Immobilier: quand les maires ne veulent plus faire de logements…

 

Mathias Thépot | 11/08/2014

La Tribune

 

Commentaire LCA : En ce qui me concerne, je suis particulièrement favorable au choix des nouveaux élus de droite. Et pour cause. Dans ma commune, une municipalité de gauche irresponsable s’est engagée sur un bétonnage à outrance de la ville, en terme de logements sociaux. Résultats de cette politique tout aussi irresponsable, sur 700 logements livrés, 350 ont eu une vocation sociale. Et, bilan de cette démesure sociale et socialiste, la commune est déjà à 30% de logements sociaux avec une ville défigurée à jamais par une immigration massive de confession musulmane. Bilans au pluriel car c’est cette démesure et cette irresponsabilité qui ont valu au maire sortant de se faire éjecter après 12 années de sévices. Et c’est très bien ainsi. Des projets sont d’ores et déjà remisés aux oubliettes. J’en suis ravi. //RO

 

Les multiples changements de bords politiques des dernières élections municipales provoquent le retard, voire l’annulation de certaines opérations de logements. C’est le cas à Chelles (Seine et Marne) où les permis de construire de 52 logements sociaux ont été annulés, relate le quotidien Libération.
Il fallait s’y attendre. Le raz-de-marée bleu aux dernières élections municipales de mars, qui a vu la gauche perdre 155 villes de plus de 9.000 habitants, remet en cause un certain nombre d’opérations de constructions de logements, notamment sociaux.

Souvent, les campagnes électorales ont été menées sur le thème de la lutte contre le bétonnage excessif de la ville. Beaucoup de nouveaux maires ont ainsi promis à leurs administrés qu’ils préserveraient les espaces verts et qu’ils s’opposeraient aux opérations de densification dans leur ville. Une situation ubuesque au regard des difficultés actuelles de l’industrie du bâtiment, et de l’urgence en matière de construction de logements.

52 logements sociaux annulés en Seine-et-Marne

Par exemple, l’UMP fraîchement élu à Chelles (Seine-et-Marne) Brice Rabaste a annulé le permis de construire de 52 logements sociaux prévu par l’ancienne municipalité pour ne pas « dénaturer » le paysage, rapporte le quotidien Libération ce lundi.

Malheureusement comme Brice Rabaste, « certains maires élus ont fait campagne contre des projets de construction », expliquait en juin dernier Yves Laffoucrière le directeur général du bailleur social 3F. Plusieurs projets sont retardées, voire « définitivement perdus », regrettait-il. Ce qui aura pour conséquence concrète dans les chiffres de retarder voire d’annuler « la production de 1.700 de nos logements » dans diverses communes, déplorait-t-il.

Des effets secondaires bénéfiques pour les finances des bailleurs sociaux?

A l’inverse, le basculement de certaines municipalités de gauche à droite a eu un effet plus bénéfique pour les affaires des bailleurs sociaux. Car il serait plus concevable idéologiquement pour les mairies de droite d’encourager la vente aux locataires de logements HLM. Selon le directeur général de 3F, deux mairies – Colombes et Clamart- qui ont basculé à droite aux dernières élections municipales donnent désormais davantage de marges de manœuvre aux bailleurs pour vendre à des locataires. Ces cessions permettraient aux bailleurs sociaux d’accroitre substantiellement leur chiffre d’affaires, et donc leur capacité d’autofinancement en période de raréfaction des subventions de l’État.

Les 150.000 logements sociaux pour 2015 ?   Lire la suite sur http://www.latribune.fr

Illustration : la gauche a perdu 155 villes de plus de 9.000 habitants aux dernières élections municipales. (Crédits : Décideurs en région)

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.