invasion de l’Italie

Par , le 30 avril 2017

Le Colonel


Pendant ce temps une invasion a effectivement lieu, bien qu’il ne s’agisse pas d’une opération militaire puisqu’il n’en est nul besoin en l’absence de défense armée du côté envahi. Tout cela est la suite « logique » du rapport de l’ONU du 21 mars 2000 sur les migrations de remplacement, car il s’agit bien d’une politique conduite sciemment et volontairement par les gouvernements uniopéen et nationaux, comme on l’a abondamment exposé dans la Huitième Plaie (http://www.lulu.com/content/livre-à-couverture-souple/la-huitième-plaie/18190832).


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Sous la pression populaire, le gouvernement et la presse italiens feignent de s’interroger sur le caractère quasiment militaire du débarquement de 8500 clandestins africains en Italie pendant le week-end pascal.

8500 hommes (en trois jours), c’est un cinquième du total d’intrus entrés en Italie sur l’ensemble de l’année 2013. Et effectivement il s’agit d’un effectif militaire, en l’occurrence l’équivalent de deux brigades d’infanterie. Cet effectif est d’ailleurs composé presqu’en totalité de jeunes hommes relevant d’une tranche d’âge que l’on qualifie parfois aussi de militaire. Cependant on peut difficilement appeler cela une surprise, un an et demi après que le Conseil de Sécurité de l’ONU ait adopté la résolution 2240 du 9 octobre 2015, qui plus est en référence explicite au chapitre VII de la Charte des Nations Unies, donc en reconnaissant une situation « de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression » et en rappelant la nécessité de maintenir la paix et la sécurité internationale, avec usage de la force. La portée de cette résolution est présentée pages 141 à 147 de la Huitième Plaie. Cette résolution ne nomme aucun sujet de droit international comme coupable de cette agression mais elle désigne clairement les passeurs comme agents d’une puissance ennemie qui a rompu la paix et agressé l’Italie principalement, et Malte accessoirement, justifiant donc une riposte militaire contre ces agents sur le terrain, en l’occurrence en mer. Il va sans dire qu’en droit international coutumier, immémorial et très largement antérieur à la signature de la Charte des Nations Unies, toute agression autorise et même appelle une riposte, mais dans le contexte contemporain d’indécision et de sottise politiques l’autorisation du Conseil de Sécurité est une justification publique appréciée des gouvernements, notamment dans les jeunes républiques constitutionnelles légalistes comme l’Italie. Le 9 octobre 2015, le Conseil de Sécurité de l’ONU, à l’unanimité moins une abstention (un petit pays insignifiant d’Amérique), a formellement arrêté que l’Italie, Malte et l’Union Européenne étaient l’objet d’une agression (une guerre) et devaient y répondre par la force afin de restaurer la paix internationale. Il est remarquable que même des pays non concernés et très éloignés de cette région du monde, et même un pays auquel l’Italie et l’Union Européenne ont déclaré la guerre (plusieurs fois depuis 2014), ont reconnu cette agression et voté en faveur de cet encouragement à la contrer par la force militaire.
 
Le moins que l’on puisse dire, c’est que tant l’Italie que l’Union Européenne se sont abstenues d’apporter de la publicité à cette décision qu’elles avaient pourtant demandée afin de se justifier auprès de l’électorat italien. Un minimum de publicité à cette résolution, assortie de la publication de quelques images de vaisseaux de guerre appareillant des ports italiens, aurait pourtant certainement suffi à réduire, sinon tarir, tant l’effrontement des traficants expressément visés dans la résolution 2240 que l’esprit d’aventure des « êtres humains » (la résolution décrit les négriers comme des esclavagistes mais s’abstient de caractériser leurs victimes) qui quittent volontairement l’Afrique noire avant d’être réduits en marchandise, en Berbérie islamisée et arabisée. Elles se sont surtout abstenues d’utiliser la force dont elles avaient demandé l’autorisation d’emploi au Conseil de Sécurité. Cette passivité contraste singulièrement avec la détermination peu pacifiste de l’Italie et de l’OTAN en 2011 dans la même zone, face aux mêmes côtes et sous un prétexte encore plus faiblement humanitaire, où l’Italie a aidé la France non seulement à outrepasser la résolution 1973 du même Conseil de Sécurité, mais aussi à violer la Charte de l’ONU et détruire, sans l’occuper, l’Etat qui administrait alors la Cyrénaïque et la Tripolitaine…… Or les conséquences de la destruction d’un État sans occupation de son territoire, contraire d’ailleurs au droit international, sont bien connues des pays de l’OTAN, Italie comprise.
 
