Entre Macron et l’armée, la méfiance perdure un an après le départ du général de Villiers

Par valeursactuelles.com

Le 12 juillet 2018

 

 

© Pierre Duriot

 

 

14 juillet. Malgré les concessions budgétaires, l’armée n’oublie pas le violent recadrage de l’ancien chef d’état-major par Macron.

Nouvellement élu, Emmanuel Macron avait rappelé à l’ordre les hauts gradés de l’armée française le 13 juillet 2017. « Je suis votre chef », avait-il lancé à l’auditoire à la suite des critiques émises par le chef de l’état-major, le général Pierre de Villiers, sur les économies imposées à la défense, rappelle Boursorama.

300 milliards d’euros d’ici sept ans

« Ce qui reste (de cet épisode) à mon sens dans les armées aujourd’hui, c’est cette agression verbale du président de la République sur le chef d’état-major », jugeait dimanche sur France Culture Jean-Louis Georgelin, lui-même chef d’état-major de 2006 à 2010. En effet, un an après, Emmanuel Macron a fini par faire des concessions sur les restrictions budgétaires.

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

2 thoughts to “Entre Macron et l’armée, la méfiance perdure un an après le départ du général de Villiers”

  1. « je suis votre chef a-t-il proclamé haut et fort … » donc, il connait ET applique ces « maximes » …
    – Le chef est celui qui prend tout en charge. Il dit : « J’ai été battu ». Il ne dit pas : « Mes soldats ont été battus ».
    [Antoine de Saint-Exupéry, Extrait de Pilote de guerre]

    – La confiance dans le Chef ne se décrète pas, elle se mérite !

    Et aussi, il n’ignore évidement pas que

    Nous sommes ces soldats qui grognaient par le monde
    Mais qui marchaient toujours et n’ont jamais plié …
    Nous sommes cette église et ce faisceau lié
    Nous sommes cette race éternelle et profonde …
    Nos fidélités sont des citadelles

    [Charles Peguy]

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