Genève va faire tomber d’autres têtes françaises

FRAUDE FISCALE

Après l’affaire Cahuzac, les politiciens français qui ont des comptes en Suisse savent que la lessiveuse est en marche.

Par Le Matin Dimanche. Mis à jour à 09h03

Le séisme déclenché par l’ex-ministre du Budget n’est pas prêt de s’arrêter.

Le séisme déclenché par l’ex-ministre du Budget n’est pas prêt de s’arrêter.
Image: Lionel Bonaventure/AFP

Après avoir poussé, par son enquête sur un compte en Suisse, Jérôme Cahuzac à la démission, le juge Renaud van Ruymbeke compte bien ne pas s’arrêter là. La banque privée genevoise Reyl & Cie l’intéresse tout particulièrement: depuis sa création, en 1973, l’établissement financier a accueilli nombre de personnalités de l’establishment bancaire (hommes politiques, entrepreneurs, médecins, gros industriels, stars du show-business). Et précisément l’ex-ministre du Budget français.

Selon des experts fiscaux français, Mes Benjamin Lebreton et Patrick Michaud, «les résidents français ayant un compte non déclaré en Suisse ou ailleurs» n’ont plus aucune chance, à court terme, de passer entre les gouttes. Problème: ils ne savent plus comment se régulariser auprès du fisc, après que Jérôme Cahuzac a, encore ministre, lui-même fait passer une nouvelle loi fiscale, la plus dure de l’histoire de France… «Ils ont peur», a déclaré le premier au «Matin Dimanche».

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Créé: 06.04.2013, 23h00

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.