Encore combien de Milk Bar ?

Publié par , le 18 juillet 2016

Le Colonel


 


On ne fera pas long, tout reste à faire mais tout a été dit. Néanmoins la répétition des même réflexions a au moins le mérite de contribuer au volume général de la protestation.

On s’interroge sur les prochains stades de l’escalade des opérations de relations publiques gouvernementales, au-delà de la destruction, annoncée par le président de la République à ses 12% d’approbateurs résiduels quelques heures après les sacrifices de Nice, de détruire un peu plus d’infrastructures syriennes après soigneuse évacuation de leurs occupants qataris.

Sur le plan intérieur la gesticulation en cours rappelle le printemps 2009, où le gouvernement avait grandiloquemment décrété le plan national de prévention et de lutte contre la pandémie grippale, puis son escalade législative phase après phase pour cacher sa décision non seulement de n’en appliquer aucune, mais aussi de laisser volontairement entrer la grippe Smithfield. Il en est de même, on l’a expliqué dès le début, de l’état d’urgence. Aujourd’hui certains appellent l’instauration du couvre-feu. Dans l’étude d’août dernier sur le Septième Scénario, qui annonçait la proclamation de l’état d’urgence un 14 novembre (involontaire prophétie), c’était justement pour pouvoir instaurer le couvre-feu en certains lieux que le gouvernement décidait de déclarer l’état d’urgence (comme en 2005). Or l’état d’urgence a bien été déclaré le 14 novembre mais le gouvernement n’a pas jugé opportun d’instaurer un couvre-feu dans les parties du territoire où son autorité est encore respectée. En soi d’ailleurs un couvre-feu nocturne ne changerait pas grand-chose puisque les sacrifices humains bismillah sont préférentiellement exécutés de jour, nonobstant quelques exceptions dans la pratique. De toute façon les quinze millions de partisans de cette pratique, et les quelques exécutants passés à l’acte jusqu’à présent, accordent à la loi coranique une autorité supérieure aux lois et décrets étatiques. La circulation d’un gros camion frigorifique en infraction des interdictions de centre ville, d’horaires vespéraux et de livraison les jours fériés n’est pas plus exceptionnelle que la tolérance des arsenaux des enclaves suburbaines de droit extraterritorial ou le laissez-passer sans contrôle accordé à toutes les encagoulées intégrales dans les aéroports de France et de Mayotte, sous état d’urgence comme sous état de patience : même en dehors des zones de droit coranique, l’exécutif ne fait plus appliquer les lois votées par le législatif, ou du moins il en exempte certaines populations et prend bien soin de leur faire savoir que ce n’est pas de la négligence aléatoire mais une exemption ciblée, au sens propre un privilège, accordé non pas à un individu selon son mérite mais à une communauté selon sa croyance. discours promotionnel dont l’effet, voire l’objectif, ne peut être que la propagation de ladite croyance qui accorde ainsi un statut supra-citoyen en France.

Quant à l’état de siège au sens de l’article 36 de la constitution, on a également déjà répondu à ceux qui en rêvent aujourd’hui. Comme en matière de pandémie, il est ridicule, donc contre-productif pour l’autorité de l’Etat, de décréter un nouvel état institutionnel avant d’avant appliqué les mesures prévues au stade précédent. Or il y en a beaucoup, et bien plus efficaces que l’instauration d’un couvre-feu dans les zones d’obéissance civique. Sur le territoire national, le transfert de l’autorité civile à une autorité militaire n’a plus aucun sens aujourd’hui en France. Il s’agirait de faire passer les centaines de milliers d’effectifs de police professionnelle sous le commandement de quelques officiers généraux exclusivement issus du corps expéditionnaire de manouvre, puisque la restauration précipitée d’un symbolique commandement territorial ne peut pallier ni la dissolution des forces de défense du territoire, ni la déqualification méthodique, à leur corps défendant, des cadres de réserve, deux chantiers de désarmement menés depuis vingt ans par l’état-major conjoint Bercy-saint-Dominique. Qu’il s’agisse d’un simple couvre-feu à vocation publicitaire ou d’une véritable opération de perquisition et désarmement des enclaves extra-étatiques en France, il faudrait s’attendre non pas à une collaboration civique généralisée mais à l’insurrection, spontanée ou intimée, de l’ensemble des zones concernées, alors que l’effectif militaire maximal déployable ne permettrait même pas de sécuriser une seule métropole régionale, comme on l’a démontré, par les chiffres et selon les méthodes du Livre Blanc de la Défense et de la Sécurité, dans le Septième Scénario.

Surtout, aucune mesure de restauration de l’ordre pré-mahométan ne peut avoir la moindre efficacité dans l’actuel état d’esprit gouvernemental de soumission (islam en langue arabe) régulièrement exprimé par le régime, qui demande expressément à la population française de s’habituer à la généralisation des sacrifices collectifs pour au moins dix à vingt ans, sans oser lui préciser quelle issue la population survivante devrait attendre de cette tolérance vicennale. Le ministre de l’Intérieur a certes menti en disant le 5 août 2014 qu’il n’était pas illégal de prôner le djihad en France, puisque toute incitation à la violence est interdite qu’elle qu’en soit le motif ou la finalité. Mais son propos était cependant suffisamment grave pour devoir être pris au sérieux, tant comme intimation d’accepter, pour les uns, que comme encouragement à continuer, pour les autres ; le maintien à son poste après ce type de déclaration est un endossement gouvernemental sans ambiguïté. De son côté, le Directeur Général de la Sécurité Intérieure a déclaré le 24 mai 2016 devant l’Assemblée que ce qui le préoccupait beaucoup plus que le djihad est le risque de radicalisation d’une ultra-droite.


