Je suis un écolo-sceptique qui s’assume…

Par le Capitaine (ER) J.M. – Ancien Officier à Titre Etranger – Le 11 mai 2019

© Pierre Duriot

Pour être pour une fois en phase avec notre Président et comme il faut bien avoir quelque chose à dire dans une campagne électorale, même si c’est avec un peu de retard, autant prendre un vrai sujet. L’écologie par exemple ! Nul n’osera dire que ce n’est pas un vrai sujet, à moins d’être complétement con ou d’être frappé de scepticisme. Mais pour faire preuve d’ouverture d’esprit, qualité chère à tous les vrais écolos, je précise de suite qu’il est possible, d’être atteint de ces deux pathologies en même temps…

Je me suis donc posé cette question essentielle : « Suis-je complétement con ou suis-je simplement sceptique ? ». Si vous en faites l’expérience, vous pourrez le constater par vous-mêmes, comme je l’ai fait en toute honnêteté pour ce qui me concerne et vous devriez tout naturellement répondre « non » à la première question. Si vous répondez toutefois « oui », ce qui est votre droit le plus strict, je vous recommande alors de ne pas aller plus loin dans la lecture de cet article… Pour ce qui est de la seconde question, là j’avoue avoir eu plus de mal à y répondre.

La définition du scepticisme est la suivante (1): « Le scepticisme, aussi appelé pyrrhonisme est une philosophie et une méthode grecque antique qui compare et oppose toutes choses afin d’atteindre la tranquillité de l’âme. Par exemple le sceptique pyrrhonien dit que rien n’est vrai ni faux, ni vrai et faux à la fois, et pas même cette dernière phrase car elle s’oppose à elle-même ». Donc, à partir de là, je suis forcément sceptique. Comme je ne comprends pas toute la complexité de cette pensée, je doute ! Et comme je doute, je « pyrrhonise », C.Q.F.D…

En tout cas, ce qui est sûr, c’est que je ne suis pas un de ces vilains climato-sceptiques. C’est-à-dire une personne qui ne croit pas vraiment au réchauffement climatique ou à l’incidence de l’activité humaine sur celui-ci. Car, il n’y a qu’à regarder les images de la fonte des glaciers en France et des glaces des pôles Nord et Sud, pour constater les effets du réchauffement climatique (2). Par contre, comme je viens de le prouver, je suis sans erreur possible : Un sceptique pyrrhonien. Qui peut alors, en toute légitimité, s’interroger fortement de l’incidence de l’activité humaine sur ce fameux réchauffement climatique. Permettez-moi donc, de vous expliquer mon propos…

C’est vers 1866, qu’est apparu le mot « écologie ». Ce n’est qu’à partir de 1960, que l’écologie désigne cette préoccupation pour l’environnement, et que les premiers travaux scientifiques sont réalisés sur ce sujet. Puis ce n’est que dans les années 1970, que les mouvements d’écologie politique se structurent (3). Ils ont depuis permis à tout un troupeau d’incapables, mâles et femelles, d’en vivre très grassement au frais de la princesse, avec la réussite que l’on sait…

Cela fait donc presque soixante ans, au minimum, que l’activité humaine détruirait notre belle planète et serait la cause du réchauffement climatique ou, pour les puristes, du changement climatique. Eh bien moi ! Je dis : Non ! Ce n’est pas vrai ! Quitte à passer pour « un négationniste climatique et un misogyne rétrograde de surcroit » (4).  Je me pose en faux, sur cette vérité établie et dont les écologistes sincères ou de circonstances, les intégristes de l’antispécisme, les Ayatollahs du veganisme, les politiques de tous bords et les médias, nous assomment à chaque nouvelle campagne électorale avec force.

Ressassant en boucle la même ritournelle, mais en renouvelant toute fois les paroles, en inventant de nouvelles solutions, en signant de nouveaux traités et en imposant de nouvelles taxes, avec la promesse cette fois, promis, juré, craché, que tout ira mieux, puisqu’on a trouvé LA solution. Celle attendue dans le monde entier, avec en bonus : « la French Touch », qui nous permettra d’élever encore un peu, l’arrogance française à l’internationale… 

Pour constater, une nouvelle fois, quelques temps après, que cela n’a aucune incidence sur notre environnement (sauf peut-être au niveau du porte-monnaie), car in fine, rien n’est réellement fait ou si peu, que cela n’a strictement aucun effet au niveau planétaire.

