« En Afrique, les vrais décideurs de la diplomatie sont les services secrets »

Par Romain Bizeul

L’Obs

 

Les services secrets français seraient donc en perte de vitesse et partant, la France en perte d’influence. On m’aurait menti alors!  Mais le plus intéressant reste ce constat des auteurs, je cite :

« Certains agents font même preuve d’une certaine arrogance, pensant tout contrôler, connaître et maîtriser. Mais les plus anciens, en particulier ceux qui n’y sont plus, voient néanmoins que les réseaux Français ont en réalité perdu de l’influence sur le terrain. »

 

 

© Pierre Duriot

 

L’espionnage n’est pas mort. Au contraire, il occupe une place centrale dans la présence française en Afrique. Interview d’Antoine Glaser, co-auteur de « Nos chers espions en Afrique ».

Les services secrets ont toujours alimenté les fantasmes. Souvent caricaturés par Hollywood, les espions jouent néanmoins un rôle crucial dans les affaires extérieures à leurs pays. En Afrique, à l’heure d’une lutte contre le terrorisme qui n’en finit pas et d’enjeux économiques conséquents, le continent est toujours un véritable nid d’espions.

Mais les agents français, qui avaient pourtant une longueur d’avance dans la région subsaharienne et au sein des hautes administrations, sont en perte de vitesse. Après plus de deux ans d’enquête, Antoine Glaser et Thomas Hofnung, journalistes et spécialistes de l’Afrique, révèlent les secrets d’ordinaire bien gardés des espions français. À l’occasion la sortie de « Nos chers espions en Afrique », son co-auteur Antoine Glaser nous explique les problématiques qui lient aujourd’hui espionnage et Afrique.

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

3 thoughts to “« En Afrique, les vrais décideurs de la diplomatie sont les services secrets »”

  1. Cher M. Olivier (je suis une ‘civile’, mais également veuve, de…, SDECE ; la Piscine, 3ème cellule – ceux qui ne prenaient leurs ordres QUE directement du Président de la République. Un temps trépassé, également de celui du Service 7 (même si Le Roy-Finville s’était octroyé les actions de son ‘chef’ – puisqu’incognito pour lui). Avant la DGSE. Depuis, visiblement, les services secrets français sont pénétrés de gougnaffiers de puissances étrangères… et tant que les archives ne seront pas publiées, on se permet les plus ridicules affirmations !

    Navrée, les’ vrais’ (mouais…), récents décideurs de la diplomatie africaine ne sont que les francs mac – un super réseau, certes (je sors d’une famille criblée de vénérables, tous aussi hypocrites de cousin à cousin, voire de frère en frère), avec la plupart totalement ignorants de la puissance étrangère, au-dessus, qui les manipule à souhait…

    L’Afrique, jeune homme, au début c’était les jattes remplies de diamants qui avaient permis à De Gaulle de solder la fumeuse dette du Plan Marshall… La France, c’était l’assistance technique et le matériel offerts avec les pièces de rechange à acheter aux usines de France, pour les faire tourner, en réciprocité (la 4ème République avait vidé les caisses de l’Etat, n’est-ce pas !).

    L’Afrique, ce n’était surtout pas le cousin Bokassa de VGE ou les diamants qu’il empochait. Après ! Nuance. Et si, en prime, avant de passer enfin l’arme à gauche, le VGE voulait bien nous donner tous les détails sur ce ministre ‘noyé’ – rien que pour remercier ce peuple de France qui l’a tant entretenu, lui, le né allemand…

    Je crains de n’avoir retenu aucun intérêt particulier au roman à l’eau de rose que vous nous présentez…

  2. Je ne vois pas pourquoi je paierais le métro d’Abidjan avec mes taxes et impôts, au bénéfice de l’entreprise Bouygues et les autres… L’état français devrait avoir coupé les ponts depuis longtemps avec l’Afrique. Surtout avec l’ Algérie. Les Français paient pour des intérêts particuliers, encore une fois.

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