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Golden globes et Précieuses ridicules : Des meufs et des mufles

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« Comme le disait Henry Kissinger : « Nobody will ever win the battle of sexes. There’s too much fraternizing with the enemy » (« Personne ne gagnera jamais la guerre des sexes. Il y a beaucoup trop de fraternisation avec l’ennemi. ») »
© Tosque Jean-Louis

 

Dimanche dernier, à la cérémonie de remise des Golden globes, de quoi portaient-elles le deuil ces dames de Hollywood, toutes de noir vêtues, poitrine, épaules et dos nus à qui voulaient voir ? Falbalas grotesques. Rien à voir avec la délicieuse Suzy Delair et son tralala ! Pour les hommes, Sunset boulevard, pour les femmes, Sunshine America !

La bien-tançance frappe

L’on pense de suite à Lysistrata (411 av. J.-C.) où des femmes se révoltent contre la domination masculine, ou à L’Assemblée des femmes (du même Aristophane, 391 av. J.-C.), dont le mot d’ordre est : « Pour arrêter la guerre, refusez-vous à vos maris », où les femmes gouvernent et font tout à l’opposé des hommes. Comme était touchante cette solidarité hypocrite entre personnes du sexe, cette affirmation de prise de pouvoir urbi et orbi (Oprah Winfrey, la reine des médias outre-Atlantique allant jusqu’à faire acte de déclaration à la future présidentielle américaine et Lady Gaga enthousiaste s’écriant : « Je vote pour elle »). Mini-Nuremberg pour sales prédateurs ! Il faut croire que si l’esprit n’a pas de sexe, son absence non plus. Par ces temps où les chanteurs yéyés jouissent d’hommages nationaux, l’on se surprend à fredonner du Claude François : « Oh quel sale bonhomme ! Quel sale bonhomme ! Un monstre en somme ! Oh sale bonhomme ! ».

Pauvre Spacey

Reconnaissons que Weinstein est le coupable idéal, le faciès même du lubrique cynique manipulateur, avec à son actif tout de même quelques excellents films. Ah comme nous aurions aimé être harcelées par George Clooney ou par Alain Delon de la haute époque ! Hier la presse anglo-saxonne émettait des doutes du bout des lèvres au sujet de Woody Allen. Pas un jour où un porc n’est balancé ici ou là, bien-pensance et bien-tançance mêlées dans l’hystérie générale, comme autant d’échos utérins malsains. Pourtant la cause, si cause il y a, est aussi celle des hommes comme l’atteste le cas emblématique de Kevin Spacey, écarté sans ménagements de la série House of Cards, pour avoir abusé d’adolescents et autres éphèbes, en d’autres temps.  On n’ose de nos jours penser à ce qui serait advenu de l’écrivain français nobélisé, André Gide, amateur de « petits arabes », pédophile et colonialiste non en  paroles, mais dans les faits !

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About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

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