France-Allemagne : Quo Vadis ?

Barbara KUNZ et Hans STARK

Le 04 mai 2017

French Institute of International Relations (IFRI)


Les relations franco-allemandes sont très… particulières. Du genre « je t’aime, moi non plus ». Je n’accorde pas facilement ma confiance et l’Allemagne fait partie de ces pays qui suscitent ma méfiance. Un sentiment exacerbé depuis que la chancelière Merkel est aux commandes de ce grand voisin. Attendons donc de voir les résultats des élections en France et en Allemagne pour nous positionner à nouveau. Et gardons nous de ne pas nous faire dévorer par ce pays qui renoue trop souvent avec ses vieux démons. //RO


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Sujet d’unanimité au sein de la classe politique française pendant plusieurs décennies, le rapport à l’Allemagne est désormais à l’origine de dissensions profondes.

Les élections présidentielles françaises sont suivies en septembre des élections allemandes. Le résultat des premières est décisif pour l’orientation de la France sur le plan européen, et par conséquent la nature des relations franco-allemandes, qui présentent des risques réels de fracture. Marine Le Pen envisage de renverser le cadre des alliances historiques de la France (OTAN et UE) en rompant avec l’Allemagne, Emmanuel Macron veut, quant à lui, assurer une continuité des choix européens de la France et du lien avec l’Allemagne.

La poursuite de la coopération franco-allemande dépend d’un grand nombre de facteurs, tant sur le plan de la politique européenne, que de celui de la politique étrangère et de sécurité. À l’échelle de l’UE, les dossiers cruciaux — qui nécessitent une concordance des vues et des positions quasi immédiates — sont nombreux : régulation des flux de réfugiés et maîtrise du contrôle des frontières extérieures de l’UE, Brexit, traitement de la dette grecque et de la crise économique italienne, consolidation de la zone euro, défi numérique (sur les plans industriel et sécuritaire) ou encore questions institutionnelles permettant l’émergence d’une intégration différenciée autour d’un noyau dur franco-allemand. Cependant, ces dossiers resteront en suspens jusqu’aux élections allemandes de septembre.

Il ne faut pas être dupe : les différences entre Paris et Berlin ne sont pas uniquement liées à des oppositions personnelles entre dirigeants, mais aussi à des divergences que l’on pourrait qualifier de structurelles. Même si ces différences étaient plus faciles à gérer avec un partenaire désireux de respecter les engagements européens qu’avec un dirigeant prônant la rupture, elles continueraient, quoi qu’il en soit, à peser sur le prochain quinquennat. Ainsi, les visions divergentes de la politique budgétaire et monétaire sont profondément ancrées dans l’ADN des deux pays. Il en est de même pour les cultures stratégiques de part et d’autre du Rhin. Et ce n’est pas parce que l’approche de Berlin évolue que l’Allemagne est en train de devenir comme la France. La coopération en matière de sécurité risque donc de rester compliquée — ne serait-ce que parce que les priorités ne sont pas toujours les mêmes, que ce soit en termes régionaux (Paris tend à regarder vers le « Sud », Berlin vers l’« Est ») ou de doctrine. Les récentes propositions franco-allemandes pour relancer l’Europe de la défense méritent de ne pas être surestimées. En outre, en fonction du candidat qui sera finalement élu président, certains éléments aujourd’hui consensuels pourraient être remis en cause, comme les sanctions contre la Russie.

Par le passé, ces différences structurelles ont pu être gommées grâce à une forte volonté politique. Au vu des discours tenus durant la campagne électorale, on peut néanmoins se demander si le personnel politique français y voit toujours une nécessité. Par ailleurs, le rôle de l’Allemagne en Europe est en train de changer. Certes, les responsables allemands de tous bords ne cessent de souligner leur envie de multilatéralisme et leur désir d’assumer un leadership en coopération avec d’autres. Mais encore faut-il qu’ils aient un partenaire. Par conséquent, les bases de la coopération franco-allemande changent aussi. Cela fait un moment que Berlin déplore la faiblesse de la France et se sent esseulée face au chaos grandissant aux portes de l’Europe. Toutefois, après le vote du Brexit et au regard de la dégradation des relations germano-polonaises, Berlin n’a pas d’alternative à Paris.


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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

5 thoughts to “France-Allemagne : Quo Vadis ?”

  1. Bonjour,

    @Roussel, une coopération étroite avec l’Allemagne ? c’est déjà le cas; vouliez-vous dire: une coopération « plus » étroite avec l’Allemagne ?

    @Roussel, comment voulez-vous forcer une relation ? nous ne parlons pas de la relation entre 2 gouvernements, ce que nous avons observé jusqu’à présent, nous parlons de la relation entre 2 peuples, ainsi, et à rebour de votre souhait/volonté/idée, j’aurais tendance dans un premier temps à permettre à mon peuple ( d’en haut, d’en bas et du milieu, n’oublions pas ce dernier, source de stabilité et de lien entre les 2 premiers ) de choisir librement l’orientation qu’il préfère quant à la manière de construire l’Europe.
    J’aurais tendance, donc, à le laisser s’informer par lui même avec le concours des différentes formations politiques ( partis, mouvements, même combat 🙂 sur ce qui serait bon pour lui, pour sa famille et ses amis mais également pour ceux qu’ils croisent mais ne connait pas.

