Facho ou gaucho ? Qui suis-je, où vais-je, où cours-je, à quoi je sers, dans quel état j’erre

Par Roland Pietrini, le 16 mai 2016

ATHENA – DEFENSE


Je suis ravi de retrouver mon ami Roland Pietrini et ses excellentes chroniques dans les colonnes de LC2.0. Des introspections, j’en fais souvent. Mais il n’en sort jamais grand chose car, de fait, je me pose des questions et je fais les réponses. Il faudrait que je consulte peut-être un psychologue, voire un psychiatre. C’est très tendance de nos jours. Ceci dit, je suis très certainement un facho moi aussi. C’est vrai on me l’a souvent dit sur le Net. Mais comme on est toujours le facho de quelqu’un, ça m’en touche une, sans faire bouger l’autre, comme dirait Jacques Chirac. //RO

 


 

Facho ou gaucho ? Qui suis-je, où vais-je, où cours-je, à quoi je sers, dans quel état j’erre

Après un long moment de silence, je reviens à mes petites chroniques, en effet, il n’est jamais mauvais de se taire, de se mettre en congé, de prendre un peu de recul. Vous lecteurs, il se trouve que vous me manquiez beaucoup, et j’imaginais que mon grain de sel devait manquer à quelques-uns, à défaut de quelques-unes, puisque mes lecteurs sont en majorité des hommes.

Outre le fait que j’ai mis à profit cette période pour écrire un roman d’espionnage, mais surtout pour l’envoyer tel une bouteille à la mer à quelques éditeurs dont la réactivité est proche de celle d’une huitre à marée basse – ils ne m’en voudront pas – puisque dans le meilleur des cas ils confient la lecture à des stagiaires, et au pire des cas, le glissent sous une pile, après avoir jeté un coup d’œil discret sur le contenu, non sans avoir au préalable mesuré votre coefficient de corrélation qui est comme chacun sait, le rapport entre deux ou plusieurs variables aléatoires ou statistiques numériques. Le mien étant proche de zéro, n’étant ni footballeur, ni assassin repenti, ni pétasse de télé réalité, ni transgenre, restant attaché de manière parfaitement irresponsable à mon sexe, faute d’avoir les moyens d’en changer. Bref, un lambda quoi, dont la chemise ouverte sur mon torse bronzé ne pourra jamais, au grand jamais, faire de moi un philosophe et encore moins un expert. Je n’ai aucun pouvoir de nuisance et Dieu m’en saura gré, je ne peux être ainsi jugé que sur la qualité intrinsèque de mon manuscrit puisque mon nom n’attirera pas les foules. Nonobstant, à cet état de fait, je continue cependant à croire au miracle.

Dans le cas contraire, je prendrais des mesures radicales, soit je le publierais sur la toile, soit je passerais à autre chose. Ce temps précieux durant lequel je n’ai pas fait grand-chose, quoi que, par discrétion je n’ai pas rendu compte des évènements personnels qui ont changé ma vie, je me suis posé la question fondamentale que je partage avec beaucoup de mes contemporains : où suis-je ? Sur quelle étagère ? (État j’erre pour les puristes) citation attribuée à une célébrité du Paf, Bruno Masure, qui est à la philosophie ce que Nabila est à la littérature et qui est une synthèse du fameux qui suis-je, où vais-je, où cours-je, à quoi je sers, dans quel état j’erre ?

Bref, je me suis « introspecté » et j’ai découvert deux éléments fondamentaux dans ce fameux où suis-je ?

Le premier est que je ne suis pas de gauche, si je ne le suis, je serais donc de droite et pourtant, je crois à la nécessité d’un état régulateur mais pas totalitaire, à l’importance du social mais pas à l’assistanat, à la nécessité du respect des libertés, mais pas au droit de casser du flic, à l’égalité, mais pas à l’égalitarisme, à la solidarité mais avec des contreparties car il ne peut y avoir de droits sans devoir, à l’humanisme, mais pas jusqu’à accepter que des éléments extérieurs viennent bouleverser notre morale et nos lois et viennent de temps en temps trucider à tort et au travers. A une justice indépendante y compris de syndicats dits magistrature ou pas, à une presse libre, au droit d’expression y compris des militaires, à la laïcité, c’est-à-dire au respect des religions mais à condition qu’elles ne viennent pas me dicter mes attitudes, mon libre arbitre et ma morale, il y a des lois pour cela.


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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

3 thoughts to “Facho ou gaucho ? Qui suis-je, où vais-je, où cours-je, à quoi je sers, dans quel état j’erre”

  1. Bonne devinette ! Bon alors, avec ce gouvernement :
    « Qui suis-je » ? Je ne suis personne. (Dans la mesure où je suis une future EX-Française de Souche).
    « Où vais-je » ? Vers ma perte d’Identité.
    « A quoi je sers » ? A rien pour Jacques Attali puisque je suis retraitée et que je coûte trop cher à mon Pays. Pffft ! je dois disparaître et le plus tôt sera le mieux.
    « Où cours-je ? » Désespérément, inexorablement vers celle ou celui qui sauvera mon Pays.
    « Dans quel état j’erre » ? Dans un Etat bientôt 100% Arabo-Américano !

    « Si préférer Pierre Desproges à Djamel Debouze alors oui je suis Facho !  »
    Si préférer Poutine à Merkel et Hollande, oui je suis Facho ! etc…

    Conclusion : Il n’y a pas UN SEUL membre de ce gouvernement à qui je ne puisse dire : THANK YOU SATAN !!!

  2. « Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ». Citation bien trop répétée un peu partout et d’une insigne grossièreté.

  3. Le retour de Roland Piétrini nous réconforte d’autant qu’il a toujours le son juste sur l’analyse d’une situation que le Président qualifie de meilleure !.

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