Gérard Collomb au Niger pour lutter, là encore, contre l’immigration clandestine

Par Patricia Huon,

Envoyée spéciale à Agadez au Niger

 

 

© Tosque Jean-Louis

 

 

Commentaire de Pierre Bertet
Military project monitoring
En direct du Mali
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🇮🇳 NIGER 🔴 ATTENTION !… Je réaffirme ici qu’il N’Y A PAS de terrorisme dirigé à l’encontre des pays du Sahel ! Par contre il y en a un dirigé contre la France par le JNIM. Ce mouvement ne pouvant aller chercher les Français à Paris, et difficilement dans leur bases au Sahel, puisque nous sommes de facto dans un combat du faible (JNIM) au fort (France), ce type de visites/déclarations sont des visées 👁️ lasers en mesure de désigner une cible figurant parmi les vulnérabilités du pays. Ainsi ciblé « à décharge » par la France, les pays hôtes ont potentiellement le profil PARFAIT pour être touchés par des frappes de type asymétriques. Si l’on croise cet aspect de fond avec les déclarations du week-end de Yaya Abu el Hamman (qui signifie que le n°2 du groupe djihadiste a pris la mesure EXACTE de tout cela), c’est de très mauvais augure. Et le fait que ce soit logique et annoncé en trame (après le Burkina), ajoute une dangerosité imminente. Sauf erreur totale de ma part.

En déplacement à Agadez, le ministre français de l’Intérieur compte réaffirmer sa volonté de lutter contre les réseaux de passeurs et inciter le Niger à poursuivre sa politique répressive, qui déstabilise aussi l’économie de ce vaste carrefour migratoire.

La France veut affirmer sa détermination à lutter contre les réseaux de trafiquants de migrants. C’est dans le cadre de cette politique que Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, effectue depuis jeudi un déplacement au Niger. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ainsi que huit parlementaires français, étaient également présents à Niamey, la capitale, pour participer à un sommet international UE-Afrique sur cette thématique. Samedi, Gérard Collomb, fait le déplacement jusqu’à Agadez, la «porte du désert», une ville au centre du pays considérée comme un carrefour des principales routes migratoires vers la Libye, puis les côtes italiennes. Le ministre doit notamment visiter le centre de transit de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le centre de formation d’Eucap Sahel Niger, la mission civile de l’Union européenne chargée d’apporter un soutien aux forces de sécurité, et s’entretenir avec le gouverneur d’Agadez.

Manque à gagner immense

Depuis quelque temps, les échos des débats européens résonnent dans la ville, et les décisions prises à Bruxelles, Paris ou Berlin ont un impact direct sur ses habitants. Afin de tenter de stopper la migration en amont, la Commission européenne a créé en 2015 un Fonds d’urgence pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et des personnes déplacées en Afrique d’1,8 milliard d’euros dont le Niger est l’un des principaux pays bénéficiaires. En contrepartie de cette aide financière européenne, les autorités nigériennes ont mis en place depuis 2016 des mesures répressives et voté une loi qui criminalise le trafic illicite de migrants et a fait chuter le nombre de migrants en partance pour l’Europe (les traversées de migrants à Agadez auraient chuté de 330 000 en 2016 à 70 000 en 2017, selon Gérard Collomb dans le Figaro).

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.