Commentaire : Si les politiciens ont du bon sens, s’ils sont honnêtes et courageux, ils reconnaîtront que le bilan de ces trois mois d’état d’urgence est pitoyable, et que si les résultats ne sont pas là, c’est que la méthode utilisée n’est pas la bonne. Beaucoup de « si » improbables puisque l’oppression ambiante sert un autre objectif : un contrôle de la population toujours plus important afin de se protéger non pas des terroristes, mais du citoyen ordinaire, seul capable de mettre en lumière le statut de parasite de l’homme politique ; seul capable de remettre en question la légitimité même de sa position, si chèrement acquise à coup de mensonges, de compromissions, d’opportunisme, et en ce sens, soutenue par un manque de conscience et d’humanité.

 

Jusqu’où iront-ils ? Voilà qu’un nouveau projet de loi de réforme pénale vient d’être transmis au Conseil d’État. Débordant le champ ouvert par la révision de la Constitution et la déchéance de nationalité, il est un pas de plus, mais décisif vers l’instauration d’un État de police et de suspicion.