Et si on ne recalait plus personne

Par le Capitaine (er) J.M., Ancien Officier à Titre Etranger.

Le 01 octobre 2016 – Exclusivité Le Colonel


Que du bon sens. Pas besoin de faire carrière en politique. Mais disons que l’armée, ça peut aider dans la prise de décisions. //RO


 

Et si on ne recalait plus personne (et si on virait plutôt tous ces irresponsables) ?


Connaissez-vous Calais ?
Il y a fort à parier que tout le monde en France, comme à l’étranger, connait le nom de cette ville française. Malheureusement pour ces pauvres Calaisiens, ce n’est plus pour leur excellente cuisine à la bière, mais c’est surtout pour un lieu bucolique surnommé « la jungle », que cette localité du Nord-Pas-de-Calais-Picardie, doit désormais son embarrassante et honteuse notoriété…


Que se passe-t-il sur ce petit bout du territoire français, pour que les médias français et étrangers, les hommes politiques de tous bords, nos ministres, notre Président et nos candidats à la présidentielle aient baptisé ce lieu : « la jungle » ?


L’étymologie du mot venant de l’anglais « jungle », signifiant « espace naturel sauvage », est-ce donc à dire, que quelques écolos particulièrement efficaces pour une fois, auraient réussi à rendre « sauvage » cet espace naturel ? Ou bien, faut-il comprendre «Milieu où le plus fort impose sa volonté », et que dans cet espace, s’imposerait désormais « la loi de la jungle » ?


Premièrement, j’ai bien quelques lacunes en géographie, mais sauf erreur de ma part, il n’y a jamais eu de jungle en France métropolitaine. Sauf si j’ai raté une des nombreuses «adaptations» imposées dans les manuels scolaires, par notre inconséquente ministre. Deuxièmement, nous connaissons tous l’efficacité légendaire de nos écologistes nationaux, toujours plus prompts à jeter aux toilettes sèches leurs idéologies, pour quelques portefeuilles ministériels ou de secrétaires d’Etat, qu’à mettre réellement en pratique leurs vertes chimères. Et troisièmement, si j’en crois les informations que l’on nous diffuse tous les jours sur ce sujet, il semble bien que c’est la dernière hypothèse qui soit la bonne. Même si « le plus fort » doit être dans ce cas, remplacé par « les plus nombreux ».


Il y a donc un endroit en France qui serait devenu « sauvage », parce que les individus qui l’occupent, se foutent apparemment comme de leur première chemise, des Lois de notre pays.


Mais qui sont ces individus et que veulent-ils ?


J’ai bien peur que personne ne sache exactement qui sont tous ces «migrants». S’il est évident qu’une partie d’entre eux, soient de véritables réfugiés au sens onusien du terme. D’autres, les plus nombreux, dont une très grande majorité d’hommes jeunes, n’en sont sûrement pas. Tous, ont comme unique objectif déclaré, d’atteindre la « Perfide Albion ». Ils font donc tout ce qu’il est possible de faire, pour réussir cet examen de passage, quitte à risquer leur peau dans l’aventure. Ils n’hésitent pas à attaquer les convois de camions, tels les bandits de grands chemins qui ont écumé nos contrées jusqu’aux années 1800, au nez et à la barbe de nos pandores, complétement dépassés par leur nombre. Arrivé à ces extrémités, comment voulez-vous que le respect des Lois pour ces individus soit quelque chose qui mérite une quelconque attention ?


Combien sont-ils ?


Comme ils n’ont même pas l’élémentaire politesse d’informer les autorités concernées de leur arrivée ou de leur départ, le nombre exact de ces migrants reste inconnu. Par facilité et surtout pour ne pas montrer que l’on n’en sait rien, on donne un chiffre de l’ordre de quelques milliers, voire d’une dizaine de milliers… Car en France quand on aime, visiblement, on ne compte pas. N’oublions pas non plus, qu’il n’y a pas qu’à Calais, que l’on peut trouver des migrants…Les chiffres annoncés sont donc forcément très en dessous de la réalité, même dans les hypothèses les moins optimistes.


Que font nos autorités pour en finir avec ce naufrage humanitaire et cette situation qui tôt ou tard finira par exploser ?


La réponse tient en quelques mots : Ils font n’importe quoi !

1er exemple : la situation est si préoccupante, que notre gouvernement veut « ventiler » ces migrants, dans toutes les régions. Espérant ainsi faire disparaître cette « jungle », tout en faisant retomber momentanément la pression à l’intérieure et à l’extérieure de cette enclave. Toutes les régions sont concernées sauf une, la Corse. Car il semble que le climat n’y soit pas très sain… Il est en effet de notoriété publique, que l’eau des plages y est si froide, que certains « locaux » soient obligés de s’y baigner tout habillés…De plus comme notre gouvernement a oublié d’informer les candidats migrants encore sur le départ dans leurs pays d’origine, et les quelques milliers déjà en route vers leur Eldorado… Une fois, l’opération « ventilation » terminée… La jungle se sera, entre temps, et à coup sûr à nouveau repeuplée. Sans compter, que l’on n’appelle pas les migrants, « des migrants » pour rien, car sitôt « ventilée », la majorité reprendra immédiatement le chemin de ce passage vers l’Angleterre… Nous avons déjà vu cela en 2002, un certain Sarkozy ordonne la fermeture et le démantèlement de Sangatte. Depuis, de nouveaux immigrés illégaux continuent d’affluer à divers endroits du littoral dans des abris de fortune…


