Élection de Donald Trump : pourquoi les Américaines se pressent-elles chez leur gynécologue ?

Baptiste Erondel | Le 10 novembre 2016

Madame Le Figaro


Oui, c’est une horreur. Une régression sociale.

Je ne pouvais pas passer sous silence cette mesure phare du candidat Donald Trump,

désormais président élu des Etats-Unis. //RO


 

Sur les réseaux sociaux, les Américaines s’inquiètent de leur droit à la contraception sous la présidence Trump, et se motivent entre elles à aller chez le gynécologue avant son investiture.

« Vous avez soixante-dix jours pour vous rendre chez le gynécologue. » C’est le message que toutes les Américaines partagent depuis la victoire de Donald Trump lors de l’élection présidentielle américaine. En cause ? La potentielle suppression de l’Obamacare (la réforme du système de santé mise en place par Barack Obama) et du Planning familial. Rappelons que grâce à l’Obamacare, les femmes ont accès à dix-huit sortes de contraception approuvées par la FDA (l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) et totalement remboursées. Parmi elles, la chirurgie de stérilisation, l’implant, la stérilisation masculine, le stérilet ou encore les injections contraceptives.

Seulement voilà, dans son programme, Donald Trump prévoit de supprimer la sécurité sociale instaurée par Barack Obama. L’avenir du remboursement de toutes ces méthodes contraceptives est alors mis en péril. Les Américaines ont donc décidé de s’exprimer sur les réseaux sociaux, en partageant leur peur de voir les services proposés par l’Obamacare et le Planned Parenthood (le planning familial américain, utilisé par plus de 2,5 millions d’Américains chaque année, et financé à un tiers par le gouvernement) devenir inabordables, voire inaccessibles.

« Les filles, appelez vos médecins. Aujourd’hui. Prenez soin de votre santé avant le 20 janvier. Prenez un stérilet, faites des mammographies, des ultrasons ou des dépistages du cancer du col de l’utérus. Faites-le maintenant ».

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« Droit à l’avortement ? Pas de financements »

Le Planned Parenthood donne notamment accès à l’avortement. Un droit remis en question tout au long de la campagne de Trump. En mars 2016, le gouverneur de l’Indiana et futur vice-président des États-Unis, Mike Pence, avait proposé un projet de loi bloquant les fonds accordés au planning familial et s’était battu pour restreindre le droit à l’avortement. Donald Trump, lui, s’est également exprimé en faveur de cette interdiction. « Pas de financements du planning familial tant que le droit à l’avortement ne sera pas aboli », avait-il dit, alors même qu’il écrivait vouloir nommer des juges « pro-life » à la Cour Suprême.

Dans la crainte de ce qui arrivera à partir du 20 janvier prochain, jour de l’investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche, les femmes s’encouragent aussi les unes les autres à en apprendre davantage sur les méthodes de contraception, et notamment sur le stérilet, qui coûte plus de 1 000 dollars sans assurance. Les tarifs de la pilule contraceptive se situent, eux, aux alentours de 50 dollars par mois, sans assurance.


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Photo de Une : Depuis la victoire de Donald Trump, les Américaines s’inquiètent pour leur contraception.
Photo iStock

 

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

2 thoughts to “Élection de Donald Trump : pourquoi les Américaines se pressent-elles chez leur gynécologue ?”

  1. Quand est-ce que les français arrêterons de croire que les ZetaZunis ne sont pas la France et que les ZetaZunis sont 50 états pas forcement UNIS en tout sauf par certaines lois fédérales ? (En principe, car voila pas mal de temps que le Colorado fume des joints illégaux selon les lois fédérales et des villes comme SF (sanctuaire) refusent de transférer leurs criminels étrangers aux services de l’émigration. Mais je suppose que Donald va mettre un peu d’ordre dans ce charmant foutoire).
    Puis je vois des étonnements because Hillary a eu plus de voix que son ancien pote Donald et que c’est Donald qu’a gagné. Et oui, on est 50 pays, des très gros et des tout petits, tous un peu pareils, mais pas vraiment. Et pour ne pas étouffer les p’tios, la Constitution leur donne des sièges (grands électeurs) pour les entendre. Peut-être devrait-on faire ca en France pour réduire l’envahissant Parisianisme !

  2. Peut être qu’il n’a pas tord.
    Pourquoi?. Parce je trouve terrible que des « gamines » de 15 à 18 ans, se débarrassent de leur nouveau né dans des poubelles, et parfois dans le cours de nos rivières. Et cela nous le voyons tous les jours dans la rubrique des faits divers de nos journaux locaux en France. Beaucoup de couples normaux aux USA et en France aussi, aimeraient entourer ces enfants que ces « jeunettes » ont données la vie, et de ce fait, sa position sur le problème de l’avortement est plein de bon sens et d’humanité. Pourquoi le « malheur » de certaine ne ferait-il pas le « bonheur » de quelque une autre?.
    Et si les femmes américaines trouvent que les prix pratiqués pour l’implantation de stérilet est excessif , alors qu’elles pratiquent le nomadisme médical vers la France. Et nos sage-femmes seront heureuses de les y aider.
    Mais, à l’instar des mesures anti avortement proposées par monsieur Trump dans son pays, que personne ne s’étonne que les patriotes français supprimeront les crédits alloués au titre de l’AME, qui permet à des milliers d’illégaux de se faire soigner gratuitement, alors que nos « vieux » dans leurs hospices et autres HEPAD, manquent souvent de soins et de traitements élémentaires ou de personnels soignants.
    Sans compter le fameux accord médical signé avec l’Algérie, depuis 1962, et qui permet à cette dernière de ne pas honorer les frais médicaux de ses ressortissants venants ou vivants dans notre pays.
    Donc, si monsieur Trump applique les mesures anti obamacare, dont il a esquissé les grandes lignes dans sa campagnes électorales, alors, nous français de souche ne devont pas à avoir peur de supprimer toutes les mesures médicaux sociales qui permettent à des non français de profiter pleinement des largesses de la chiraquie, de la mitterandie de la sarkolasie et de la hollandie. Qui a dit : « l’État ne peut pas tout »?. Un socialiste, un démocrate.

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