Election présidentielle 2017 : bis repetita placent

28 janvier 2015 Non Par Régis Ollivier

Par Régis Ollivier, le 28 janvier 2017

Le Colonel Attitude

 

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Ainsi donc, et de ce que je retiens de son intervention, pour Cambadélis, les jeux sont faits. Point besoin de primaires au PS. Le candidat à l’élection présidentielle de 2017 n’est même plus le candidat putatif. C’est désormais le candidat officiel et il se nomme François Hollande.

Lequel a montré, il est vrai, qu’il était un véritable chef d’Etat en surfant de façon magistrale sur les cadavres des victimes de Charlie Hebdo et de Vincennes. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Et quel bonheur pour le PS d’avoir un tel homme adulé par le monde entier. Même Angela Merkel ne s’y est pas trompée en posant avec beaucoup de tendresse et de manière ostentatoire sa lourde tête sur les larges épaules d’un président enfin aimé par son peuple qui l’a massivement suivi dans sa grande marche pour la liberté de presse et la liberté d’expression. Tous derrière et lui devant. 

En plus de cette tendresse non feinte, Angela Merkel, à l’instar d’autres présidents, tel Barak Obama, voit surtout dans cet homme providentiel celui qui sera le plus à même d’inféoder la France et les Français au nouvel ordre mondial voulu et imposé, à marche forcée, par le même Obama mais aussi par les technocrates de Bruxelles.

Exit Nicolas Sarkozy, reçu comme un marchand de pizzas par la dame de fer d’une Allemagne qui se sent pousser de nouvelles ailes.

Pauvre Sarkozy qui croyait lui aussi surfer une vague nouvelle de popularité qu’il a bien du mal à concrétiser. Trompé! Se rend-il compte qu’il a été berné par ses groupies qui ne juraient que par son retour, tel un sauveur de la nation. Tout juste si elles ne se pâmaient pas sur les réseaux sociaux, invectivant comme des charretières celles et ceux qui avaient l’outrecuidance de ne pas penser comme elles. C’est du vécu. De fait, comme les sondages, ce n’était que du vent. Et Sarkozy est tombé dans le panneau. Comme un chanteur malheureux… Il se voyait déjà en haut de l’affiche. C’est mal barré. 

Alors, comme je l’écrivais encore récemment, c’est un scénario catastrophe qui nous attend lors de l’élection présidentielle de 2017.

Avec un François Hollande sortant et conquérant (oubliée la courbe du chômage), un Nicolas Sarkozy impétrant et revanchard, toujours autant détesté, et l’infatigable Marine Le Pen, en perte de vitesse après des choix politiques à l’emporte-pièces. Plus les peanuts!

A ce stade, je ne suis même pas certain que le président de l’UMP parvienne à se hisser au second tour.

Et le PS jouera à fond la carte du FN. Et puis, comme à l’accoutumée, ce n’est pas moi qui le dit, quelques constructions de mosquées par ci et par là et le tour sera joué.
Bis repetita placent

 

Le Colonel vous salue bien

Régis Ollivier

 

Illustration : Bisous repetita nawak-illustrations.fr