IVG : un moyen de contraception comme un autre ?

Par Romain Cro, le 30 septembre 2015

L’Amateur Politique

 

L’interruption volontaire de grossesse (IVG)* ou encore avortement un sujet générateur de puissantes controverses, divisions et débats d’idées , et je le sais pour avoir eu l’outrecuidance de donner succinctement mon avis personnel sur ce sujet et m’être attiré une volée de bois vert, la question, et surtout la réponse, n’en sont pas moins un monopole quasi-exclusivement féminin. Ce qui m’interpelle. Car sauf erreur de ma part, un enfant se conçoit encore à deux : un homme et une femme. Même sans pénétration si je puis dire. 

Je voudrais donc saisir l’occasion qui m’est donnée par cette réflexion de Romain Cro, pour revenir le plus brièvement possible sur les nouvelles mesures adoptées récemment, dont l’une prévoit notamment de supprimer le délai de réflexion des candidates à l’avortement. 

Je reste quand même profondément dubitatif lorsqu’on propose de supprimer ce délai de réflexion pour un tel acte alors que par ailleurs, on rallonge les délais de réflexion (et de rétractation) dans le cadre d’opérations commerciales. 

Je vois en l’avortement « à la volée » ou « de complaisance » un meurtre sur ordonnance.

C’est tout pour moi sur ce sujet. Je ne me risquerai pas aller au-delà et je laisse à Romain le soin d’assumer lui aussi sa volée de bois vert. //RO

 

 

« Je précise que cet article n’est que le point de vue d’un amateur qui estime avoir le droit d’exprimer sa propre vision de l’actualité, comme il la perçoit. » Romain

Écrire un article sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) n’est pas chose aisée, je vais tout de même m’y risquer, quitte à m’attirer les foudres de ses plus ardents défenseurs.

La loi Veil de 1975 avait pour but de mettre un terme aux avortements barbares pratiqués par certaines femmes, à une époque ou les principaux moyens de contraception connus n’étaient pas rentrés dans les mœurs.

De nos jours, de la pilule (certes parfois décriée) aux préservatifs, nous avons un choix suffisant pour éviter une grossesse non voulue. Partant de ce principe, l’ IVG ne devrait pas connaître la promotion scandaleuse voulue par l’actuelle ministre de la santé, mais bien au contraire, elle devrait être plus encadrée et surveillée.

Qu’elle soit pratiquée par des adolescentes ou par des femmes adultes, l’IVG reste une pratique aux séquelles psychologiques importantes, il n’est pas si simple pour une femme de mettre un terme à une vie en cours de création, et ce malgré ce que certains zélateurs de cette pratique tendent à vouloir faire croire.

C’est pourquoi à notre époque, où la promotion d’une vie sexuelle totalement libérée fait rage, mieux vaut avant tout responsabiliser les jeunes gens, garçons comme filles, en leur rappelant que dame nature, contrairement à l’Homme, à des règles bien établies, et que l’on ne peut pas tricher avec ces dernières, sans en payer un certain prix, qu’il soit physique ou psychologique.

Le « c’est mon droit, c’est mon choix » de la campagne en faveur de l’IVG, (précisons, des termes bien particuliers), promu par l’actuelle ministre de la santé, tend à faire passer l’IVG pour un simple acte médical voué à « rendre aux femmes leur liberté sexuelle ».

Couchez, couchez il n’en restera rien !!

Là ou certains préfèrent l’éducation et la responsabilisation de la jeunesse, d’autres militent pour une liberté absolue sans tenir compte des règles établies fut un temps par la société, pour justement éviter d’être confronté aux problèmes que certaines femmes connaissent aujourd’hui.

Rappelons que dans un souci de liberté, nous avons fait tomber les règles principales qui protégeaient le socle familial, certes l’interdiction des relations avant mariage n’aidait pas à atteindre le summum de la jouissance sexuelle, mais il se plaçait en premier dans les principes voués à maintenir la cohésion au sein de la nation. (c’est pas simple à comprendre, trop long à expliquer, mais c’est une réalité).

Pour en revenir à l’IVG, n’oublions pas qu’à l’époque de sa légalisation en France, Madame Veil, alors ministre de la santé, avait précisé un point que l’on semble oublier aujourd’hui.

« L’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. »

Sous-entendu, dans des cas bien précis, tels un risque vital pour la mère, un risque de séquelles graves pour l’enfant, les cas de viols etc … Mais jamais, l’IVG n’aurait du devenir un moyen d’éviter une grossesse après un rapport pratiqué à la volée, sans aucune précaution de la part de deux amants pris d’une envie bestiale soudaine.

Pour ce qui est des cas d’inquiètude dans le couple, qui découvre que madame attend un heureux événement non souhaité, par peur de ne pouvoir assurer l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille, là l’État doit prendre les mesures pour pouvoir rassurer et soutenir le couple pour ce qui est de son avenir.

La légalisation de l’avortement fut bénéfique à bien des égards, mais celui-ci ne doit pas devenir une banalité, il faut avant tout privilégier la prévention, l’éducation et la responsabilisation.

Pour finir, le nombre d’IVG en France varie selon les sources, cela va de 220 000 à 260 000 par an. Lorsque j’en entends certains parler à la télévision du nombre de morts en Syrie, qui s’élève en quatre années à 250 000, les voir s’en bouleverser et faire l’apologie du respect de la vie humaine, et dans un même temps, entendre les mêmes défendre le « droit » à l’avortement, je me demande s’ils sont bien conscients de ce que l’on détruit avec une IVG …

 

Source : https://amateurpolitique.wordpress.com

Illustration Le Colonel 2.0 : Le 17 janvier 2015 a marqué les 40 ans de l’adoption de la loi relative à …
barbararomagnan.eu

  • L’interruption volontaire de grossesse (IVG) désigne dans plusieurs pays comme la France, la Suisse, le Canada, ou l’Italie, un avortement provoqué, décidé pour des raisons non médicales dans un cadre légal. Source

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :