Le «Genre» et le «Care» deux concepts à combattre pour que vive la France

Social — 31 mars 2013

Le «Genre» et le «Care» deux concepts à combattre pour que vive la France

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« Pour changer de civilisation« , tel est le titre du dernier livre de Martine Aubry publié en février 2011. Ce livre est un ouvrage collectif qui aborde à de nombreuses reprises les concepts féministes du «genre» et du «care».

Deux auteures féministes engagées y détaillent leurs pensées et idées d’action pour ces deux concepts : Françoise Héritier et Fabienne Brugère.

Ces deux concepts sont nés dans les réseaux féministes militants de la gauche américaine et ils portent en eux les germes d’unenouvelle civilisation.

Il est plus que nécessaire que les hommes et les femmes de bonne volonté connaissent ces concepts politiques. Les connaître est plus que nécessaire pour ceux et celles qui ambitionnent de comprendre où les réseaux féministes, dont Martine Aubry tient une place majeure, veulent nous emmener.

Le concept politique de « genre  »

Il est aujourd’hui assez largement connu depuis que les débats sur le « mariage pour tous » ont dévoilé son existence. Mais nous devons rappeler ici comment ce concept a été diffusé dans le monde, en Europe et en France.

En1995 à Pékin, s’est tenue la 4ème Conférence mondiale sur les femmes.

Cette conférence a marqué une étape très importante pour les thèses «gender» et aussi l’approche féministe victimaire qui est l’outil utile du programme «gender».

Les principaux thèmes travaillés à cette Conférence sont : « La promotion et l’autonomie de la femme dans les contextes suivants : les droits fondamentaux de la femme, les femmes et la pauvreté, les femmes et la prise de décisions, la fillette, la violence à l’égard des femmes, et autres problèmes.»

Le concept d’autonomisation des femmes (empowerment en anglais) cache en fait mal un projet politique qui cherche en fait à séparer la femme de l’homme.

Un des forts piliers de ce projet politique de séparation de la femme de l’homme réside dans la victimisation des femmes, et la non-prise en compte des difficultés rencontrées par les hommes, les pères et les garçons.

L’association Homme Culture & Identité travaille les questions dans lesquelles l’identité masculine est aujourd’hui en difficulté dans la société. Cette association est aujourd’hui en contact avec des experts travaillant des sujets tels que la situation des pères séparés, le décrochage scolaire des garçons, les violences conjugales subies par des hommes, ou encore le suicide des hommes.

HCI est animé par la conviction que l’on ne peut pas faire le bonheur des femmes dans l’oubli des hommes.

Il convient ici de rappeler que pour les pro-gender le couple hétérosexuel serait, par excellence, le lieu de la domination masculine. Point de complémentarité dans le couple hétérosexuel pour les militants de la cause féministe. Tout serait affaire de domination.

En France, Madame Bachelot a tenu une place pour le moins ambivalente en tant que Ministre d’un gouvernement de droite en faisant voter des lois qui enferment les questions d’égalité hommes-femmes dans une approche pro-gender.

Après s’être désengagée de  la vie politique, elle a révélé lors d’une émission de radio le fond de sa pensée politique (Europe 1 – 10/01/2013) :

«le mariage est une construction sociale», «il est un instrument de domination de la femme», «c’est un phénomène d’appropriation de la femme par les hommes, et un mécanisme d’appropriation des enfants.»

Ne pas être en capacité de voir et de comprendre que l’homme et la femme ont un destin commun sur la terre est une faute politique historique.

Ne pas comprendre que c’est bien de complémentarité et de protection réciproque auxquelles les femmes et les hommes aspirent marque un aveuglement idéologique. Les hommes et les femmes de bonne volonté sont invités dans ce contexte à réaffirmer que l’union de l’homme et de la femme est une union inscrite dans l’histoire de l’humanité.

La France devra dans les temps à venir prendre avec vigueur les problèmes politiques que pose aujourd’hui l’idéologie du « genre ». Une parole politique audacieuse devra oser l’évidence selon laquelle les hommes et les femmes aspirent à vivre ensemble, en paix et en harmonie.

La France se trouve face à son destin car elle est ici seule capable de porter un projet universaliste d’une telle ampleur car il faut rappeler ici que l’idéologie du genre a aujourd’hui une diffusion mondiale. Aussi il faudra bientôt réaffirmer que la femme et l’homme ont un destin commun dans notre propre pays mais aussi en Europe, et dans le monde.

Dans cette mission, la France est grandement aidée par la Norvège qui a courageusement mis un terme a toutes ses politiques d’égalité hommes-femmes après avoir ouvert un grand débat scientifique.

Le concept du « care » mérite d’être mis à son tour dans la lumière.

Reprenons ici quelques lignes de la contribution de Fabienne Brugère car cela donne quelques points de repère utiles à la compréhension du «care» :

« L’éthique du care est non seulement féministe, mais elle lutte également contre toutes les formes de domination : le patriarcat (…).»

«L’éthique du care (…) constitue un surmoi efficace pour changer de projet de société, promouvoir l’égalité réelle et poser les fondements d’un nouvel état social. »

« Le care peut nous servir à élaborer un projet de société

«Le care désigne idéalement la possibilité d’un soin pour chacun quand il en a besoin selon l’idée que la défense du sujet de droit ne saurait suffire et qu’elle doit être complétée par une vision politique du sujet de l’expérience sociale» (sic).

Soyons certains que Martine Aubry n’est pas femme à renoncer. Elle a diffusé abondamment au sein du PS ce concept féministe du temps où elle était première secrétaire. Aujourd’hui ses réseaux opèrent au sein du gouvernement en place, et elle attend son heure pour retrouver une place politique à envergure nationale.

L’éthique du care se veut un projet politique de l’attention à l’autre dans lequel devrait être mise en œuvre une égalité réellegrâce à des politiques publiques.

Nous pouvons nous retrouver dans la nécessité de faire émerger une société qui prête plus attention à l’autre. Cela est une ambition sans doute partagée par beaucoup de français. Mais nous remarquerons que l’idée de Fraternité recouvre bien cette attention à l’autre ; aussi pourquoi faire émerger un nouveau concept ?

Il y a deux raisons de combattre le care, c’est que ce projet s’inscrit dans une vision étatiste (état-providence glissant vers une société à la big-mother), et qu’il fait la promotion d’un égalitarisme dogmatique au travers de la notion d’égalité réelle.

Peut-on réellement mettre en œuvre un projet politique de civilisation sans en référer préalablement aux Français ? Peut-on aspirer au pouvoir à tout prix dans une France qui aspire tant à la Liberté ?

Evidemment deux fois non, et c’est là l’erreur historique de Madame Aubry et de ses réseaux. A force de conceptualiser, une certaine gauche se retrouve aujourd’hui coupée du peuple réel que la France porte en son sein.

De son côté, la droite française a commis l’erreur de faire confiance à Roselyne Bachelot, une femme duale s’il en fût. La droite a fait une erreur historique dont elle comprend aujourd’hui, à l’aune des débats sur le «mariage pour tous» qui invitent à se pencher sur la théorie du genre, qu’elle a manqué de travail de fond pour savoir où les réseaux féministes veulent emmener la société française à son corps défendant.

La France n’est pas un pays que l’on soumet.

La France réelle a du cœur et de la détermination dans les moments historiques. Elle sait résister face aux projets qui voudraient la diviser et l’écarter de son destin universel.

Un destin que Charles de Gaulle avait personnifié en son temps, et qu’un nouveau visage viendra, selon toute vraisemblance, personnifier le moment venu… dans l’allégresse d’un printemps français ?

Source photo : Affiche exposition « Homme, femme, testez vos différences » Espace des Sciences – Rennes 2012

Auteur : Fondateur & animateur de HCI – La vocation du blog de l’association Homme Culture & Identité est de proposer des articles sur l’identité masculine dans la société contemporaine – Les garçons, les pères et les hommes sont au coeur du travail de l’association – Par ailleurs H.C.I s’oppose à toutes les structures militantes qui veulent, par des actions idéologisées, opposer les hommes aux femmes – A ce titre il y a une grande urgence en France de débattre de la théorie du genre qui cache mal une idéologie revancharde contre le sexe masculin – « Sans de vrais hommes, point de vraies femmes » – Hélène Vecchiali

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.