Il n’est d’ailleurs pas anodin de remarquer que la Libye, qui jusqu’en 2011 était le pays au niveau de vie le plus élevé d’Afrique et le seul pays du continent à avoir un Indice de Développement Humain « élevé » (l’IDH calculé par le Programme des Nations-Unies pour le Développement), avec la plus grande population immigrée (de l’ordre de cinq millions), était la destination des courants migratoires, alors légaux et sans pertes humaines, venant d’Afrique subsaharienne. Les pogroms massifs perpétrés à Benghazi dès le début de l’intervention islamo-atlantiste, par les Frères Musulmans égyptiens que la presse européenne (italienne comprise) présentait comme des libérateurs printanniers arabes, avaient pour but et ont eu comme résultat le départ précipité de ces cinq millions d’immigrés, entre le tiers et la moitié de la population de la Libye. Les massacres de Benghazi, en l’occurrence un génocide sur critère racial puisque quel que fût le nombre exact de victimes il visait exclusivement et systématiquement les Noirs, fut passé sous silence par la presse sélectivement humanitaire des pays ayant dicté la résolution 1973 de protection de la population comme cynique justification à leur agression de la Libye et à sa livraison à l’islamisme. Encore plus impressionnant, le contrôle des trois agences de presse de l’OTAN sur la presse mondiale, multipliant le succès de l’occultation de la déportation par la Croatie d’un dixième de sa population en 1995, a cette fois (en 2011) permis d’occulter totalement l’exode terrestre précipité et désordonné en quelques semaines de cinq millions de personnes, soit dix fois plus que les orthodoxes de Croatie et sur une distance vingt fois supérieure, donc une catastrophe humanitaire majeure dont les sables du désert ont certainement englouti bien plus d’échecs que les flots de la Méditerranée depuis lors.

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

One thought to “invasion de l’Italie”

  1. Mouvement de migration parfaitement bien orchestré par les mondialistes qui ont trouvé en Italie le talon d’Achille européen… Une Italie de longue date influencée (colonisée ?…) par les intérêts US, en échange de quoi, on se le demande bien… Avec l’élection « quasi » programmée de EM, il est clair que, dorénavant, si nous ne l’avions pas encore compris, le mouvement de migration va s’amplifier pour répondre encore plus aux intérêts US et finir de modeler l’Europe sans possibilité de retour en arrière. Le mouvement « En marche » de EM est bien dans cette dynamique et il n’est finalement qu’une énième couleur de plus à l’arc en ciel des révolutions provoquées par les USA pour conserver un leadership dans certains pays (de plus en plus nombreux, en fait !), quand l’équilibre institutionnel de ceux-ci n’est pas radicalement bouleversé. C’est en tous cas le constat que l’on en fait en portant un simple regard sur la façon dont le candidat EM a été marketé, toiletté, adoubé, etc… Pendant que l’on scande « Révolution – En marche » (à défaut d’agiter une couleur, mais ce ne serait pas cool pour notre pauvre pavillon national) et que l’on fait prendre les vessies des électeurs pour des lanternes, les ONG payées par Soros & Co s’activent le long des côtes libyennes à aider les migrations internationales. C’est beau la mondialisation…
    Ce type de manipulation prend tellement bien que Matteo Renzi revient avec In Cammino (« En marche » en italien). On ne change pas la méthode, ni les slogans, ni les équipes qui gagnent,… Belles gueules et jeunesse en prime, pour transformer l’EUROPE dans le sens des intérêts de l’ultralibéralisme marchand à la solde des USA…
    Il y va de notre survie, paraît-il… Ha bon ?!? Vive les révolutions de couleur !!!

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