Ce n’est donc pas l’activité, mais au contraire, l’inactivité humaine et en particulier des pouvoirs en place, qu’ils soient locaux, régionaux, nationaux ou européens, voir internationaux, qui fait que nous courons à notre perte. Même notre héros national pour la sauvegarde de la planète, n’a finalement rien fait (ou pu faire) et à jeter l’éponge par K-O technique. Car ce sera toujours l’économie mondiale et le monde de la finance qui auront la priorité, reléguant ce sujet à la bienveillance des procrastinateurs de tous poils. Il n’y a qu’à voir les progrès réalisés, ces trente dernières années en France, en Europe et dans le monde. Il n’y a qu’à voir le bilan de Jupiter dans ce domaine depuis son élection (5). Il n’y a qu’à voir notre voisin allemand avec ses centrales au charbon. Il n’y a qu’à voir la mentalité américaine, chinoise ou indienne lors des rencontres internationales sur l’environnement.

Mais nos gouvernants ne sont pas les seuls responsables de cette inertie, qui touche à l’immobilisme, et dont on se demande si ce n’est pas un suicide collectif qui se prépare avec l’assentiment de tous et toutes, car qui ne dit mot consent. JE suis responsable, VOUS êtes responsables, nous sommes tous responsables de cette défaite annoncée. Et ce n’est pas les jeunes qui vont nous sauver contre nous mêmes, puisque seulement 1 jeune sur 4, a paraît-il l’intention de voter aux européennes… Preuve qu’ils n’ont pas beaucoup d’espoir sur ce qui peut être fait au niveau européen, où plus prosaïquement, il est possible aussi qu’ils s’en foutent complètement finalement. 

A moins qu’ils ne souffrent de ces mêmes pathologies dont je vous parlais plus avant. Mais dans ce cas, la question mérite à nouveau d’être posée. Sont-ils complétement cons ou sont-ils seulement, comme moi, des sceptiques pyrrhoniens ? Nous aurons les réponses à ces questions essentielles de toute façon, lors de la proclamation des résultats des prochaines élections.

Pour ce qui me concerne, je reste un eurosceptique, avec une forte tendance au climato-scepticisme et j’attends maintenant que l’on me prouve que j’ai tort avant de suivre une thérapie de groupe, chez « les eurosceptiques anonymes » de mon quartier. Je suis donc un écolo-sceptique qui s’assume…

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Scepticisme_(philosophie)
  • http://www.climatechallenge.be/fr/des-infos-en-mots-et-en-images/quelles-en-sont-les-consequences/fonte-des-glaciers-et-des-calottes-polaires/fonte-des-glaces-aux-poles.aspx
  • https://www.franceculture.fr/histoire/du-scientifique-au-citoyen-la-fabrique-du-mot-ecologiste
  • https://www.valeursactuelles.com/culture/hysterique-pascal-praud-demolit-lecologiste-claire-nouvian-106722
  • https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/01/10/ecologie-quel-bilan-pour-emmanuel-macron_5407342_4355770.html

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

3 thoughts to “Je suis un écolo-sceptique qui s’assume…”

  1. Bonjour
    puisque des images sont plus parlantes

    parts des Dioxyde de Carbone, Protoxyde d’azote et Méthane depuis l’an 0
    http://environnement.ted.fr/sites/environnement.ted.fr/files/augmentation-GES.jpg

    évolution de la temp. planétaire : 1880-2012
    https://www.les-crises.fr/images/1300-climat/1340-rechauffement-global/planete-temperature-moyenne-2.jpg

    évolution de la temp. hémisphère nord depuis 2000 ans
    https://www.les-crises.fr/images/1300-climat/1345-analyse-rechauffement/hemisphère-nord-temperature-an-0.jpg

    évolution de la temp. hémisphère nord depuis 800.000 ans où là le doute pourrait subvenir.. histoire de pas être taxé de ne voir que ce que je veux voir.
    https://www.les-crises.fr/images/1300-climat/1345-analyse-rechauffement/hemisphère-nord-temperature-800000.jpg

  2. le co2 EST vital pour la planète !!!
    sans le co2 il n’y a pas de plantes … pas de plantes = pas de vie sur terre
    c’est aussi simple que cela
    la proportion du co2 dans l’air que nous respirons est de 0.035 % !
    sans lui on serait tous morts
    voilà il n’y a rien à rajouter

  3. Cela me rappelle ce que disait le ministre Claude Allègre :
    – L’histoire de la souris et de l’éléphant.
    La souris, voulant monter sur le pied de l’éléphant, tape du pied et s’arrête pour souffler un peu;
    Elle demande à l’éléphant : j’espère que la poussière que je soulève ne vous dérange pas ?…

    A méditer.

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