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Illustration par Le Colonel. Photo : (sourate 3, verset 102).
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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

4 thoughts to “Encore combien de Milk Bar ?”

  1. @ de Stratediplo; loin de moi l’idée de vous offenser par ce terme de blablabla; mais je crois et je suis même certain que nous en avons tous assez de paroles et que nous souhaiterions des actes.
    Je vous rejoins sur un point; notre armée actuelle bien qu’elle possède encore d’excellents éléments n’est pas comparable avec celle d’Algérie par le seul fait qu’elle n’a jamais été confrontée aux mêmes impératifs et actions tant au combat dans le djebel que dans les villes; les méthodes étant diamétrallement opposées.
    Cela étant nous avons encore des Régiments qui seraient prêts à en « découdre ».
    La bataille d’Alger a mobilisé environ 5000 hommes pour une population, sauf erreur de ma part, d’un peu plus de 400000 personnes.
    Certes il y a eu des indics qui ont facilité la tâche. Cela étant je suis convaincu que l’on aurait plus d’indics (de gré ou de force…tant pis je me laisse aller) aujourd’hui qu’hier.
    Je crois que nous serons d’accord sur un point, majeur: il faut que la peur change de camp.
    Par conséquent face à cette situation exceptionnelle et surtout intolérable, utilisons les mêmes moyens.
    Les Lois me direz-vous? et bien changeons les pour les adapter à la situation.
    Les Français doivent prendre conscience que demain il sera trop tard.
    Je vous salue camarade. Un ex du 2ème REI

  2. Moktar, nous sommes d’accord quant au résultat à atteindre, et même quant à l’opération à prendre en référence. Mais je diverge sur l’opinion que « nous avons les moyens de résoudre le problème ». J’ai étudié ces moyens, selon une méthodologie qu’on n’a pas réfutée pour l’instant. La France n’a plus d’armée de taille à « investir ces banlieues ». Comme exposé dans le Septième Scénario, elle ne pourrait même plus déployer l’effectif déployé à Alger (le double de celui déployé à Baltimore l’année dernière), une ville de 600000 habitants et sans « bataille ». Les militaires qui, en suppléance de la police, ont arrêté les terroristes en 1957, ont été éclairés et guidés par la population. Seuls l’îlotage et la responsabilisation des habitants ont été efficaces, raison pour laquelle le gouvernement algérien a repris la même méthode trente ans plus tard, comme vous l’auriez su en suivant le lien du Colonel vers la suite de mon blablabla : la solution sur le plan sécuritaire, c’est, à l’échelle du pays, le Dispositif de Protection Urbaine.

  3. MOKTAR ayant tout dit, je me contenterai de conclure sur la dernière phrase visant à nous faire croire qu’une Ultra-Droite était plus à craindre que le Djihad.

    Alors çà c’est du lourd !

    BIENVENUE à « L’ULTRA-DROITE » anti DJIHAD ! Il faut cesser de cataloguer systématiquement une Vraie Droite, comme une ultra-droite !

    Il était ultra-droite Juppé en 1990 lorsqu’il annonçait, avec ses potes UDF et RPR, un programme aux Français digne de celui du FN aujourd’hui ? Ah mais si, lisez :
    -Fermeture des Frontières – Suspension de l’immigration – Réserver certaines prestations sociales aux Nationaux – Incomptabilité entre l’islam et nos Lois etc…

    Quelle MOUCHE l’a piqué depuis ? La Mouche Tsé-Tsé ? non et c’est dommage ! Celle baptisée ALLAH AKBAR, porteuse de valises contenant des arabo-américano-pétro-dollars ? Bien sûr que OUI !

  4. Beaucoup de blablabla mais je relève deux aspects sur lesquels je suis d’accord: un couvre-feu ne sert à rien et un état de siège idem.
    Nous sommes, qu’on le veuille ou non, en état de terrorisme intérieur visant à détruire notre civilisation; la Sûreté de l’Etat est menacée, par conséquent déjà en tout premier lieu formons un Tribunal d’Exception style Cour de Sureté de l’Etat. Cela a été fait par le passé et contre des Français défendant le drapeau tricolore, aussi pourquoi ne pas utiliser les mêmes tribunaux d’exception envers des ennemis de la France (entre autres).
    Nous savons, tout le monde sait, que les banlieues, toutes sans exception, regorgent d’Islamistes en herbe prêtes à en découdre; nous savons que ces banlieues regorgent d’armes de guerre. Dans ce cas je crois que nous avons les moyens de résoudre le problème: utilisons l’armée pour investir ces banlieues qui sont des zônes de non-droit. Nous pouvons prendre en exemple la fameuse bataille d’Alger au cours de laquelle, justement, les commanditaires du Milk- bar, de la cafétéria et autres ont été éliminés. Certains vont dire:nous ne sommes pas dans le même contexte! je réponds: Effectivement nous sommes dans un contexte hautement plus dangereux.
    La France va connaitre, n’en doutez pas, pire que ce qui s’est passé en Algérie de 54 à 62.
    Aussi les blablabla….les conseils……..les beaux discours ne résoudront nullement le problème majeur auquel nous sommes confrontés.
    Face à situation exceptionnelle doivent être mis en oeuvre des moyens exceptionnels.
    L’ennemi, je devrais dire les ennemis, ne se sont encore pas découverts car ils attendent le moment propice. Ce jour là s’en sera fini de nos libertés.

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