Général Lalanne-Berdouticq: Remarquables réflexions suite à l’attentat islamiste de Charlie Hebdo

Par Régis Ollivier le 14 janvier 2015

Le Colonel Attitude

 

Excellent propos que je valide dans son intégralité. Et c’est la raison pour laquelle je ne serai jamais Charlie, ce qui ne m’empêche pas de me lever pour dénoncer avec vigueur ces actes de barbarie. //RO

 

 

lalanne

 

 

« Permettez-moi donc d’attirer votre attention sur certains aspects de cette affaire qui me semble faire perdre la tête à beaucoup. Ces journalistes et particulièrement ces dessinateurs ne respectaient rien, rien sauf ce qu’on leur disait de respecter. Ainsi, jamais de leur part une caricature ridiculisant la shoah, les Noirs (ou autres races non blanches), la démocratie, les homosexuels, dénonçant l’avortement et ses 200 000 morts par an etc.

Leurs attaques, et ce depuis trente ans pour certains (j’ai des souvenirs précis), n’ont porté que contre les « valeurs bourgeoises» qu’en bons trotskistes pour une bonne proportion d’entre eux, ils « combattaient ». Ils n’ont donc cessé d’attaquer l’Église catholique, ses prêtres, ses fidèles et plus grave (très récemment encore) ce qu’elle a de plus sacré comme la Nativité. Souvenez-vous aussi du dessin des deux prêtres en train de se sodomiser à l’occasion des numéros sur la « manif pour tous » et j’en passe.

De leur part en revanche, un silence de mort (au sens propre), des dizaines d’années durant, à propos des crimes du communisme et de la post décolonisation etc.

Pendant des années, de trop nombreuses années, rien contre l’islam, dont le message intrinsèquement violent (lisez certaines sourates comme la 4e, la 5e, la 9e par exemple) était systématiquement occulté. Je pourrais continuer ainsi longtemps pour vous dire que ces personnages ne sont pas les espèces de saints laïcs que l’on est en train de nous ériger en exemple.

Il est cependant tout aussi évident qu’ils ne méritaient pas d’être lâchement assassinés comme ils le furent ! Il nous faut donc prier pour le repos de leur âme, l’attaque dont ils ont été la victime est une attaque contre l’Occident en tant que tel et non « en soi » contre la démocratie ou les « valeurs de la république », du moins si l’on croit en Dieu, ce qui n’était pas leur cas mais n’a jamais empêché ce dernier d’exister. Au demeurant ceux qui en parlent sont incapables de le définir sans tomber dans d’insolubles contradictions (nous pourrions en parler longuement).

Comme je l’ai écrit dans un papier qui a eu malgré moi un grand retentissement, il faut se poser la question des amalgames et se demander combien de Chrétiens Chaldéens ou Syriaques se sont fait sauter dans des mosquées d’Irak. La réponse est : aucun. Et ce pour une raison simple et irréfragable : aucun chrétien ne peut s’appuyer sur un texte religieux prônant la violence, car il n’y en a pas. C’est le contraire dans l’islam.

Autrement dit (et j’en parlais récemment avec l’aumônier musulman de la 198e session, qui en était fort embarrassé) s’il exista ou s’il existe des chrétiens violents et criminels, ce fut MALGRÉ les textes sacrés du christianisme. A contrario nous savons qu’il existe des dizaines de millions de musulmans pacifiques, et ce MALGRÉ une partie des textes sacrés de l’islam, dont les hadiths, qui sont encore plus violents que le Coran.

Tant que cette question n’aura pas été réglée, on sera dans le « choc des civilisations », qui dure depuis 1400 ans mais est nié précisément par tous les amis de « Charlie ». Et cette question ne sera pas résolue car seuls les musulmans le pourraient, si elle l’était. Or ils ne la résoudront pas car ils ne le peuvent pas.

Rappelons-nous en effet la définition (musulmane) du Coran : (je cite) « Le verbe incréé de Dieu transmis au Prophète Mahomet par l’ange Gabriel ». Ceci veut dire que l’on ne peut pas en changer une virgule et, plus outre en islam sunnite (90% des musulmans), la recherche théologique s’est arrêtée au XIe siècle avec ce que l’on appelle « l’iIjtihad ».

Telles sont les données du problème.

Par conséquent tous ceux qui parlent d’un « aggiornamento » de l’Islam ne le connaissent pas ou sont des « idiots utiles », comme le disait Lénine.

Quant à moi donc, et vous l’aurez compris, pour de multiples raisons je ne serai jamais « Charlie » et pense que cet horrible attentat n’est que le début de la guerre intérieure qui ravagera ce qui reste de notre civilisation. Je suis d’autant plus pessimiste sur la suite des événements que nos « élites politiques » refusent de voir le problème dans ses racines. Ignorance ou complicité ? Je l’ignore. Bêtise, peut-être, car cette invasion islamique de l’Occident est leur œuvre consciente, toutes majorités confondues depuis quarante ans.

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Texte en gras par LCA

 

5 réflexions au sujet de “Général Lalanne-Berdouticq: Remarquables réflexions suite à l’attentat islamiste de Charlie Hebdo”

  1. « jamais de leur part une caricature ridiculisant la shoah »
    Si, par Wolinski par exemple

    « les Noirs (ou autres races non blanches) »
    Ridiculiser sur la base de l’appartenance ethnique, ce serait pas un peu raciste ? Maintenant, au hasard, vous les trouvez raffinées et élégantes, les femmes noires de ce dessin ?