2ème exemple : Devant cet afflux massif et ininterrompu de migrants, les frontières devraient être restaurées et surveillées de tous côtés. Toutes tentatives de poser le pied sur notre sol, par des individus qui ne disposeraient pas de passeports, devraient se solder par un refus catégorique de pénétrer en France. Ceux qui passeraient quand même entre les mailles du filet, se verraient illico-presto condamnés à une peine de prison ferme, proportionnelle à leur nombre de récidive. Et à leur sortie de prison, retour immédiat, là où ils ont passés la frontière. Que fait, notre gouvernement, il laisse la plus grande partie de nos frontières grandes ouvertes… Car la France a toujours été une terre d’accueil. Le dogme idéologique «France terre d’accueil » est donc respecté. Mais quel accueil ! «Posez-vous là, parmi les ordures, dans le froid et les intempéries, ce n’est pas un problème »… Que l’on traite in fine, des hommes comme des bêtes, on s’en fout, ce qui compte, c’est de ne pas passer pour des racistes fachos de la pire espèce… L’honneur est donc sauf.


Dernier exemple : Pourquoi la France ne laisse-t-elle pas passer ces migrants en Angleterre ? Tout ce qui leur serait demandé, c’est de quoi régler leur passage pour traverser la Manche, comme n’importe quel voyageur lambda. Oui, mais voilà, nos têtes pensantes, n’ont rien trouvé de mieux que de signer un accord avec les Anglais (1), pour qu’une pseudo-frontière entre la France et l’Angleterre soit officiellement située à… Calais, moyennent quelques millions d’euros d’aides ! Protégeant ainsi les anglais des turpitudes françaises actuelles. Comme quoi, les autorités britanniques sont apparemment beaucoup moins incompétentes que leurs homologues français…


Les réponses apportées par ces irresponsables nationaux et européens à ce problème majeur, méritent donc un zéro pointé collectif (y compris celles des gouvernements précédents). Et nous devrions les virer de leurs fonctions quelles qu’elles soient, puis les présenter devant la Justice, au minimum, pour non-assistance à personne en danger. Et parmi ces personnes, je compte bien sûr les Calaisiens, qui sont les premières victimes de ce désastre. Car eux n’ont rien demandé et ils vivaient en paix dans leur bonne ville, bien avant l’arrivée de ces cohortes.


Que peut faire la France ?


La réponse tient en quatre points :

Autorisons tous les migrants à partir vers l’Angleterre immédiatement :

– Il est aujourd’hui, impossible de renvoyer vers leurs pays d’origine tous ces migrants. Toute personne qui dirait le contraire, serait soit un menteur, soit un imbécile, incapable de se rendre compte des ressources humaines (armée, police) et logistiques (véhicules, avions, bateaux), etc. nécessaires pour appréhender, regrouper, acheminer vers des pays différents, ces milliers de personne. De par leur nombre et surtout parce qu’ils ne se laisseront pas faire, cela ne pourrait se faire que dans les larmes et le sang. Et à moins de trouver un nouveau Staline, capable de donner l’ordre, de virer manu militari, ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants hors de nos frontières et capable de donner l’ordre de tirer une balle dans la tête à tous ceux qui seraient tentés de contester ses ordres, qu’ils soient migrants ou no-border. Personne n’usera du « niveau d’horreur ultime » d’emploi de la force, impérativement nécessaire à la réussite de ce type d’entreprise inhumaine. La seule solution qu’il nous reste, puisqu’ils veulent aller en Angleterre, c’est de les laisser passer et tant pis, si les Anglais nous en veulent jusqu’à la fin des temps. Ce sera devenu leur problème. D’un point de vue économique, cette solution nous coûtera de toute façon beaucoup moins que l’actuelle gabegie, et du point de vue humanitaire, des droits de l’homme, etc…Nous devrions être beaucoup moins minables.

Fermons et protégeons nos frontières :

– Faute de quoi, « bis repetita placent »(2), nouvelle catastrophe humanitaire et nous passerions encore pour des pieds nickelés à la face du monde. Quant aux accords de Schengen, que l’Europe se les taillent en pointe, car ils sont en grande partie responsables du bordel instauré dans toutes l’Europe, par cette idéologie « d’ouverture des frontières », si chère à tous ces irresponsables. Et pour trouver les ressources en hommes nécessaires pour une telle mission, réorganisons le dispositif VIGIPIRATE (y compris celui de l’opération « Sentinelle ») autour de nos frontières, notamment sur les chemins de passage utilisés depuis des siècles par tous les contrebandiers. Ces soldats professionnels seront sans doute plus efficaces sur ce type de terrain, que dans nos rues.

Appliquons et faisons respecter nos Lois avec fermeté :

– Nous n’avons même pas besoin de légiférer de nouvelles lois. Elles existent déjà depuis des lustres, donc «Dura Lext, sed Lex»(3), et appliquons la Loi.

Rasons cette zone de non droit et toutes les autres zones de non droit, qui sont une honte pour notre pays :

– Est-ce si difficile à faire ? Si la réponse des autorités est oui ! Virons-les et trouvons-nous des hommes ou des femmes qui sauront être à la hauteur de leurs fonctions et de leurs responsabilités. Si la réponse est non ! Qu’attendez–vous pour le faire ? Les dizaines de morts qui ont déjà été comptabilisées, ne vous suffisent-elles pas ?

 


  1. Les accords du Touquet ont été signés le 4 février 2003 entre la Grande-Bretagne et la France.
  2. Du latin bis (« deux fois ») repetita (« les choses répétées »),
  3. La Loi est dure, mais c’est la Loi.

 


Illustration par Le Colonel : Jungle de Calais. L’arrêté d’expulsion des migrants validé
ouest-france.fr


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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.