Flanby ou Porcinet ?

Par JG Malliarakis, le 08 septembre 2015

L’Insolent

Car voilà le vrai débat du jour : doit-on l’appeler « Flanby », à raison de son absence manifeste de volonté personnelle ferme, ou « Porcinet », pour son allure et sa boulimie de moins en moins discrète de dépense publique ? J’avoue hésiter entre les deux sobriquets. L’un et l’autre se justifient à peu près également. //JGM

 

Une journaliste du Monde vient de consacrer à M. Hollande un livre suggérant que son stage d’homme d’État, métier qu’il n’avait jamais exercé jusqu’en 2012, toucherait à sa fin. Les sondages d’opinion nous prouvent que, du point de vue essentiel pour les politiciens, la conclusion de l’expérience semble s’imposer : il ne devrait pas être réembauché.

Son insignifiance et son incompétence me paraissant totales, j’ai quand même voulu en avoir le cœur net en suivant attentivement le compte rendu de sa conférence de presse de ce 7 septembre. Un genre auquel il s’adonne trop souvent, mais qu’il maîtrise très mal. On y verra sans doute le déclin, de titulaire en titulaire, de cette aura présidentielle conférée par la réforme de 1962 : car la communication télévisuelle du chef de l’État est devenue le contraire absolu de ce que le fondateur de notre république plébiscitaire avait alors inauguré. Au caractère dramaturgique de l’exercice, aux textes maîtrisés, aux orientations chirurgicales, ont succédé, copiant le mentor Mitterrand, mais en le copiant mal, une sorte de style pot-au-feu, un jet discontinu de petites phrases n’expliquant rien sérieusement, une impression de flou décourageant tout commentaire.

Au total, outre ce que l’on savait déjà sur la quadrature du cercle du candidat de 2017, outre la très mauvaise note de fin de stage, il s’en sort une dérision supplémentaire, celle du surnom qu’il conviendra désormais de lui attribuer.

Car voilà le vrai débat du jour : doit-on l’appeler « Flanby », à raison de son absence manifeste de volonté personnelle ferme, ou « Porcinet », pour son allure et sa boulimie de moins en moins discrète de dépense publique ? J’avoue hésiter entre les deux sobriquets. L’un et l’autre se justifient à peu près également.

Il existe en effet est une distorsion frappante du même personnage entre ce qui paraît être « sa » politique étrangère et européenne, y compris sur la question des réfugiés, et les questions intérieures, économiques, sociales, ou éducatives puisque l’École publique monopoliste demeure une espèce de mythe national, sur lequel il n’a rien dit, malgré l’urgence.

Sur les premières, à l’international, son action semble presque cohérente : des décisions sont prises, en partie mauvaises mais aussi en partie compréhensibles. Elles sont prises, oui, mais elles prises par les autres.

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

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