Géopolitique : l’atlas des risques et opportunités pour 2018

Par Michel De Grandi

Le 28 décembre 2017

Les Échos

 

 

© Pierre Duriot

 

Des élections majeures, notamment au Brésil et au Mexique, vont être observées à la loupe. Alors que la stabilité politique devrait persister en Asie.

Si 2018 débute sur une note optimiste pour l’économie mondiale et donc les pays émergents, l’année pourrait en revanche réserver quelques surprises du côté du calendrier politique. Elles ne viendront pas de Russie où Vladimir Poutine, qui brigue un quatrième mandat, devrait être reconduit. Mais peut-être d’Amérique latine où le Brésil et le Mexique vont constituer deux tests importants. La résolution des problèmes budgétaires de Brasilia dépendra beaucoup du président élu en octobre.

Au  Mexique, ce sont les relations avec les Etats-Unis et la renégociation de l’Alena qui se trouvent au coeur des préoccupations politiques, tandis que les sondages prédisent un grand soutien au candidat populiste à la présidentielle de juillet. La Colombie joue à quitte ou double l’avenir des accords de paix. Le successeur de Juan Manuel Santos aura la lourde tâche de les proroger ou de les amender comme le recommande le Centro Democratico, le parti d’Alvaro Uribe, président de la République entre 2002 et 2010.

Le coup de force de Maduro au Venezuela

Alors que Cuba s’apprête à refermer en douceur l’époque castriste, au Venezuela, où les clignotants restent au rouge, Nicolás Maduro est à la manoeuvre pour briguer un deuxième mandat en 2019. Quitte à redessiner le paysage politique, à manipuler les dates des scrutins et à museler l’opposition. Cela alors que la colère gronde dans la rue.

En Turquie, c’est un scénario similaire qui se précise avec la poursuite de la concentration des pouvoirs pour Recep Tayyip Erdogan dans la perspective des élections générales de 2019. C’est également à cette échéance que va se jouer l’avenir de l’Afrique du Sud qui vient d’effectuer un tournant majeur en portant Cyril Ramaphosa, le dauphin de Mandela, à la présidence de l’ANC.

 Changements risqués en Arabie Saoudite

Un vent porteur de changement souffle également en Arabie Saoudite. Pendant que Riyad tente de relancer sa croissance tout en réduisant son déficit, le royaume fait bouger les lignes de la société civile. Mais Mohammed Ben Salmane, le jeune prince héritier nommé en juin numéro 2 du régime doit obtenir rapidement des résultats s’il ne veut pas se retrouver fragilisé. Rares sont ceux qui lui pardonnent l’énorme purge opérée fin 2017 chez les hommes d’affaires et les politiques soupçonnés de corruption.

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.