Eauze (32) : pneus crevés, agressions, cambriolages se succèdent depuis des mois

SudOuest.fr Publié le 21/08/2013 Par Franck Meslin

Face à une succession de délits, le maire pousse un sérieux cri d’alarme contre l’insécurité en zone rurale.

Le maire d’Eauze compte interdire les attroupements sur la voie publique et ouvrir le débat sur la vidéosurveillance. (photo archives philippe bataille)

Ras le bol ! Le maire d’Eauze tape du poing sur la table pour dénoncer une « montée de l’insécurité dans les zones rurales » et une présence insuffisante des forces de l’ordre. Dans un courrier envoyé le 16 août dernier au préfet, au procureur de la République et au commandant des gendarmes du Gers, Michel Gabas énumère la succession d’actes de délinquance dont ses administrés sont victimes depuis plusieurs mois.

Pneus crevés, dégradations de biens publics, agressions physiques, cambriolages de commerces, perturbations de rassemblements sportifs, troubles à l’ordre public ou baignade sauvage dans le lac conduisent ainsi le maire  à réagir vivement. De plus, les auteurs de ces faits s’en vanteraient sur sur les réseaux sociaux.

 Un coup de gueule destiné à solliciter l’aide des pouvoirs publics. « Les auteurs de ces actes ont été identifiés et sont connus par vos services et ceux de la sécurité publique en général », écrit-il au colonel Christophe Poussereau. Réclamant une présence accrue des gendarmes en ville, Michel Gabas demande des effectifs supplémentaires au sein de la brigade d’Eauze. Interrogé par « Sud Ouest » après la chasse aux voleurs par les témoins d’une infraction, la semaine dernière à Bassoues, le colonel Christophe Poussereau estimait disposer avec 336 militaires d’un effectif suffisant pour assurer la sécurité des Gersois.

« Un sentiment d’impunité progresse et je crains que des administrés se défendent seuls au risque de commettre un drame », souligne le maire d’Eauze dans son courrier au procureur. Et d’indiquer au préfet que « les nombreuses victimes de cette petite délinquance craignent à déposer plainte par peur de représailles ».

Le maire d’Eauze en appelle ainsi à une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les élus locaux. Face à un « laxisme croissant des pouvoirs publics de l’Intérieur et de la Justice », le premier magistrat d’Eauze compte désormais « prendre ses responsabilités » et intervenir.

Le Colonel dit : Et c’est comme ça partout en France. Ce laxisme des pouvoirs publics va conduire à la mise sur pied des milices d’auto-défense. Faudra t’il en arriver là? //RO

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.