    « la démocratie, les homosexuels, dénonçant l’avortement et ses 200 000 morts par an etc. »
    On va faire court, il leur reproche d’être de gauche et de ne pas être un peu plus Minute.

    « Leurs attaques, et ce depuis trente ans pour certains (j’ai des souvenirs précis) »
    Pas assez pour m’empêcher de trouver des contre-exemples en 2 minutes.

    « n’ont porté que contre les « valeurs bourgeoises» qu’en bons trotskistes pour une bonne proportion d’entre eux, ils « combattaient ». »
    Bref, ce sont des gauchistes.

    « De leur part en revanche, un silence de mort (au sens propre), des dizaines d’années durant, à propos des crimes du communisme et de la post décolonisation etc. »
    C’est faux.

    « Pendant des années, de trop nombreuses années, rien contre l’islam, dont le message intrinsèquement violent »
    Être violemment contre l’Islam, dans son ensemble, sans faire de distinctions, ce ne serait pas ça, l’Islamophobie ?

  2. A vouloir trop démontrer, on trouve des contradicteurs

    Loin de moi de dénigrer tout cet article, mais il y a tout de même certaines généralisations rapides :

    Sur la prétendue censure de Charlie Hebdo, c’est la loi de la République qui les empêchait de ridiculiser la shoah, les noirs, les homosexuels ou tout autre groupe d’ethnie, nation, race, de religion ou d’orientation sexuelle…etc sous peine de subir une condamnation automatique et justifiée. Pourquoi d’autre part vouloir ridiculiser la démocratie (ou ce que certains ont caricaturé sous le nom de la « gueuse »), même quand elle conduit à faire élire des représentants ou des dirigeants dont on ne partage pas les opinions ?

    Charlie Hebdo a pourtant critiqué aussi bien rabbins, imams que religieux catholiques (dont certains ont soutenu le franquisme, sont restés indifférents pendant la shoah, face aux drames des avortements ou au sida pour refuser tout préservatif, dont la version féminine reste d’ailleurs curieusement interdite de publicité) ou de certains politiques qui se sont longtemps accommodés du stalinisme ou du maoïsme.

    Dans quelques numéros récents, on trouve des Staline, des inspecteurs Derrick en uniforme SS et depuis bien longtemps tous ces dictateurs africains de l’après-décolonisation, comme celui qui n’était pas chiche en diamants… Loin de moi de comptabiliser cette balance mais ce n’était pas un « silence de mort ».

    Venons-en maintenant aux chrétiens catholiques dont je fais partie et que je n’aime pas voire caricaturer, mais pas non plus encenser à tort. Il s’est trouvé des catholiques fervents, durant les derniers siècles, pour commettre des attentats politiques (que l’on commémore à Béziers) ou pour organiser des déportations (avant de quasi-pogroms), non pas certes au nom de leur foi, mais en écoutant bien peu les préceptes de l’Évangile.

    A cet égard, je signale toutefois que l’on y trouve encore certains passages non expurgés qui relèvent sinon de l’appel au meurtre (Marc 9.42 ou Mathieu 23.33 et 36 ou plus voilé dans Luc 19.11) mais de pratiques un peu sectaires (Mathieu 10.34-37 ou Jean 2.15) ou discriminatoires (beaucoup dans les Corinthiens 10.3, 11.2, 11.6, 11.11 , Colossiens 3.18, Éphésiens 6.5) et respectueuses de l’autorité politique (tu rendra à César .. de Mathieu 21.21 et Pierre 2.13, 18,19 et Romains 13.1-7) sauf quand elle est injuste (Actes 5.29 qui justifie bien toutes les fatwas).

    Il y a eu tant de Zemmour pour dénoncer avant lui l’influence des franc-maçons, le complot juif, le péril jeune, le lobby homosexuel au Vatican..etc, dont les excès ont été combattus sans armes, sans qu’on n’invoque de « guerre de civilisations », même s’il y a vraiment eu des guerres mondiales « Gott mit uns » ou des affrontements du « bien contre le mal » dont la supercherie était patente.

    J’ai déjà cité les conflits qui ont conduit Val à licencier Siné de Charlie Hebdo ou Guillon de France Inter pour souligner combien on trouve des injustices partout. Je conclurai qu’on trouve aussi des maladroits ou des imbéciles partout, y compris dans les ministères, car ce n’est pas le cœur de la République qui a été attaqué, même si elle devait les protéger comme les autres médias menacés et bien sûr tous les lieux de culte, et qu’aucun homme ne constitue un problème, tant qu’il renonce à la violence ou à son appel.

  3. Je partage quant à moi, les dires du général , le peuple français condamne évidemment les attentats mais je suis persuadé que beaucoup plus que l’on pense n’adhère pas aux publications de charlie hebdo. Il s’agit d’un journal qui « frappe » non seulement sur les religions mais aussi sur l’armée , la police et la gendarmerie.

  4. Que doit maintenant penser ce général de ce régime qui, loin de recommander une saine réserve à ses Charlies, les encourage à continuer de porter les armes de l’insulte , et de l’outrage comme un bouquet d’innocence, et de liberté. Le propre d’une juste politique est précisément de fixer des limites, et de contenir l’excès préjudiciable. Nier cette fonction au faux prétexte de la liberté est abuser du peuple, et le manipuler sans vergogne. Ces actions méprisables sont temporelles, à usage immédiat, pour une efficacité rapide. J’ai fini de croire en la bonne foi de l’incompétence, et plus que jamais, les intentions se dévoilant, je crois en l’instrumentalisation de ces effroyables conséquences, ne pouvant rapporter celle, originelle, des causes, dans la perplexité où les évènements me mettent.

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