Et la défense, on en parle, on la prépare ?

, le 08 janvier 2017

Boulevard Voltaire


Les citoyens ont le droit de savoir quel est le futur de cette mission régalienne, capitale pour leur sécurité, qu’est la Défense ! //HG


Un grand titre illustre ce vendredi une double page du Figaro : « La Défense s’invite dans la campagne présidentielle. » Enfin ?

Les débats de la primaire de droite et maintenant ceux de la gauche se seront concentrés principalement sur l’économie. La situation présente et calamiteuse du pays justifie cette priorité immédiate qui engendre – mais pas qu’elle – l’insécurité latente de la société française.

Le temps a, certes, manqué lors des rencontres publiques pour aborder tous les champs de responsabilité, mais il en est un primordial, celui de la Défense, faisant du chef de l’État le chef des armées, et qui a remarquablement manqué à l’agenda. Sans doute parce que les candidats en lice sont moins, voire peu, au fait des exigences liées à ce domaine réservé à des experts, et que les journalistes généralistes ont très peu d’appétence pour la chose militaire.

Un grand titre illustre ce vendredi une double page du Figaro :« La Défense s’invite dans la campagne présidentielle. » Enfin ?

Est-ce le début des questions et, surtout, des réponses apportées par les programmes des candidats ? Sûrement pas côté gauche, où les postulants pléthoriques ont d’autres chats civils à flatter…

C’est donc des partis de droite, républicains, souverainistes ou nationaux déjà en campagne que l’on attend des propositions concrètes.

Le « favori » Fillon est attendu pour le détail des options, les priorités qu’il entend porter aux différentes composantes et, donc, le budget à leur consacrer. À ce jour, on sait qu’il fixe l’objectif de 2 % du PIB, comme la plupart de ses concurrents qui répondent au diktat de l’OTAN – exception faite de Marine Le Pen qui surenchérit ! -, mais en 2025. Ce n’est pas la réponse attendue du chef d’état-major des Armées, dont on ne peut douter qu’il ait des arguments solides, et qui le souhaite avant 2020.

Mais en tout état de cause, il est temps de remettre la charrue derrière les bœufs, de revoir les options stratégiques en fonction des menaces réelles ou prévisibles, avec des priorités permettant d’en déduire un budget compatible avec les ressources de l’État, et non l’inverse.


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Photo de Une tirée de Boulevard Voltaire

 

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

2 thoughts to “Et la défense, on en parle, on la prépare ?”

  1. Jamais non jamais, je n’ai vu un débat clairement organisé par des candidats à l’invertiture suprême pour parler du thème d’une importance capitale « la Défense ». Et pourtant pour gagner la paix il est évident qu’il est impératif de préparer la guerre et surtout de s’attacher à mettre en place un outil de défense cohérent et supposé efficace. Non jamais ce sujet n’a été débattu pour une raison simple : il n’intéresse pas grand monde et surtout pas les candidats car ils imaginent que les français sont beaucoup plus préoccupés par leur soucis quotidiens que par l’augmentation du budget de la défense puisqu’ils se sentent en sécurité depuis que notre pays est en paix. Pensez bien que le cadre politique moyen qui a eu du mal de s’installer dans un poste privilégié ne va pas couper la branche sur laquelle il est confortablement assis. Mais ne nous faisons pas trop d’illusions, les candidats en parlent par obligation compte tenu de cette période de menaces extrêmes et donc favorable pour intéresser nos compatriotes qui sentent (depuis les attentats) que la sécurité est une préoccupation prioritaire. C’est donc le temps des promesses et ensuite ce sera le temps de l’investiture qui , on le sait bien ne comporte jamais les mêmes cartes à jouer.

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