Gattaz s’est fait baiser!

Par THE WOLF le 16/04/2014
Par THE WOLF le 16/04/2014

 

 

Au risque de décevoir un certain nombre de mes lecteurs, je valide la démonstration de Bruno Bertez. Le SMIC n’est pas un moteur, c’est un frein-moteur. //RO

 

 

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Politique Friction du Mercredi 16 Avril 2014: Gattaz s’est fait baiser! Par Bruno Bertez

Désolé d’être grossier, mais il faut savoir appeler un chat un chat et utiliser les mots qui parlent. Inutile d’atténuer ce qui, normalement, mériterait d’être amplifié. Gattaz n’a aucun sens politique, ou alors, s’il en a, c’est pour jouer contre son camp. Qu’il le veuille ou non, dans l’esprit du public, il est associé à l’UMP et quand on le ridiculise, eh bien, c’est l’UMP qui est ridiculisée.

C’était le but recherché par les rusés de l’Elysée et il est atteint.

Rien de tel que de faire passer le Patronat et l’UMP pour antisocial, le couteau entre les dents, pour passer soi-même comme social.

La nouvelle gauche peut ainsi à bon compte passer comme défenseur des travailleurs et des jeunes en criant haro sur le baudet Gattaz !

Quelle honte. La nouvelle gauche, habile il faut le dire, est en train d’essayer de faire avaler la pire politique antisociale qui se puisse imaginer. Elle se couche devant l’Allemagne, qui n’a qu’une hâte, c’est que l’on baisse le niveau de vie des Français et qu’on leur rabatte leur caquet. L’Allemagne veut que, plus jamais, il ne soit question de solidarité en Europe et qu’elle ne soit plus jamais mise à contribution. Pour cela, il faut, pour maintenir le niveau de vie allemand, baisser celui des autres, procéder à ce que l’on appelle des dévaluations internes. C’est la logique du Pacte de Responsabilité: dévaluer, baisser les prix de revient des entreprises, en amputant les transferts et salaires indirects.

La logique politique, politicienne, de l’opération est de transférer la responsabilité du chômage sur les patrons, le Medef, la droite, les chefs d’entreprise, etc. Et nos idiots n’ont pas compris le piège: maintenant si le chômage ne baisse pas, ou pas assez, ce sera la faute des patrons, de la droite, bref des classes sociales qui ne votent pas socialiste. Comme cela s’est produit avec les cadeaux scélérats faits aux naïfs hôteliers restaurateurs, ils sont apparus comme des profiteurs irresponsables, sans cœur; ils ont touché les cadeaux fiscaux et ils n’ont pas tenu parole, ils ont augmenté leurs marges au lieu d’embaucher et de monter les salaires.

Voilà notre Don Quichotte qui part en guerre contre le SMIC en reprenant la mesure honnie, sur laquelle la droite s’est cassé la figure, la mesure d’un SMIC pour les jeunes. C’est une mesure qui fait l’unanimité contre elle. Même Parisot est venue claquer notre Gattaz et faire le lit des socialistes. Pour une fois, je crie « vive Parisot ».

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Nous soutenons que l’existence du SMIC est l’une des causes du chômage, en particulier du chômage des jeunes et des gens sans qualification. Nous soutenons que chacun doit être libre d’offrir la seule chose qu’il a, sa force de travail, au prix qui lui convient. Chacun doit être libre de choisir la dignité et de se dire, je vais réussir, je gagne peu maintenant, mais j’ai le pied à l’étrier, je vais me rattraper plus tard.

Nous soutenons que le SMIC, c’est un moyen de bloquer, de cartelliser le marché du travail au profit des gens en place, et de ceux qui sont largués, dépassés, inefficaces. Le SMIC est une mesure de protection contre les jeunes et les gens peu qualifiés. Il faut oser le dire.

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Notre analyse est incontournable, on a voulu la mondialisation, la mise en concurrence de tous les travailleurs du monde, il faut en tirer les conséquences et permettre que nos travailleurs, avec leurs atouts, relèvent le défi. Le seul avantage de la mondialisation, c’est la baisse des prix, la déflation des prix, tout doit devenir moins cher, plus abordable. Mais on empêche la baisse des prix car cela gêne ces messieurs les banquiers et les grands endettés. Alors on refuse la baisse des prix, l’ajustement des salaires et on met les jeunes et les moins qualifiés au rencart. La vraie lutte des classes , elle est là, dans cet antagonisme. Nous soutenons qu’une fois le SMIC supprimé, cela libérera les vraies énergies, pas celles des fonctionnaires bien sur; les forces vives seront enfin lâchées. Le coût du travail s’ajustera à sa valeur, compte tenu des qualifications, des formations, des compétences et des mérites et, bien sûr, des outils disponibles. On arrêtera de nous bassiner avec la solidarité qui tue l’effort et on investira, on relèvera, sans chaînes aux pieds, les défis de la modernité.

 

Article tronqué. Lire l’intégralité de l’article ici

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

One thought to “Gattaz s’est fait baiser!”

  1. REPONSE A L’AUTEUR:

    Assertion sans aucune démonstration.
    Il ne suffit pas d’affirmer, il faut prouver.
    Et le petit graphique qui montre que l’Allemagne a un taux de chomage moindre parce qu’il n’existe pas de salaire minimum est malhonnête.
    On aurait pu le faire aussi, dans le cas de l’Allemagne avec travail feminin et taux de chomage et on aurait vu les mêmes corrélations sans qu’il y ait en fait une relation de cause à effet.

    Il existe un tas de raisons qui font que le taux est moindre en Allemagne, cela ne veut pas dire qu’il y a plus d’emplois. Une des raisons qui explique ce faible taux , ce sont les mini-jobs.

    D’autre part, il n’existe peut-etre pas de salaire minimum (il sera mis en place en janvier 2015 d’ailleurs, preuve que c’est aps si mal que cela finalement), mais il existe un REVENU MINIMUM qui est entre 8 et 9 euros brut de l’heure. Le patron donne le salaire qu’il veut, c’est l’etat qui compléte jusqu’à 9 euros….

    Alors ou est la normalité là dedans ? le patron augmente ses bénéfices en investissant peu sur les salaires et c’est le peuple qui complète ???

    Moi qui fais partie du peuple, je me sens un peu « baisée », comme vous dites.

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