    Cependant, et c’est là toute mon opposition à votre commentaire, je doute que choisir de s’agrandir soit judicieux avant d’être stable = la maison brûle ( de l’intérieur et à l’extérieur ) mais on décide d’abord de l’agrandir … ce n’est pas un choix humain; un choix humain serait d’abord de vouloir éteindre le feu, de reconstruire et puis d’agrandir, agrandir signifiant construire à plus grande échelle. Restons humble malgrès la grandeur de notre histoire.

    Je n’ai pas l’opportunité de discuter avec tous en même temps, du moins pour le moment cependant de 2012 à 2017, j’ai pris le temps de rencontrer de 5 à 20 personnes par jour ( ça parait énorme cumulé et ça l’est :), sans micro, sans bloc note, sans aucune autre intention que de découvrir ce que mes concitoyens, mon peuple, pense.

    Une femme me disait que je devais d’ailleurs écrire un livre, ce à quoi je répondais que je développais, dans mon esprit pour le moment, un modèle de démocratie taillé pour la France. Ni plus ni moins.

    Et comme Napoléon, je crois que l’imaginaire gouverne le monde. Mais à la différence de lui, et comme Poutine, je crois que la grandeur c’est aussi savoir capitaliser sur ses acquis, leurs donner la plus grande force, les révéler, plus que de vouloir les agrandir.

    Je crois en la force de la majorité, je crois en la grandeur et l’universalité des valeurs de France, je ne renie pas l’histoire de mon pays ni celle de mes voisins à la différence, flagrante du nouveau président.

    Cordialement,
    Ondo.

  2. Bravo, monsieur Rousseau.
    Je soulèverai une remarque cependant, croyez vous en la capacité de notre justice à pouvoir « ouvrir TOUTES les enquêtes IMMEDIATEMENT sur toutes les personnes responsables ». J’en doute très fortement. La Justice actuelle est toute rose et sans doute « politisée à fond ». Et l’omerta française fera bloc, comme d’habitude.
    Comme NVB n’a rien trouvé de mieux de demander aux lycéens de réfléchir sur le vivre ensemble après les attentats de Paris, je préconiserais d’enrôler tous les « retraités du secteur privé » pour lire tous les ouvrages parlant des différents scandales économico- financiers qui ont couverts notre vie politique depuis 40 ans et plus si besoin.
    Pourquoi les retraités? parce que eux savent encore lire écrire et compter.
    Et ne veulent pas que leurs petits enfants soient les payeurs des « pilleurs d’État ».
    Et tous ces ouvrages et enquêtes journalistiques sont accessibles en bibliothèques, en librairies, certains chez le particulier qui s’intéresse à ces choses là, et ils pourront aussi se les procurer sur le net en version digitale ou papier.
    Et leurs conclusions, concernant les affaires « abracadabrantesques » de monsieur Chirac, Mitterand, Sarkozy et Hollande et leurs collaborateurs successifs devraient être plus justes que celles de la Justice actuelle. Et coûter moins chère et être plus rapides.
    Mais pourront-ils « rembourser »?.
    Le « rendez l’argent » du journaliste Montaldo sera t-il suivi par un tribunal de « Justice Populaire » crée spécialement pour cette « opération de recouvrement national ».

  3. Bonsoir,

    Il y a 3 solutions quant à l’europe:
    – continuer
    – changer
    – arrêter

    Certains veulent continuer car pour eux c’est la bonne direction, bien évidemment, et d’autant lorsque ceux-ci ont participé de près ou de loin à sa construction ( du moins une construction possible, la première construction possible, pourrions-nous dire ).

    Certains veulent arrêter tout simplement et rejoindre ce que les Anglais ont initié. Mais les Anglais sont des insulaires, et protégé de fait par les pays Européens. Bref, vaste débat.

    Peu, à part en privé, parle de RECONSTRUIRE l’Europe. De modifier ses fondations, de modifier la direction prise lors de sa construction.

    Je trouve cela regrettable, d’autant en période électorale, car c’est une question avant tout de souvereinneté, et en France, le peuple est souverain.

    Parenthèse: je comprend parfaitement, ou presque, ce que les étasuniens ont voulu, facilité, en europe; étudiant leur histoire, l’histoire de leur construction, il m’apparait qu’ils voulaient nous aider à suivre une direction qu’ils ont vécu, c’est louable mais c’est oublier que nous sommes comme les parents des Etats-Unis d’Amérique, et qu’en faite, il ne leur est pas possible de comprendre ce que veulent les français, les espagnols, les italiens ou les allemands. Je crois qu’étant néé pendant les grandes guerres d’europe, ils restent soucieux de notre avenir, d’autant qu’ils sont un melting pot de ce que nous sommes.

