aussi vous avez su vous distinguer. Quelques excuses à peine soufflées, vous ont parues suffisantes. D’autres que vous, à ce niveau de responsabilité, se seraient élevés, en faisant la distinction entre une faute et une simple erreur ; ils auraient alors démissionné. C’est ce panache qui vous fait défaut, car chez vous, c’est surtout la morgue qui prévaut. Les gens du commun savent reconnaître ce qui distingue les hommes et cet honorifique galon vert, brodé sur votre manche, ne les abusera point.

En Général belliqueux, vous avez pris la tête des forces de l’ordre quand, dans Paris, se rassemblaient les chantres de la contestation légitime des plus pauvres, des plus démunis, des plus fragiles. Vous avez su alors vous distinguer par votre brutalité, votre indifférence à la souffrance et à la misère de ces petites-gens. Incapable de faire la distinction entre « blacks blocs » et simples gilets jaunes, vos ordres étaient d’une intransigeance éhontée. Aucune distinction entre jeunes et vieux, entre hommes et femmes, entre casseurs et simples manifestants, vous avez perdu votre honneur sur ces champs de batailles et sans aucune considération, pour ceux qui étaient sous vos ordres, vous avez sali également et durablement, l’image des forces de l’ordre, engagées pour servir et protéger, les plus faibles.

Les grands hommes n’ont nul besoin de ces hochets des vanités pour exister. On vous prête une admiration sans borne, pour ceux qui ont l’honneur de servir sous le fanion vert et rouge de la Légion et pour tout ce qui porte un uniforme. Au point même, qu’un ex-premier ministre s’alarmait ainsi de votre nomination en tant que préfet : « Dites donc, il paraît qu’on m’envoie un nazi ? (1) », tant votre fanatisme pour la chose militaire est connu. Croyez-vous qu’en arborant cette distinction, vous vous rapprocherez de quelques manières que ce soit de « ces hommes qui marchent là-bas… ». Comme le chantent, les Légionnaires « … Et ce qu’ignore le vulgaire… », il semble que vous ignorez beaucoup de choses, sur ces hommes « qui ont une âme de mousquetaires ». Je vous enjoins à lire et à relire encore, le code d’honneur du Légionnaire. Vous y distinguerez des mots comme « honneur, courage, loyauté, vertu » et des règles de vie, qu’ont en commun, tous ceux, hommes ou femmes, qui ont la lourde responsabilité de faire usage de la force dans le cadre de la Loi, comme : « Agir sans passion et sans haine… ». Voilà encore quelques distinctions qui vous auront échappées.

Vous l’avez compris, monsieur le préfet de police, nous ne sommes pas dans le même camp. Vous aurez certes l’honneur de porter ce galon de Légionnaire de 1ère classe sur votre tenue et je ne doute point, qu’il fera grand effet dans les salons parisiens et il vous vaudra, de la part de quelques étoilés, moult félicitations faussement sincères. Mais prenez le temps de regarder bien dans les yeux, les quelques militaires du rang que vous croiserez lors de vos déplacements, lorsqu’ils verront ce ridicule galon entacher votre bel uniforme de préfet. Vous n’y distinguerez qu’ironie, moquerie et une pointe de tristesse devant cette déshonorable manie, qu’on les puissants à manquer de volonté, à ne pas savoir se maîtriser et à se laisser guider par des caprices.

Vous avez peut-être noté, qu’avec désinvolture, je n’ai pas mis de majuscules à « monsieur le préfet de police… », ce n’était, évidement, pas par négligence ou pour faire preuve d’impolitesse, mais uniquement pour souligner que rien, monsieur, ne vous distingue du vulgaire…(1)

1 https://www.liberation.fr/direct/element/quand-alain-juppe-parlait-du-prefet-lallement-comme-dun-nazi_109594/

Capitaine (e.r.) Jean-Marie Dieuze, ancien officier à titre étranger

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9 réflexions au sujet de “« Distinction »”

  1. 1°classe,nest pas un grade (à mon époque) c’est une distinction donc il ce mérite. Qu’avez-vous fait pour être proposable. Payer ou magouiller ??? Peut importe c’est déshonoré cette imagede la distinction.
    C’est aussi déshonoré l’image de l’institutionnalisation qui est pour ce coup la legion.

  2. En tant qu’ancien légionnaire du 1er Régiment étranger de cavalerie de 1987 à 1992 je trouve inadmissible votre nomination mon gamin a été abattu au combat le 4 mai dernier
    En plus vous n’avez même pas effectué votre service militaire pour moi en parlant en français vous n’êtes qu’une grosse merde vous ne méritez même pas ce titre
    La Légion étrangère se respecte c’est une unité d’élite essayez simplement de passer les tests remarque vu le poids que vous faites vous arriverez à faire peut-être 2 tractions
    Si vous cherchez les médailles il n’y a pas de problème aller faire un tour dans une fonderie et là vous choisirez ce que vous voulez
    Vous me dégoûtez vous ne respectez rien du tout et encore moins les Français
    Je vais stopper mes commentaires
    Pour moi vous avez eu ce poste car vous avez bien sucer en parlant le langage de la Légion étrangère je pense que je vais arrêter là

  3. D’un légionnaire de 1ère classe d’honneur, commis policier de haute volée, et de qui le distingue

    Quand le mérite n’y suffit plus, sachant le pouvoir ce qu’il est, on a les généraux qu’on peut, et non ceux qui se doivent.

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