La bataille d’Hajin : victoire tactique, défaite stratégique ? Un article remarquable du colonel Légrier.

Le 15 février – La Voie de l’Épée

« On me dit que l’article du colonel Légrier n’est plus disponible à la vente depuis hier sur le site de la RDN et je ne le vois plus dans le sommaire de la revue en ligne. Je n’ose imaginer une seule seconde qu’une expression intelligente et soucieuse de l’efficacité des armes de la France puisse faire l’objet d’une quelconque censure, du cabinet ministériel par exemple. Je n’ose imaginer que l’on revienne à ces sottes pratiques qui dans le passé ont toujours constitué le prélude à de grandes déconvenues. Je conseille donc encore plus la lecture de cet exemplaire de la RDN en version papier, en souhaitant y voir encore plus souvent des articles qui font avancer les choses. À défaut, je dispose de cet article (goyamichel@gmail.com). Plus on s’opposera à sa diffusion et plus j’en ferai la publicité. » //MG

Colonel François-Régis Légrier, La bataille d’Hajin : victoire tactique, défaite stratégique? Revue Défense Nationale n° 817 – Février 2019

Le colonel Légrier est aussi l’auteur de Si tu veux la paix, prépare la guerre. Essai sur la guerre juste, aux éditions Via Romana (2018).

© Pierre Duriot

Je remercie le cabinet de madame la ministre des Armées d’avoir attiré mon attention sur cet excellent article en voulant s’en prendre à son auteur.

Dans le dernier numéro de la Revue Défense Nationale, le colonel François-Régis Légrier signe un excellent article dans la rubrique Opinions (rappelez-vous, cet espace nécessaire où on peut s’exprimer librement sans engager aucune institution !). Cet article est intitulé : La bataille d’Hajin : victoire tactique, défaite stratégique? Il s’agit peut-être, assez loin des éléments de langage habituels, de l’exposé le plus clair fait de la manière dont nous faisons la guerre sur ce théâtre d’opérations, avec ses points forts mais aussi ses grandes limites.
À la frontière entre l’Irak et la Syrie Hajin était la dernière localité tenue par l’État islamique. Sa prise constitue donc de fait la fin de l’ennemi en tant que territoire, mais certainement pas en tant qu’organisation. Le colonel Légrier, qui commandait le groupement d’artillerie français sur place, a été aux premières loges de cette victoire. Son analyse et son témoignage n’en ont que plus de valeur.

L’auteur part d’une interrogation simple : comment un point tenu par 2 000 combattants équipés légèrement armés a-t-il pu tenir pendant cinq mois face à une telle coalition de forces ? Rappelons juste que si on fait le total des ressources des nations engagées dans la lutte contre l’État islamique, en termes de centaines de milliards d’euros de budget, de dizaines de milliers d’avions de combat, d’hélicoptères, de canons, de chars, de millions de soldats, on obtient la plus grande puissance militaire de toute l’histoire de l’humanité. Comment donc cette puissance colossale ne parvient-elle pas à écraser en quelques jours, sinon en quelques heures, 2 000 hommes équipés de Kalashnikovs ? La réponse est évidente : parce que cette coalition refuse de faire prendre des risques à ses propres soldats.

https://lavoiedelepee.blogspot.com/2019/02/la-bataille-dhajin-victoire-tactique.html

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

2 thoughts to “La bataille d’Hajin : victoire tactique, défaite stratégique ? Un article remarquable du colonel Légrier.”

  1. Bonjour Monsieur

    Je serais intéressé d’obtenir une copie de l’article du Colonel François-Régis Légrier, La bataille d’Hajin : victoire tactique, défaite stratégique? Revue Défense Nationale n° 817 – Février 2019.

    Je vous en remercie
    Bien cordialement

    Lionel Tourtier
    Membre de la Convention de la Fondation Charles de Gaulle

    lionel.tourtier@wanadoo.fr

Les commentaires sont clos.