    Concernant l’europe, et la souveraineté française ( car nous avons cette spécificité qu’on appel la révlution française ), je précise que dès lors que le peuple constate une atteinte à sa souveraineté, il peut, légalement,

    #1 se révolter, dans ce cas, l’insurrection est légale, il faut le savoir

    #2 demander aux 3 régaliens auquel il a concédé des droits de prendre le relais ce qui signifie concrètement que:

    * l’armée prend le contrôle du gouvernement et commence à préparer une nouvelle élection présidentielle afin de remplacer le gouvernement

    *la justice ouvre TOUTES les enquêtes IMMEDIATEMENT sur toutes les personnes responsables ou du moins soupçonnée de l’être avec mise à pied si fonctionnaire, interdiction de sortie de territoire … garantit que justice sera faites avec tout le monde

    * la police fait appliquer la décision de justice: contrôle journalier au commisariat ( ce qui revient à pouvoir détecter un départ ), écoutes téléphonique, internet et papier de tout ce beau monde afin d’éviter d’éventuels complots ( que les prévenu se coordonnent )

    Le premier article de la constitution française traite de la notion de souveraineté mais le peuple doit savoir qu’il a le droit de revenir à la première constitution car dans le cas ou il y a atteinte à la souveraineté, il a defacto récupéré TOUS ses droits ( qu’il avait cédé en 1789 ).

    Il peut cependant se comporter de manière « douce », par exemple, ne pas prendre les armes même s’il en a le droit en son pays, et laisser les 3 régaliens régler rapidement ( 3 mois ) le problème; je me répète: dans un premier temps on parle d’une nouvelle élection présentielle afin que l’armée ne reste pas longtemps au manette car ce n’est pas sont rôle habituel mais cette dernière doit assumer ses responsabilités ce qui inclus le fait d’assurer de manière courte la gestion du gouvernement, des affaires intérieurs, les affaires étrangère et surtout veiller à ce que la justice et la police disposent de tous les moyens pour organiser les procès et juger dans les REGLES de l’art juridictionnel les différentes personnes physiques et morales ( sociétés + associations ).

    Bref, tout ceci n’est que l’expression de nos droits et donc d’une attente potentielle, et légitime juridiquement parlant, de mes concitoyens. Voilà, il faut le savoir, je considère que c’est important, de la même manière qu’il est important de savoir lire, écrire, parler et compter.

    A titre personnel, je réfléchis à ces sujets depuis longtemps, je réfléchis également à une Europe différente, une Europe décentralisée pourrait-on dire, pourquoi? car je suis attaché à l’idée que les différences des pays européens est une richesse lorsqu’ils se coordonnent ensemble mais pas lorsque, par facilité, il gomme leur différence car tous perde le POUVOIR DE LEUR HISTOIRE.

    Etre différent et trouver un concesus est compliqué mais je considère que le jeu en vaut la chandelle car cela permet de profiter pleinement de la puissance passé de chacun tout en contruisant une force commune.

    De cette europe doit d’ailleurs naitre des droits juridiques nouveaux ( et pitié, ne me cité le grossier revenue universel ) que nous devons offrir au monde ( ce qui est != d’offrir l’europe au monde ). Vaste débat.

    Cordialement,
    Rousseau Junior.

  4. paroles officielles ♪ Le Sirop Typhon ♪ de Richard Anthony

    revue et corrigée par votre serviteur

    Buvons buvons buvons le sirop MACRON ; MACRON MACRON
    L’universelle panacée
    À la cuillère ou bien dans un verre
    Rien ne pourra lui résister

    Monsieur CAZENEUVE
    Voulait faire peau neuve
    Et cela le démangeait
    Une cuillère
    Lui fut salutaire
    Il a maintenant le nez pelé

    Madame SEGOLEN
    Se trouvait trop mince
    Elle ressemblait à un bâton
    Elle fit une cure
    Sans demi-mesure
    Elle est plus ronde qu’un ballon

    Buvons buvons buvons le sirop MACRON MACRON MACRON
    L’universelle panacée
    À la cuillère ou bien dans un verre
    Rien ne pourra lui résister

    Monsieur ESTROSI
    Avait des misères
    Dans ses discours il écu éructait
    Un petit verre
    Lui fut salutaire
    Il ne déféque plus car il est constipé

    Monsieur MELENCHON on on on
    Si gentil et si rond patapon patapon
    Ne gagnait jamais au tiercé
    Une cure sévère
    Lui fut salutaire
    Il est gagnant mais comme jockey

    Buvons buvons buvons le sirop MACRON MACRON MACRON
    L’universelle panacée
    À la cuillère ou bien dans un verre
    Rien ne pourra lui résister

    La vieille MERKEL
    Était célibataire
    Et voulait le rester longtemps
    elle but un verre
    Puis a ouvert les frontières
    Elle a dix hommes et trente enfants

    Dans le village
    Tous les enfants au chômage
    Écoutant les MACRONS tonner
    Rêvent qu’un mage
    Venu des nuages
    Du bon sirop va les purger

    Buvons buvons buvons le sirop MACRON MACRON MACRON
    L’universelle panacée
    À la cuillère ou bien dans un verre
    Rien ne pourra lui résister

  5. La solution d’une Europe plus unie et davantage dotée d’un poids politique, passe indéniablement par une coopération étroite avec l’Allemagne .

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