Grippe aviaire: des tonnes de poulets chinois importées en Europe

 

Entre 15.000 et 20.000 tonnes de poulets ou préparation à base de poulet en provenance de Chine sont écoulées chaque année sur le territoire européen, a-t-on appris auprès de la Confédération française de l’aviculture (CFA). ( Str )

05.04.2013, 21h35

Entre 15.000 et 20.000 tonnes de poulets ou préparation à base de poulet en provenance de Chine sont écoulées chaque année sur le territoire européen, a-t-on appris auprès de la Confédération française de l’aviculture (CFA).
Le poulet chinois ne représente néanmoins qu’une très faible part des 900.000 tonnes de poulet importées en Europe, précise Christian Marinov, directeur de la CFA. Et seuls les produits de volailles transformés, ayant subi un traitement thermique à coeur et originaires d’une seule région chinoise (le Shandong, situé entre Shanghai et Pékin) sont autorisés à l’importation dans l’UE, tient à préciser le ministère de l’Agriculture.
« Le frais est sous embargo depuis 2004 pour cause de grippe aviaire, déjà », a ajouté un de ses responsables.
L’essentiel des importations de l’UE vient du Brésil (600.000 tonnes) ou de Thaïlande (250.000 tonnes), détaille la CFA. Les Allemands et Néerlandais en sont les principaux consommateurs, loin devant la France, ajoute M. Marinov. En 2012, la France a importé seulement 465 tonnes de poulets et préparation à base de poulet de Chine, selon des chiffres du service statistiques du ministère de l’Agriculture (Agreste), transmis à l’AFP. Un chiffre en constante augmentation, puisque la France avait importé 254 t en 2011 et 181 t en 2010.
Néanmoins, l’émergence d’une nouvelle souche de grippe aviaire en Chine « est prise au sérieux » par la profession. « On demande aux autorités européennes de s’assurer que toutes les mesures requises soient appliquées par les autorités chinoises », selon M. Marinov.
En cas de contamination d’un homme ou d’une volaille, il est prévu un périmètre de sécurité de 30 km de rayon et les autorités devront s’assurer qu’aucune volaille n’en sort, précise-t-il.
Le risque, estime la CFA, est « pour la santé des élevages ». Le consommateur, lui, n’a rien à craindre à partir du moment où il cuit sa viande à « au moins 60 degrés pendant 12 minutes », rappelle-t-il.
Face à ce nouvel épisode, anxiogène pour le consommateur, qui intervient après le scandale de la viande de cheval, la CFA réitère sa demande d’exiger l’indication de l’origine de la viande, notamment sur les plats transformés, même si la volaille y est forcément cuite.
Pour les produits transformés à base de volailles, du type nuggets ou jambon de poulet, 95% est importé, tient à rappeler M. Marinov.
Le virus H7N9 de la grippe aviaire a fait un sixième mort près de Shanghaï, où les autorités ont décidé de conjuguer abattage localisé et fermeture des marchés aux volailles pour circonscrire la souche infectieuse.

 Le Parisien

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.