Irak : quelles sont les forces en présence pour la bataille de Mossoul ?

Le Monde.fr avec AFP |


 

La ville irakienne est convoitée par des acteurs qui ont le même ennemi, l’Etat islamique, mais dont les intérêts sont difficilement conciliables.


Le lancement de l’offensive a été plusieurs fois annoncé puis retardé depuis que le premier ministre Haider Al-Abadi avait appelé, en mars 2016, ses troupes à libérer la province de Ninive, dont Mossoul est la capitale. En raison de dissensions entre les différentes forces en présence mais aussi de querelles politiques à Bagdad au sein du gouvernement et du Parlement.

Avec l’appui essentiellement aérien des forces de la vaste coalition internationale contre l’organisation Etat islamique (EI), emmenée par les Etats-Unis, mais aussi de l’Iran par la présence de forces paramilitaires soutenues sur le terrain par l’Iran, les forces loyalistes ont progressé pas à pas depuis mars pour se rapprocher de Mossoul par le Sud, tandis que les peshmergas, les forces de sécurité de la région autonome du Kurdistan irakien, progressaient au nord de la ville.

Face aux djihadistes de l’EI, une grande diversité de combattants irakiens et internationaux est engagée dans l’offensive lancée le dimanche 16 octobre au soir pour la reprise de Mossoul.

Tout autour de la ville gravitent milices, tribus, unités militaires aux affiliations contradictoires, puissances étrangères voisines et lointaines. Au cœur des fractures irakiennes et régionales, la ville est convoitée par des acteurs qui ont le même ennemi, l’EI, mais dont les intérêts sont difficilement conciliables. La libération de Mossoul pourrait ouvrir de nombreux foyers de tension et de conflit ultérieurs entre les forces en présence. Cependant, tous ne joueront pas un rôle direct dans les combats pour la reconquête de la deuxième ville d’Irak.


Lire la suite sur http://www.lemonde.fr


Illustration : Brigade de l’armée irakienne qui se déplacent en convoi dans le but de se déployer dans le sud de Mossul. Ils viennent du sud de l’Irak majoritairement chiites. Photo prise à Makhmour. Laurence Geai pour « Le Monde »

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.