Gilets jaunes : Macron a peur d’être « lâché » par les policiers

Publié le 28/01/2019 – Marianne

Je n’ai rien en commun avec La France Insoumise mais j’ai trouvé que cet article méritait d’être partagé. Ainsi donc, Emmanuel Macron balise comme on dit… //RO

© Pierre Duriot

Confronté au soulèvement populaire des Gilets jaunes, Emmanuel Macron s’est engagé dans une tactique de diabolisation et d’intimidation judiciaire à l’encontre d’un groupe d’opposition pourtant distinct de ce mouvement : la France insoumise.

Le 9 janvier dernier, la députée LREM Aurore Bergé a annoncé écrire au procureur de la République de Paris pour lui rapporter des propos tenus par Thomas Guénolé (co-signataire de cette tribune) et Juan Branco.

Ces dénonciations d’éléments de la pensée, par une députée de la majorité, ne sont pas choses courantes. Elles s’inscrivent dans un plan plus large de recherche de boucs émissaires. Le 7 janvier, Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a ainsi accusé Jean-Luc Mélenchon d’être « incapable d’avoir la moindre réaction » aux manifestations et à la « mise en cause » des institutions publiques et politiques « par des factieux et des violents ». Le 9 janvier sur France Info (même jour que l’annonce d’Aurore Bergé), Julien Denormandie, ministre du Logement, a dit de Jean-Luc Mélenchon qu’il « appel[ait] à soutenir ceux qui cassent les policiers, ne souhaite pas l’ordre républicain ». Plus récemment le 20 janvier, Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, a accusé Jean-Luc Mélenchon d’« angélisme » concernant les violences de manifestants contre des policiers. Le reste est à l’avenant.

Pour comprendre cette offensive macroniste de transformation de la France insoumise en bouc-émissaire, il faut la resituer dans le contexte du rapport périlleux qu’Emmanuel Macron entretient avec les forces de l’ordre.

https://www.marianne.net/debattons/tribunes/gilets-jaunes-macron-peur-d-etre-lache-par-les-policiers

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

2 thoughts to “Gilets jaunes : Macron a peur d’être « lâché » par les policiers”

  1. Depuis 11 semaines nous n’assistons pas à l’ordre républicain, mais à l’ordre macronien contre les gilets jaunes. C’est bien différent. L’ordre républicain a encore des règles, tandis que l’ordre macronien n’en a plus. Sauf une : faire le plus de mal possible en employant une violence hors norme et inhabituelle dans le maintien de l’ordre, pour casser ce mouvement. Certes, certains manifestants sont surexcités, en lançant pavés ou boules de pétanque… mais on n’a pas vu de cocktails molotov, contrairement à ce que prétendent des macronistes. Aussi les moyens de la violence sont nettement disproportionnés et à l’avantage des forces de l’ordre, de façon plus qu’évidente. Résultat : des dizaines de manifestants démollis à coups de matraque, presque une vingtaines d’éborgnés par les tirs de flash ball, de mutilés : main ou pied… par les grenades lacrimogènes. Ces victimes resteront marquées à vie et le divorce entre les manifestants et la police est irréversible pour longtemps. Sans compter les miliers d’arrestations arbitraires, puisque la Justice ne rend plus la justice… mais du maintient de l’ordre.

    Le problème posé par ce mouvement des gilets jaunes était d’ordre social & politique. Les réponses de l’Etat devaient être de même nature, comme l’a analysé un ancien de la DGSE, en rajoutant que le mouvement était parti pour durer. Au lieu de ça, Macron, qui a été élu président de justesse, en appliquant un programme décidé par des groupes d’intérêts étrangers, prolonge sa haine du peuple par l’ultra violence.

    Contre Macron & Castaner il y a lieu de saisir le Tribunal Pénal International pour les sanctionner sévèrement. Une juriste, Georgia Pouliquen, a montré que les faits de comportement et de violence débridée, de la part des représentants de l’Etat et des forces de l’ordre auquels nous assistons depuis plusieurs semaines, correspondent aux critères du Traité de Rome, concernant les atteintes aux libertés.. Et donc une plainte auprès du TPI est parfaitement envisageable.
    Le lien suivant, où ententend Georgia Pouliquen, permet de comprendre en quoi les deux nazis : Macron & Castaner, relèvent du TPI .
    https://youtu.be/qxTz0EiFhxc

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