Incendie de Notre-Dame de Paris : une quinzaine d’ouvriers déjà entendus

Par Nicolas Bastuck -Publié le 16/04/2019 à 13:17 | Le Point.fr

A ce stade, il serait contre-productif de tirer des plans sur la comète, voire de sombrer dans le complotisme. Sur nos vecteurs, nous refusons de donner dans ce travers. Pas de stigmatisation inutile. Pas d’amalgame. A ce stade… //RO

© Pierre Duriot

Le procureur de Paris, qui écarte la piste criminelle, annonce des investigations « longues et complexes » après l’incendie qui a ravagé la cathédrale.

« On laisse l’enquête se faire avant de parler. Merci, bonne journée… » Au siège de l’entreprise Le Bras Frères, à Jarny (Meurthe-et-Moselle), l’heure était à la consternation, mardi matin. Cette entreprise de charpente et de couverture, qui emploie un peu moins de 200 ouvriers hautement qualifiés, rompus aux contraintes des bâtiments historiques, avait décroché le chantier de rénovation de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Celle-ci s’est effondrée lundi soir, peu avant 20 heures, une heure dix après le déclenchement de l’incendie qui a emporté les deux tiers de la toiture en plomb et l’intégralité de la charpente du monument. Ce marché faisait la fierté de l’entreprise lorraine, déjà missionnée sur le chantier de rénovation de la cathédrale de Reims et la restauration du dôme du Panthéon, à Paris.

Des salariés d’Europe Échafaudage, filiale du groupe Le Bras, avaient travaillé toute la journée à l’installation de la structure géante, composée de dizaines de milliers de tubes d’acier et adossée aux piliers du transept, sur lequel les couvreurs devaient intervenir dans quelques semaines. Ce travail préparatoire avait débuté l’été dernier et devait encore durer quelque temps, avant le démarrage des travaux de restauration proprement dits. « Les travaux n’avaient pas encore débuté, seuls les échafaudages étaient en cours de montage », a confirmé l’architecte en chef des monuments historiques chargé de la restauration de la flèche, François Chatillon, cité par Le Monde. « L’hypothèse du point chaud (provoqué par une soudure) n’est donc pas la bonne », a-t-il précisé. Le feu serait donc bien parti d’un échafaudage.

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

6 thoughts to “Incendie de Notre-Dame de Paris : une quinzaine d’ouvriers déjà entendus”

  1. Les travaux n’avaient pas commencé, le système anti départ de feu datait d’il y a quelques années, il y avait 2 personnes a temps plein pour la sécurité … la probabilité de l’accident est faible au regard des problèmes terroristes français actuels.

    De mon point de vue, c’est criminel. Je ne précise pqs, mon expérience, qui, majoritairement, gere les societes d’echaffo (CPF).

  2. Ben voyons! Encore un qui écarte rapidement la piste criminelle, exactement comme le procureur de Toulouse lequel avait déclaré quelques heures après l’explosion de l’usine AZF qu’à 99% il n’envisageait pas une piste criminelle.

  3. Enorme pensee pour le sapeur pompier grievement blesse dans l exercice de son devoir qui a permis de sauver Notre Dame ainsi qu aux deux policiers plus legerement blesses en mettant a l abri des oeuvres d art.
    Si j etais « gilet jaune » je m abstiendrai de manifester samedi du moins a paris

  4. cela me rappelle l’affaire AZF à Toulouse, le procureur local, avant méme qu’un enquéteur ou un expert pénétre sur le site, avait conclu à un « accident »… pourtant….

  5. On est en train de nous bassiner (pour ne pas utiliser une autre expression) sur les travaux gigantesques, sur la montage des échaffaudages, etc…etc… J’ai travaillé sur des chantiers importants et à moins que l’on me prouve contraire pour qu’il y ait risque d’incendie il faut qu’il y ait une flamme ou étincelle; or dans le cas présent rien de ce qu’indiquent les médias et autres « spécialistes » n’évoque une possibilité dans les travaux entrepris d’une étincelle. D’autant qu’il n’y avait aucun travail de soudure. Alors??? alors comment expliquer ce départ d’incendie? Alors comment expliquer deux départs selon des témoignages dignes de foi? Alors comment expliquer ou plutôt taire les dégradations survenues en d’autres édifices religieux depuis plusieurs jours presque journellement? Alors….alors comment analyser la joie non dissimulée des ressortissants de cette religion néandertalienne? alors? alors autant d’interrogations légitimes que tout le monde se pose et que nos médias et politiques font tout pour nous en éloigner. Alors? Alors mes chers compatriotes posez vous les questions de cette coïncidence? Personnellement et cela n’engage que moi: je ne crois nullement à l’incendie accidentel. Pourquoi? pour les raisons ci-dessus évoquées succinctement? pour la raison fort simple que dans le monde entier, depuis quelque temps, il y a dégradation de tous les édifices Chrétiens. Alors? veut-on encore une fois nous faire passer les vessies pour des lanternes?

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