« Gilets jaunes », « lycéens » ou simples « passants » : la vie d’après des éborgnés

Publié le 04 avril 2019 – Mis à jour le 18 avril 2019 – AFP

© Pierre Duriot

Des vies « gâchées« , de l’incompréhension ou de la colère : pendant deux mois, l’AFP a recueilli le témoignage de 15 « gilets jaunes » mais aussi de « passants » ou « lycéens » grièvement blessés à l’oeil au cours des manifestations des derniers mois, au coeur des accusations de violences contre les forces de l’ordre.

A l’instar de Jérôme Rodrigues, l’une des têtes d’affiche des « gilets jaunes », les regards mutilés de Vanessa, Patrick ou Alexandre ont été érigés en symbole des « violences policières ». 23 personnes ont affirmé avoir perdu leur oeil depuis novembre, selon les recensements faits par le journaliste indépendant David Dufresne et son projet « Allô place Beauvau ? » ou par le collectif militant « Désarmons-les ».

L’AFP a pu obtenir le témoignage de 15 de ces éborgnés, tandis que 8 ont décliné -leurs noms sont grisés dans notre tableau récapitulatif, au bas de cette infographie- (cliquez sur les noms en bleu pour en savoir plus). 

Ils sont 21 hommes et 2 femmes, âgés de 14 à 59 ans, blessés à Paris, Bordeaux, Toulouse, La Réunion… Souvent, ce sont des « gilets jaunes » revendiqués, parfois des « lycéens » ou de simple « passants« , contestant tout lien avec le mouvement.

https://factuel.afp.com/gjeborgnes?fbclid=IwAR0luXyWy3jq-WerwehioRI8V9G7k_3bL90pzaiyub_LWvj8qeMRqr4YMlk

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

One thought to “« Gilets jaunes », « lycéens » ou simples « passants » : la vie d’après des éborgnés”

  1. Supporter ou non les gilets jaunes, peu importe. En revanche, ne pas « bouillir » devant ces blessés, mutilés qui auront leur vie brisée est incompréhensible.
    Le silence médiatique devant ces exactions est sidérant. La morgue , le mépris, la provocation de nos politiques vis à vis de ces pauvres gens relève de la cour d’assises. Comment peut-on déclencher une telle hécatombe dans l’indifférence générale? Au premier blessé par LBD et/ou grenade, l’emploi de ces armes aurait dû être interdit.
    Je n’ose imaginer les réactions des opposants face à un gouvernement de droite faisant la même chose.
    Le plus déprimant est que l’on ne peut rien pour ces estropiés, ils restent seuls avec leur souffrance et leur questionnement. Et les autres pavanent…

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